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Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Ven 18 Jan 2013 21:26



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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Lun 21 Jan 2013 22:33

Je mets rarement des covers ici, mais celle-ci, qu'on accroche ou non à son cachet un peu plus lisse - piano oblige - mérite l'écoute, parce que :

- il s'agit d'un des morceaux d'Elliott les plus prometteurs. Ceux dont on regrette qu'il n'ait pas eu le temps - ou l'envie ? - d'aller le bosser sérieusement en studio.
- La transposition guitare/piano est joliment exécutée.



Pour info', voilà sur quoi s'est appuyé le gars :


(Vautrage d'accord magnifiquement géré à 0'58).


Le début de version studio, si vous voulez jouer au karaoké :

Sonny boy wore a silver chain,
And he saw the tracks to the train.
But I held a hat in my hand that fit my past to a 'T',
Broken easily.

Took the street from the curb below,
Where it's too disturbing to go.
Holding a needle in my hand above the symphony,
Broken easily.

While the trumpets blare,
Dissipate to air,
And I got praying hands hanging from a silver chain.
With a talent for catastrophe that I can't explain,
And when I count the steps to safety that I know won't protect me,
From pain, it just doesn't work today.
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Jeu 25 Sep 2014 20:06

Aussi incroyable que ça puisse paraître, je découvre encore des versions alternatives de certaines chansons qui ont de la gueule. Limite je préfère presque celle-là sur certains aspects.
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Lun 16 Mar 2015 13:11

Heaven Adores You

De Nickolas Dylan Rossi (USA, 2014, 104 minutes)



Autant je me suis sérieusement démotivé à l'idée de dégoter Searching for Elliott Smith, auquel on reproche des partis pris un peu glauques qui s’appesantissent de trop sur les circonstances de sa mort, autant je comptais bien ne pas rater ce projet crowdfundé, annoncé comme autrement plus intéressant puisque "bienveillant et intimiste sans céder à l'hagiographie". C'est du moins en ces termes que j'en entends parler depuis près d'un an maintenant.
J'ai pu me faire mon idée pour ce qui semblait être la toute première projection française, ce 15 mars à Paris, dans une salle archi pleine, ce qui fait toujours plaisir.
J’ai donc été conquis, même si le documentaire n'échappe pas à un classicisme absolu, tant sur la forme que dans le fond. Mais je dois admettre que filmer Portland et ses paysages industriels désolés, sur fond de musique mélancolico-ambiantes, ça marche sans doute trop facilement sur ma (faible) personne. Car j'aime ce que dégage cette Amérique ouvrière, je la trouve même "visuellement" fascinante, et en cela le docu' ne se prive pas de prendre le contrepied du Portland carte-postale. Une orientation esthétique certes toute tracée, la musique d’Elliott Smith ne se prêtant guère aux paillettes, mais cela donne un cadre à la fois pertinent et engageant à l’ensemble.
Pour le reste, on retrouve énormément de témoignages de ses proches, et même si c'est sympa' d'entendre sa frangine, son ingé' son, son ex-petite amie, les gars avec qui il a joué au sein des groupes qu’il formait et reformait inlassablement avant Heatmiser, ou encore le réalisateur de ses clips, autant le dire tout de suite : très peu de séquences incluant Elliott lui-même semblent particulièrement rares ou précieuses et j'en avais même déjà vues beaucoup. Idem pour la musique : hormis une hilarante démo tirée de ses tout premiers essais de compositeur - "I looove my rooom" - et une version alternative semble-t-il très sympa’ de "Coast to Coast", je n'y ai en tout cas rien décelé de très neuf. Ce n'est de toute façon que très accessoire dans le docu', qui choisit de ne pas se perdre dans des extraits de concerts.
Mais il faut saluer la belle sincérité qui se dégage de ce documentaire malgré tout joliment touchant et qui, s’il ne surprend en réalité jamais, dit l’essentiel : car rarement un artiste aura incarné de façon aussi puissante l’éternelle contradiction entre l’évidence d’un talent brillant de mille feux, et cette incapacité profonde à l’assumer au sens "industriel" du terme. Au-delà des clichés, le film illustre en effet bien ce en quoi il n’était que si peu capable de composer avec ce qu’on attend d’un artiste à succès. Il répond par exemple tellement spontanément et sincèrement aux questions qu’on lui pose dans le cadre d’une interview radio, qu’il lui faut "se rappeler" qu’il s’exprime publiquement avant de faire sentir que certains le sujets le gênent. Car il n’a pas d’autres réponses à donner que celles d’un mec lambda qui quitte une ville parce qu’il vient de rompre, comme s’il avait du mal à adopter différents niveaux de communication, selon qu’il répond à un proche ou aux médias. Du coup, entre regards embarrassés et silences gênés, Elliott Smith donne sans cesse l’impression d’être à la fois un artiste hors du commun et un homme finalement très ordinaire, parachuté de force dans un environnement où il se trouve mal à l’aise. Le film évite cependant le piège visant à dépeindre un petit être sensible et en souffrance, ce qui est trop souvent la caricature du personnage. Il y a notamment ce passage plutôt drôle où Elliott évoque sa nomination aux Grammy Awards : "Céline Dion n’arrêtait pas de me demander si j’étais nerveux. J’ai fini par lui dire que oui, pour lui faire plaisir". On y décrit plutôt un boulimique d’écriture, hyper prolifique, qui n’accepte la promo’ que comme condition nécessaire pour avoir le droit de composer et d’enregistrer. Un songwriter – et je ne me lasserai jamais de le dire – qui aura excellé dans sa capacité à magnifier les émotions, y compris les plus positives.
Sa mort tragique et mystérieuse l’a quelque peu enfermé dans cette image de gars dépressif et rongé par les drogues, et on sent bien les efforts déployés par Nickolas Dylan Rossi pour ne pas s’y avachir tout droit. Le documentaire insiste sur le fait qu’il y a avait chez lui quelque chose de lumineux et qu’il aimait d’ailleurs le revendiquer. C’est même sur le titre "Happiness" que se conclut le documentaire, comme pour dire de façon peut-être un peu trop appuyée que son héritage musical est un enchantement bien moins triste qu’on le laisse parfois entendre.
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