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Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

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1994 - Roman Candle
1
20%
1995 - Elliott Smith
0
Aucun vote
1997 - Either/Or
0
Aucun vote
1998 - XO
2
40%
2000 - Figure 8
0
Aucun vote
2004 - From A Basement On The Hill
2
40%
2007 - New Moon
0
Aucun vote
 
Nombre total de votes : 5

Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Sam 4 Déc 2010 11:57

Elliott Smith (1969 - 2003)

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I) Avant-propos

Enfin, après avoir pris beaucoup de temps - et d'élan - je me lance.

Ce topic revêt une importance réelle pour moi, parce que je m'apprête à parler d'un artiste qui m'a marqué comme rarement. Pour tout dire, quand on en est à s'envoyer spontanément la discographie complète d'un mec, en veillant à respecter la chronologie de sortie de ses disques pour se plonger d'autant mieux dans son œuvre, c'est que l'addiction est clairement là, plus que jamais. La longueur effrayante de ce post vous en aura de toute façon convaincu sans mal.

On oublie parfois à quel point on peut encore vivre des chocs musicaux réjouissants, ressuscitant une passion qui ne vous a jamais quittée, mais qui sommeillait en vous en l'attente d'une claque salvatrice.
Elliott Smith est devenu mon obsession musicale numéro 2. Je ne vous ferai pas l'affront de vous citer la première.
Mais pour en terminer avec cette intro vaguement nombriliste, Je ne peux pas m'empêcher de penser - avec un fond de culpabilité - que j'ai finalement raté de peu la possibilité de voir un de mes héros sur scène. Je fais partie de ceux qui ont découvert le bonhomme peu après sa mort, certainement parce qu'il a malheureusement fallu ce drame encore drapé d'incertitudes glauques, pour que les médias passent la surmultipliée et chantent ses louanges plus qu'à l'accoutumée. Des participations sur des BO de films lui avaient pourtant ouvert les voies d'un succès mainstream qu'il a d'ailleurs tenté de repousser comme il a pu, mais je ne peux décemment pas me définir comme faisant partie de ceux qui avaient percé à jour l'immensité de son talent avant que l'on inonde son nom d'hommages posthumes.
Il me reste donc ce sentiment un poil pesant d'avoir raté le bon wagon, alors même que je l'avais sous le nez, et d'arriver comme tant d'autres après la bataille.

Quoi qu'il en soit, il ne peut pas être trop tard pour s'y mettre, puisque de toute façon ça ne fait plus aucun doute : sa musique traversera les années pour devenir une référence intemporelle.

Mais venons-en au fait.

II) Elliott Smith, qui es-tu ?

Steven Paul Smith de son nom de naissance, voit le jour le 6 août 1969 à Omaha, dans le Nebraska. De ce que j'en sais, son enfance n'est pas tout à fait la caricature infernale qu'ont connue nombre de rock stars torturées ayant sombré peu à peu dans la drogue. Pourtant, l'épilogue sera bel et bien tout aussi tragique.
Il n'en reste pas moins qu'il n'a même pas deux ans lorsque ses parents divorcent, et qu'il part vivre avec sa mère à Dallas. Malgré les maltraitances d'un beau-père manifestement violent, Il vivra d'autant plus mal la séparation avec cette dernière que c'est elle seule qui l'a élevé, ou presque, jusqu'à son 14ème anniversaire. Lorsqu'en effet à l'entrée de l'adolescence, il est prié d'aller s'installer chez son père à Portland, l'enfant manifeste un mal-être qu'il décrira largement au sein de ses premières compositions.
Ses années lycées sont déjà très productives, puisqu'alors qu'il s'est vu offrir sa première guitare à l'âge de 12 ans, une partie de ce qu'il écrira 4 ans plus tard intègrera brillamment son premier effort solo. Le LP en question - chroniqué plus bas, et sorti en 1994 - affiche à ce titre une maturité dans la composition d'autant plus impressionnante que c'est bien à un gosse de 16 ans que l'on doit des perles telle que "Condor Ave".
Il découvrira les drogues à la même époque, en piquant des produits chez son psychiatre de papa, lesquelles lui pourriront l'existence jusqu'au bout.
A l'aube de la carrière solo que l'on sait, celui que tout le monde nomme désormais Elliott selon ses propres souhaits, fait ses premières armes au sein du groupe Heatmiser. Relativement éloigné des aspirations acoustiques qu'il manifestera par la suite, le quatuor arbore un son quelque part entre le Grunge et le Pop-Rock.
A mon humble avis, le groupe valait déjà relativement le détour, principalement grâce au songwriting béton d'Elliott ainsi que sa voix si spéciale.

Heatmiser : "Blackout"

Mais si les encouragement sont sensibles à l'égard d'Heatmiser, Elliott se sent à l'étroit dans une formation où il estime que son écriture ne trouve pas un cadre d'expression approprié. Il dira lui-même ne pas reconnaître ses chansons une fois celles-ci jouées par le groupe.
Sans surprise, il quitte donc ses comparses et amis sans heurt ni fracas, dans un climat sain d'amitié conservée. L'aventure Heatmiser aura toutefois duré quelques années, jusqu'à la parution en 1993 de l'album "Dead Air" via une signature chez Virgin Records, avant de donner l'impression de se poursuivre sous perfusions jusque 1996, et ce souvent sans lui.

III) Sur la route du succès.

Fort d'une volonté de s'exprimer autrement, Elliott Smith va donc laisser libre cours à ses aspirations les plus profondes le temps d'un LP en forme d'essai. Il en résulte "Roman Candle", considéré comme le point de départ de sa carrière solo :

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Roman Candle, 1994.

1. "Roman Candle" - 3:37
2. "Condor Ave" - 3:34
3. "No Name #1" - 3:03
4. "No Name #2" - 3:34
5. "No Name #3" - 3:13
6. "Drive All Over Town" - 2:36
7. "No Name #4" - 2:30
8. "Last Call" - 4:38
9. "Kiwi Maddog 20/20" - 3:40


Même si pour être tout à fait exact, cet effort solo est né d'une tentative d'exorcisme isolée, qui ne condamne pas encore forcément Heatmiser à la dissolution, la machine est d'ores et déjà clairement lancée. En 9 titres, Elliott Smith laisse ici apparaître trop de promesses pour que de suite glorieuse il n'y ait pas.
Avec peu de temps, et encore moins de moyens, il enregistre des titres dépouillés, passés au révélateur d'une production sèche, laquelle donne véritablement l'impression d'écouter un live studio. Au delà des très relatives imperfections formelles, on est frappé par la finesse d'un jeu de guitare à la fois magique d'invention et d'accroche mélodique pure. Comme si personne n'avait encore jamais joué comme lui jusqu'à ce jour, ce qui n'est certainement pas loin de la vérité.
Et que dire de sa voix ? Dès le titre éponyme, ses chuchotements transpirants d'angoisse illustrent à eux seuls tout ce que Heatmiser ne lui permettait visiblement pas encore d'évacuer.
Dire que cet album est une plongée vertigineuse et intime dans les pensées tourmentées d'un artiste déjà mal dans sa peau reste un euphémisme. Entre cauchemars décrits au détour de notes sensibles et délicates, déceptions personnelles et haine de soi, Elliott Smith n'écrit pas juste pour passer le temps. Difficile à vrai dire de trouver plus flagrante illustration au phénomène selon lequel on fait de la musique pour se décharger de ses obsessions les plus profondes. Le cliché de l'artiste maudit ? Pas loin, oui.
Un tableau aussi noir pourrait faire craindre l'excès dépressif, mais ce serait oublier qu'en grand passionné de musique pop qu'il fut, Elliott a été fortement marqué par les Beatles, qu'il cite à tout crin comme une de ses références les plus influentes. Alors si "Roman Candle", plus que n'importe laquelle de ses autres livraisons - hormis peut-être la suivante - laisse échapper une noirceur qui n'échappera à personne, une lumière jaillit du néant et impose d'ores et déjà Elliott Smith comme un songwriter surdoué.
Je doute qu'il faille commencer par celui-là, mais il serait très regrettable de le rater. Des joyaux noirs et rêches restent des joyaux, peut-être encore d'autant plus étincelants qu'ils laissent justement apparaître quelques faiblesses.

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Elliott Smith, 1995.

1. "Needle in the Hay" - 4:16
2. "Christian Brothers" - 4:30
3. "Clementine" - 2:46
4. "Southern Belle" - 3:06
5. "Single File" - 2:26
6. "Coming up Roses" - 3:10
7. "Satellite" - 2:25
8. "Alphabet Town" - 4:11
9. "St Ides Heaven" - 3:00
10. "Good to Go" - 2:24
11. "The White Lady Loves You More" - 2:24
12. "The Biggest Lie" - 2:39

Un vrai label cette fois - à savoir Kill Rock Stars - mais des moyens somme toute encore modestes - malgré une orchestration un brin plus riche - pour un album proche de son aîné dans la production et les ambiances. Il s'agit toutefois d'offrir au disque une distribution décente pour ce qui constitue le premier vrai succès honorable de l'artiste en solo. Une réussite qui le conduira à quitter définitivement Heatmiser l'année suivante, chose que personne n'osera lui reprocher.
Fidèle à sa ligne de conduite intimiste et épurée, Elliott Smith signe 12 titres passionnants, souvent teintés d'une noirceur mélancolique frappante mais jamais repoussante. Ce souci constant d'ériger des mélodies obsédantes préserve les compositions tourmentées du bonhomme du délit de racolage dépressif. D'autant que si cet album éponyme débute certes par deux des chansons les plus noires de l'artiste, la suite prouve une fois de plus qu'il possède beaucoup de cordes à son arc et qu'il présente décidément des dons de mélodiste hors-pair.
Difficile de trouver un équivalent à ce songwriting sinueux, hanté, lumineux à ses heures, et pourtant tellement évident. Difficile de ne pas rester hébété à l'écoute d'une telle symbiose entre un jeu de guitare impressionnant et inventif sans se faire envahissant, et cette voix toujours douce et flottante, reconnaissable entre mille.
Cette fois c'est une certitude : ce mec n'est donc pas comme les autres, incapable qu'il est est d'écrire une chanson ne serait-ce que moyenne. Ceux qui auront misé sur lui, persuadés d'être en présence d'un petit génie blessé auront vu juste. Ce qu'ils ne prévoyaient peut-être pas, c'est que comme tant d'autres artistes renfermés et mal dans leur peau, Elliott Smith était incapable de gérer le succès.

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Either/Or, 1997.

1. "Speed Trials" - 3:01
2. "Alameda" - 3:43
3. "Ballad of Big Nothing" - 2:48
4. "Between the Bars" - 2:21
5. "Pictures of Me" - 3:46
6. "No Name No. 5" - 3:43
7. "Rose Parade" - 3:28
8. "Punch and Judy" - 2:25
9. "Angeles" - 2:56
10. "Cupid's Trick" - 3:04
11. "2:45 AM" - 3:18
12. "Say Yes" - 2:19

Toujours sur la pente ascendante, Elliott Smith marque son territoire au fer rouge via un disque sur lequel pointent déjà des velléités d'évolution. Encore très discrètes et laissant toujours une large place à cette Folk sans fioriture qui a fait sa réputation, les instrumentations se font toutefois plus présentes et variées. De la même façon, l'atmosphère du disque fluctue plus volontiers vers des cieux moins mélancoliques, même s'il semble bien que l'artiste ne sache écrire que pour soulager ses blessures. Il en résulte de véritables Chef-d'œuvres, enregistrés via un misérable 4 pistes dans ce qui n'était sûrement même pas un vrai studio. Qu'importe, "Ballad Of Big Nothing", "Angeles" ou "Say Yes" - pour ne citer qu'elles - dégagent plus de puissance et d'émotion que 99% des super-productions alignées par les Majors.
Elliott Smith porte ici son minimalisme aux sommets, et l'on commence sérieusement à penser que la reconnaissance discrète dont il bénéficie n'est pas à la démesure de son talent. Du moins pour l'instant.

IV) Sous les feux des projecteurs.

C'est un film de Gus Van Sant qui va ouvrir à Elliott Smith les portes du showbiz, malheureusement surtout pour le pire. A la demande du réalisateur, il assurera en effet la BO de Will Hunting, composant notamment pour l'occasion le titre "Miss Misery".

Un très beau live pour l'occasion.

Le film est un énorme succès, et les sollicitations pleuvent. Déjà peu à l'aise avec ce statut d'artiste reconnu, le malaise s'accentue dans le sillage d'un triomphe qu'il ne maîtrise plus. Le décalage entre la nature profondément renfermée du personnage et le caractère clinquant du star-system atteint son paroxysme lorsqu'il se voit nomminé en 1998 aux Grammy Awards, aux côtés de Trisha Yearwood et Céline Dion. La scène est absolument surréaliste : Elliott se pointe vêtu d'un costume blanc pour interpréter seul sur le plateau "Miss Misery", entre les prestations des deux concurrentes sus-citées. Autant être clair, Elliott dénote largement du ton de la soirée et ne semble pas une seule seconde à sa place dans ce genre de cérémonie. En se présentant à la suite d'une chanteuse lyrique beuglant une sorte de flan variétoche insupportable, les premières secondes de sa prestation sont inaudibles, le temps pour les ingénieurs du son de réaliser qu'il faut monter le son du micro pour laisser son mince filet de voix se frayer un chemin dans la salle.
Mais plus que tous les discours, jeter un œil sur cette vidéo vous donnera une idée de l'étendue du paradoxe, et du trac qui semblait le paralyser à moitié.

Pour l'anecdote, c'est Céline Dion qui repartira avec la statuette. Et après faudrait prendre ces merdes au sérieux...

Notons par ailleurs que la même année, il enregistre une reprise de "Because" des Beatles pour le film "American Beauty". Un autre grand succès, pour lequel il demeure cependant beaucoup moins exposé.
Mais le grand tournant qui accompagne cette reconnaissance soudaine, c'est une signature chez Dreamworks, une major du disque. Certains fans commencent bien évidemment à hurler à la trahison, mais Elliott sait pertinemment que grâce à celle-ci, va pouvoir pousser son œuvre là il doit désormais l'emmener.

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XO, 1998.

1. "Sweet Adeline" - 3:15
2. "Tomorrow, Tomorrow" - 3:07
3. "Waltz #2" - 4:40
4. "Baby Britain" - 3:13
5. "Pitseleh" - 3:22
6. "Independence Day" - 3:04
7. "Bled White" - 3:22
8. "Waltz #1" - 3:22
9. "Amity" - 2:20
10. "Oh Well, Okay" - 2:33
11. "Bottle Up and Explode!" - 2:58
12. "A Question Mark" - 2:41
13. "Everybody Cares, Everybody Understands" - 4:25
14. "I Didn't Understand" - 2:17

Pour la première fois de sa carrière solo, Elliott Smith bénéficie d'un budget suffisamment conséquent pour tenter un disque densément produit et arrangé. Sûrement fallait-il en passer par là après trois magnifiques albums dépouillés, qui lui ont permis de faire le tour de la question avec un brio évident.
Se présente donc cette fois-ci un tout nouveau challenge : réussir dans l'exercice de la grosse production. Des claviers récurrents, une batterie plus présente, des harmonies vocales relativement nombreuses et même quelques cordes sont donc de la partie pour soutenir ce "XO", qui semble parfaitement armé pour frapper un grand coup. Les inquiétudes pouvaient toutefois se résumer en cette simple question : ce déferlement d'arrangements allait-il noyer le songwriting d'un artiste qui avait fait d'un minimalisme déchiré sa marque de fabrique ? La réponse est non. Cent fois non.
"XO" est un coup de maître, l'album d'une vie. Il explore une palette d'émotions admirable, du poignant "Waltz #1" au léger et entraînant "Baby Britain" en passant par l'irrésistible "Bottle Up And Explode", morceau proprement divin à faire pâlir n'importe quel mélodiste en herbe sur cette planète, et ce toujours avec une justesse absolue.
Elliott Smith continue de se livrer corps et âme dans des chansons toujours aussi profondément intimes et touchantes, chose que cette production que l'on pouvait craindre un brin ostentatoire ne réfreine donc en rien.
Que dire de plus si ce n'est que ce disque est une sorte de petit miracle, plus varié que ses précédentes livraisons, et qu'il fait indéniablement partie de ce que le Pop-rock a vu naître de plus grand ? Pas grand chose. J'ajouterais juste un "merci" des plus sincères, parce que cet album m'a changé et comptera toute ma vie. Et je sais ne pas être le seul dans ce cas.


L'album s'écoule de son vivant à 200 000 exemplaires (je n'ai pas connaissance du chiffre actuel, mais on est probablement très au dessus) ce qui en fait son plus grand succès. Dans la foulée d'une tournée étalée sur 2 ans, et qui l'a vu alterner prestations acoustiques seul avec sa guitare acoustique, et concerts plus rock avec une véritable section rythmique, Elliott rempile chez Dreamworks avec "Figure 8".

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Figure 8, 2000.

1. "Son Of Sam" - 3:04
2. "Somebody That I Used To Know" - 2:09
3. "Junk Bond Trader" - 3:49
4. "Everything Reminds Me Of Her" - 2:37
5. "Everything Means Nothing To Me" - 2:24
6. "L.A." - 3:14
7. "In The Lost And Found" - 4:32
8. "Stupidity Tries" - 4:24
9. "Easy Way Out" - 2:44
10. "Wouldn't Mama Be Proud?" - 3:25
11. "Color Bars" - 2:19
12. "Happiness (The Gondola Man)" - 5:04
13. "Pretty Mary K" - 2:36
14. "I Better Be Quiet Now" - 3:35
15. "Can't Make A Sound" - 4:18
16. "Bye" - 1:53

Plus flamboyant encore que "XO", ce nouvel effort poursuit ce que son aîné avait débuté : grossir les instrumentations, aller plus loin dans les expérimentations.
Si quelques voix commencent à s'élever chez les fans pour condamner une dilution du songwriting sous un trop-plein d'arrangements, force est d'admettre qu'il s'agit encore une fois d'une réussite probante. L'album est traversé de fulgurances mélodiques dont Elliott semble avoir le secret, et les perles intimistes demeurent aux côtés de morceaux plus aventureux. Difficile donc de parler de baisse de régime même s'il s'agit très probablement de son album le plus critiqué. Certainement s'agit-il aussi de son album le plus "éparpillé", le bonhomme faisant preuve d'une inspiration débordante et difficile à contenir.
Pas mal de morceaux positifs et lumineux transparaissent encore une fois, lesquels laissent imaginer un artiste bien dans sa tête et ses baskets. Et pourtant, bien des choses se détériorent lentement, ce que les ventes relativement décevantes de "Figure 8" n'arrangeront pas.

V) Une lente descente aux enfers.

La dépendance de Smith aux drogues est plus ou moins établie, ne demeurent que des doutes sur d'éventuelles périodes plus "clean" que d'autres. Ce qui est certain, c'est que les concerts post-2000, en plus de se raréfier, montrent quelqu'un de très affaibli, négligé et parfois littéralement à côté de ses pompes. On parle de dépendance à l'héroïne ainsi que de problèmes liés à la prise fréquente d'anti-dépresseurs pour expliquer des prestations souvent fragiles, parfois catastrophiques. Elliott est souvent pris de trous de mémoire, peine à assurer ses vocalises tout autant que ses parties guitare.
Pour illustrer cette période très sombre, essayez de regarder ça jusqu'au bout. Moi ça m'arrache le cœur à chaque fois, mais c'est assez représentatif du chaos contre lequel il essayait de lutter certains soirs :

Elliott Smith - Sunset Junction 2001

J'ai l'intégralité de ce concert - téléchargé par hasard d'ailleurs - et rares sont les morceaux qu'il est parvenu à terminer ce soir-là. Ce n'a bien sûr pas toujours été aussi catastrophique lors des dernières années de sa vie, mais ses meilleurs concerts sont clairement à situer avant 2001. Ses derniers concerts sont ceux de quelqu'un largement diminué, et l'on sent constamment qu'il peine à jouer. Même ses phrases adressées au public entre les morceaux sont tremblotantes et parfois incompréhensibles.

Pour rééquilibrer les choses, je me permets d'ailleurs juste de lier quelques prestations qui lui rendent hommage :

- "Miss Misery", sûrement ma prestation live préférée du Monsieur, dont j'ai déjà mis un lien plus tôt. Mais des fois que l'ayez loupée, j'insiste.
- "Waltz # 2", armé d'une guitare et de sa voix. Pas de micro, aucune amplification, même pas un médiator.
- "I Didn't Understand" et "Miss Misery", magistralement réinterprétées au piano (novembre 98).
- "Stupidity Tries" chez David Letterman (2000).
- "The Last Hour" (1996) avec un son poisseux mais la prestation est à l'image de l'artiste. J'aurais rêvé de pouvoir assister à un de ces concerts intimistes dans des salles minuscules.
- "See You Later" (1999) avec une guitare très mal amplifiée mais la chanson est géniale. Disponible avec un bon son en version studio sur une compilation que je mettrai en ligne, si ce topic n'est pas un bide total.
- "St. Ides Heaven" (année à déterminer, mais avant 98 certainement), juste parce que j'adore cette chanson.
- "Angeles" (99 ou 2000 probablement), la meilleure chanson d'Elliott Smith selon beaucoup de fans. Perso je ne me prononcerai pas. Jeu de gratte monstrueux en tout cas. Silver*Dream m'a fait part de ses intention d'apprendre à la jouer (je suis une vieille balance), j'applaudirai à tout rompre le jour où tu claqueras ça. :D
- "Southern Belle" (1999), parce que cette chanson m'hallucine.

Cet aparté étant fait, je reprends le cours de mon post interminable.
Suite à ces épisodes douloureux sur scène, ses relations difficile autant avec ses proches qu'avec sa maison de disque - il montre notamment des signes de paranoïa en affirmant qu'il est régulièrement poursuivi par un mystérieux van blanc - il décide de suivre une cure de désintoxication en 2002. Son entourage fait savoir qu'il semble aller beaucoup mieux suite à ça, qu'il retrouve l'ambition de créer et entame même divers projets de grande envergure. La suite immédiate devait même être un double-album.

Équilibre trop fragile visiblement...

Elliott Smith meurt le 21 octobre 2003 à Los Angeles, à l’âge de 34 ans, de deux coups de couteau portés à la poitrine au cours d’une dispute avec Jennifer Chiba. Selon le témoignage de cette dernière, ils se disputent et elle s’enferme dans la salle de bain. Chiba entend Smith crier et en ouvrant la porte, trouve Smith allongé par terre avec un couteau planté dans la poitrine. Elle retire le couteau de la poitrine et il s’effondre juste avant qu'elle appelle les secours. Elliott Smith décède à 1h36 du matin à l’hôpital des suites de ses blessures. S'il est souvent rapporté que cet acte était un suicide, le rapport d’autopsie laisse la thèse de l’homicide ouverte :

« Si ses problèmes de dépression, de même que l’endroit et l’angle des coups portés à la poitrine, rendent l’hypothèse du suicide plausible, de nombreux éléments du dossier demeurent cependant paradoxaux eu égard à l’idée d’un suicide et laissent envisager la possibilité d’un homicide. En effet, l’absence de « plaies d’hésitations », le fait que les coups aient été portés à travers les vêtements, ou encore la présence de petites blessures au bras droit et à la main gauche (peut être des tentatives de défense) constituent des points troubles dans l’enquête. D’autre part, le retrait du couteau par la petite amie ainsi que son refus de parler aux inspecteurs représentent d’autres éléments devant être soulignés. »

Cependant, un message attribué à Elliott Smith et annonçant son suicide et est bien retrouvé sur un post-it : « I'm so sorry - love, Elliot. God forgive me ». La mauvaise orthographe d'« Elliott » discrédite dans un premier temps la thèse du suicide, mais est plus tard reconnue comme une erreur de la part du policier chargé du rapport. Robin Peringer explique d’autre part qu'Elliott, à la fin de sa vie, s’adonnait à l’automutilation, ce qui pourrait expliquer les blessures décrites comme de possibles tentatives de défense. Quant à Fritz Michaud qui avait travaillé avec Elliott sur l'album From a Basement on the Hill, il déclare qu'« Elliott n’aurait jamais voulu qu’on le retrouve sans son T-Shirt », ce qui expliquerait les coups de couteau à travers les vêtements, chose apparemment inhabituelle dans les cas de suicide au couteau).

À l’heure actuelle, sa mort n’est toujours pas officiellement reconnue comme étant un suicide et malgré l’absence de nouveaux éléments depuis 2003, l’enquête se poursuit.


Je ne suis pas doué pour rapporter des faits, donc je me suis permis un copier/coller pour le coup, d'autant que cette vision des faits me semble parfaitement objective et justement nuancée. Après, chacun se fera sa propre idée sur la question, je n'aime pas particulièrement les théories hasardeuses sur de tels drames. Je suis notamment assez saoulé de voir le fric qu'on se fait sur la mort de Cobain même s'il faut bien reconnaître une chose, ces fins tragiques marquent la légende. Les hypothèses qui en découlent sur des possibilités de meurtre en sont sûrement des stigmates obligatoires.

VI) Hommages posthumes.

La mort d'Elliott Smith, moins médiatique que celle d'un Kurt Cobain, reste cependant une perte douloureuse qui a n'a pas manqué de réactions. La plus célèbre concerne ce mur à Los Angeles aux couleurs de la pochette de "Figure 8", qui constitue un mémorial à la mémoire de l'artiste.

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J'ai été forcé de choisir des photos relativement anciennes puisque des gros cons ont eu l'idée débile - mais malheureusement prévisible - d'aller tagguer le mur en question via une grosse bombe de peinture bleue.

Une vidéo hommage avec "The Biggest Lie" en fond.

Mais on le savait, Elliott avait beaucoup composé et enregistré avant sa mort, laissant nombre de morceaux inédits inutilisés. Les albums posthumes ne pouvaient donc que fleurir, et ça n'a pas raté.

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From A Basement On The Hill, 2004.

1. "Coast To Coast" - 5:33
2. "Let's Get Lost" - 2:27
3. "Pretty (Ugly Before)" - 4:45
4. "Don't Go Down" - 4:34
5. "Strung Out Again" - 3:12
6. "A Fond Farewell" - 3:58
7. "King's Crossing" - 4:57
8. "Ostriches & Chirping" - 0:33
9. "Twilight" - 4:29
10. "A Passing Feeling" - 3:32
11. "The Last Hour" - 3:27
12. "Shooting Star" - 6:01
13. "Memory Lane" - 2:30
14. "Little One" - 3:14
15. "A Distorted Reality Is Now A Necessity To Be Free" - 4:32

Récupérant des morceaux récents totalement arrangés par Smith lui-même, des morceaux non-finalisés arrangés pour les besoins de ce disque sans Elliott, et d'autres très anciens titres restés dans des placards durant des années, on pouvait craindre un méli-mélo sans cohérence. Si l'on ne saura certes jamais ce que le double-album voulu par Smith à la base aurait donné, il faut saluer l'excellent travail abattu pour faire de ce "From A Basement On The Hill" un disque qui ne manque absolument pas d'âme et ne fait en rien penser à une opération mercantile bâclée. Tout s'enchaîne brillamment et laisse largement entrevoir ce vers quoi Elliott Smith semblait vouloir orienter sa carrière. Jouant sur les contrastes, entre titres denses et parfois presque bruyants, et titres plus doux et dépouillés, l'heure était à réunir tout ce dont il se savait capable en un seul disque. Moins ostentatoire que "Figure 8" en termes de production et d'arrangements, ce nouvel effort ne manque cela dit pas d'inventivité sur ce point, parvenant à un équilibre réjouissant entre cette volonté d'expérimenter, et celle de ne pas noyer ses chansons sous un travail studio envahissant. Inutile d'énumérer les perles, ce disque les collectionne, voire ne compte même que ça.
Mais la plus grande réussite de ce "From A Basement On The Hill" est bien celle de constituer un véritable album. Cela fait longtemps que l'on sait qu'il n'est plus à douter de la qualité intrinsèques des compositions d'une telle sommité, ce qui était moins évident, c'était de leur rendre hommage sans se contenter de les éparpiller sur des best-of bidons. Mission réussie haut la main.

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New Moon, 2007.

CD 1

1. "Angel in the Snow"
2. "Talking to Mary"
3. "High Times"
4. "New Monkey"
5. "Looking Over My Shoulder"
6. "Going Nowhere"
7. "Riot Coming"
8. "All Cleaned Out"
9. "First Timer"
10. "Go By"
11. "Miss Misery" (early version)
12. "Thirteen"

CD 2

1. "Georgia Georgia"
2. "Whatever (Folk Song in C)"
3. "Big Decision"
4. "Placeholder"
5. "New Disaster"
6. "Seen How Things Are Hard"
7. "Fear City"
8. "Either/Or"
9. "Pretty Mary K" (other version)
10. "Almost Over"
11. "See You Later"
12. "Half Right"

Difficile cette fois de ne pas voir en ce double album une compilation de B-sides - puisque de toute façon, c'est précisément de ça dont il s'agit - mais alors quelle compil' ! On en revient à l'époque "Either/Or" avec ces chansons épurées qui font immanquablement renaître un fond de nostalgie. Et alors que l'on pouvait craindre une collection de titres de seconde zone, une question ne cessera de vous traverser tout au long de l'écoute de la galette : "Mais comment diable un morceau pareil a-t-il pu être écarté" ?
Les merveilles ne manquent pas et l'on s'épargne l'écueil des faux inédits enregistrés au magnétophone dans la salle de bain de son premier appart'. Nirvana n'a pas eu cette chance.
Hormis 2 ou 3 titres vaguement plus faiblards (mais alors très vaguement), tout aurait eu sa place sur un album sans l'ombre d'un souci. "New Moon" abrite même quelques-uns de mes morceaux préférés du Monsieur.
J'attends très impatiemment la suite puisqu'il est établi qu'il reste encore des inédits dans les tiroirs, issus des cessions d'enregistrement suivantes (à savoir notamment celles de "Figure 8" et "From A Basement On The Hill"). Et pour avoir mis la main sur certains des titres en questions, il est impensable de ne rien en faire. J'insiste : je veux la suite.

VII) Conclusion, enfin.

Je ne vais pas m'étendre, ce serait malvenu au terme du post le plus long de ma carrière de forumeux, mais sachez que si vous êtes parvenus jusque là, déjà vous avez mes plus franches félicitations. Ainsi que mes remerciements sincères.
Simplement, pour en finir avec cette biographie bâclée (car oui, elle l'est), je tenais juste une ultime fois à exprimer toute mon admiration pour un mec qui était un véritable OVNI dans le monde du Showbiz. Quelqu'un de probablement trop sincère et fragile pour s'affranchir des paradoxes de ce milieu où il faut à la fois se livrer et se protéger, quelqu'un de proche de nous, pas un de ces minets top-model vendus comme tels. Son charisme me fascine parce que ce mec avait un physique de camionneur, un manque d'assurance patent, des faiblesses tangibles et une incapacité manifeste à surmonter les obligations qui sont devenues les siennes. "I am the wrong kind of person to become rich and famous" déclarait-il en interview, persuadé qui plus est qu'une fois la mode passée, on le jetterait aux ordures sans état d'âme. Malgré tout, son oeuvre survivra aux modes, parce qu'elle est le fait d'un véritable surdoué, une âme en peine parmi les rares à légitimer ces formules toutes faites à propos des "anges maudits". Un ange avec ses parts d'ombre bien entendu, mais un être à part dont l'influence est flagrante dans le monde du rock. De Metric à Queens Of The Stone Age en passant par Kaki King ou Bright Eyes, il fait l'unanimité (je n'ai volontairement cité que des artistes qui ont tenté des covers de l'artiste).

Croyez-le ou non, j'ai encore des choses à dire. Mais ce sera moins long ( :rolleyes: ), et surtout, j'espère que je pourrai vous amener à vous intéresser à son cas, même si vous ne faîtes que survoler ce post.

Voilà, il ne me reste plus qu'à assumer ce message interminable et cliquer sur "envoyer".
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Yoan
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Jeu 9 Déc 2010 04:16

Vous ne pensiez quand même pas être débarrassé de moi comme ça, me voici pour un autre post fleuve, avec beaucoup de son à la clé cette fois-ci.

Bon alors, on écoute quoi ?

Niveau 1 : Le novice.


Elliott Smith, vous connaissez surtout de nom, et vous ne savez pas trop par où commencer. A imaginer que vous comptiez seulement vous y mettre, d'ailleurs.
Mais si faire cet effort vous a effleuré, je me risque à l'exercice très casse-gueule du Best-Of, dans tout ce qu'il a de plus subjectif.
Il va sans dire que rien ne saurait approcher une découverte en bonne et dûe forme de l'artiste, en suivant la chronologie de sa carrière. Mais si l'ampleur de la tâche vous rebute, voici ce que j'espère être le petit coup de pouce salvateur, même si je le répète : ce type de compilation demeure très restrictif, et ne rendra jamais suffisamment hommage à la force d'un répertoire qui prend tout son sens à travers la cohérence conjuguée de véritables albums, inscrits dans un contexte qu'ignore ce genre de sélection un peu rigide.
Quoi qu'il en soit, voici ma modeste tentative de « Best Of », qui ne correspond même pas tant à une liste de mes morceaux préférés (hormis quelques petits caprices), mais se sont révélés être à mes yeux les plus à mêmes de plaire à un maximum de monde, tout en couvrant de façon honorable la diversité de son répertoire.
Si parmi les connaisseurs, certains sont outrés de ne pas voir figurer certains morceaux, vous pouvez bien sûr m'insulter en MP.

1 - Bottle Up And Explode !
Le placer en tête de tracklist n'a rien d'innocent tant ce titre figure parmi les plus accrocheurs du bonhomme. Si encore il était possible de s'en lasser, ce ne serait qu'un gros tube, mais là non, on est carrément dans le domaine du songwriting céleste.
2 - Angeles
Ou comment faire de la magie avec une voix et une guitare.
3 - Ballad Of Big Nothing
Entre intimisme et pop plus flamboyante, voici le genre de perles dont était capable ce type avec un misérable 4 pistes.
4 - King's Crossing
Plus aventureux en termes d'arrangements, un des plus grands chef d'oeuvres de Smith sur un terrain plus dense et complexe. Puissance émotionnelle gigantesque, et lyrics d'une force et d'une beauté à chialer dans sa bière. Pas moins. Il me passe en tout cas un frisson à chaque fois qu'éclate le refrain.
5 - A Distorded Reality Is Now A Necessity To Be Free
Ca commence comme une gentille pop-song diablement bien exécutée, et ça finit en torrent d'émotions. C'est remarquablement construit, la puissance des mélodies fait le reste.
6 - Say Yes
Un riff flottant et aiguisé, une ligne de chant légère, pour deux minutes délicieuses d'un bonheur simple et enthousiasmant. Car non, Elliott Smith n'était pas qu'un dépressif amorphe incapable d'entrevoir la lumière. Ici, il la capte même avec un talent et une acuité rares.
7 - Sweet Adeline
Morceau d'ouverture du célèbre « XO », ce titre se chargera de rassurer d'emblée tous ceux qui doutaient de la capacité de Smith d'exceller ailleurs que dans l'intimisme acoustique.
8 - Waltz # 1
Titre très mélancolique, on vogue ici dans des contrées quasi post-rock tant les mélodies sont portées par des nappes atmosphériques qu'on ne lui connaissait pas forcément. Magnifique en tout cas, même si pas très conseillé pour faire la fête.
9 - Oh Well, Okay
On poursuit sur un créneau mélancolique, un peu plus classique sur la forme cette fois-ci, via un morceau qui tire principalement sa force d'un songwriting insolent de perfection. Il m'arrivait durant un temps de l'écouter 5 à 6 fois de suite, mais sinon je vais bien.
10 - New Disaster
Un peu perdue sur le second CD de « New Moon », voici un gros coup de coeur très personnel pour une chanson injustement méconnue. Difficile de trouver un équivalent à ce genre de morceau, entre pop-song et pièce plus atmosphérique, qui – et c'est là tout l'exploit – se révèle d'une richesse musicale et mélodique exceptionnelle, malgré le peu de moyens engagés.
11 - See You Later
Second caprice, et toujours un morceau de « New Moon ». Mais voilà, fort d'un open tuning complètement improbable pour une gratte acoustique (la tonalité se révèle effectivement étonnamment basse), Smith dégaine un titre d'une évidence mélodique désarmante, tout en se révélant en même temps tellement neuf et surprenant que c'en est écoeurant pour tout musicien normalement constitué.
12 - Easy Way Out
Vous avez eu la version « laide » via l'enregistrement live foiré dont je parle quelques posts ci-dessus, alors voici quand même ce que ça donne avec un son correct. C'est autrement plus convaincant, bordel.
13 - I Better Be Quiet Now
Parce que putain, c'est beau. Et que je commence à manquer d'inspiration, en effet.
14 - Miss Misery
Le titre qui l'a révélé au grand public, composé pour le film « Will Hunting », à la demande de Gus Van Sant, qui a décidément d'excellents goûts musicaux.
15 - The Biggest Lie
Voici parmi ce que Smith a pu composer de plus épuré, pour un résultat d'une pureté bouleversante.
16 - Son Of Sam
Youpla, on repart sur des bases moins intimistes et plus énergiques, histoire de réveiller tout le monde. Ce qui ne change pas, c'est cette intouchable inspiration mélodique, sorte de don du ciel chez ce drôle de mec.
17 - Between The Bars
Parmi ses morceaux les plus connus et appréciés. C'est pas très gai, mais ça foudroie en plein coeur.
18 - Roman Candle
un titre quasi-chuchotté, miroir de certains de ses cauchemars. Ca annonce la couleur. Le rendu est en tout cas proprement extraordinaire, tant je n'ai jamais rien entendu de tel nulle part.
19 - Coming Up Roses
Le son est un peu étrange, mais c'est une des forces de ce titre plutôt positif et entraînant, toutes proportions gardées bien sûr.
20 - I Didn't Understand
Morceau « expérimental » si l'on peut dire, où tout ne repose que sur des harmonies de voix. Difficile de ne pas y voir un hommage plus ou moins évident aux Beatles et plus particulièrement au morceau « Because », mais à l'écoute du résultat, on ne saurait trop s'en plaindre.
21 - Can't Make A Sound
Une des plus belles réussites nées des prétentions plus orchestrales de « Figure 8 ». Ca commence avec 3 fois rien, ça se termine dans un magma sonore très dense, mais ça déchire du début à la fin.
22 - Waltz # 2
Un classique du Monsieur, souvent jouée acoustique, mais ici dans sa mouture studio plus fournie. Je manque de superlatifs à force, alors mettez ceux que vous voulez.
23- Everything Means Nothing To Me
Morceau aussi mélancolique que brillant, qui prouve par ailleurs que Smith est loin d'être un manchot derrière un piano.
24 - St Ides Heaven
Parce que c'est grand. et parce que j'ai envie.
25 - A Fond Farewell
On en revient à des considérations moins noires avec cette pépite pop, aussi immédiate que charmeuse.
26 - Angel In The Snow
Morceau introductif de "New Moon", voilà ce qu'était une B-side pour Monsieur Smith. Quand même.


Pour les intéressés, ça se télécharge là : Elliott Smith pour les nuls.

Niveau 2 : Le connaisseur


Yoan il est bien gentil, mais vous ne l'avez pas attendu pour découvrir Elliott Smith. Vous trouvez d'ailleurs son Best-Of un peu foireux et déséquilibré, sans oser forcément lui dire. C'est qu'il est capable de piquer une énième crise si vous lui faîtes une remarque, donc on va faire comme si.

Mais à quoi diable va-t-il bien pouvoir vous servir alors ?

Bah, je me suis décarcassé pour vous sélectionner tout ce que j'ai pu trouver de plus intéressant niveau B-sides (certaines finalisées, d'autres à l'état de démos plus ou moins abouties), plus quelques covers et versions alternatives de A-sides. J'ai dégraissé pour ne garder que ce qui en valait selon moi la peine, plutôt que d'encombrer ce fichier de quelques pseudo-démos enregistrées au magnétophone dans sa salle de bain. Ca c'est plutôt pour le niveau 4, mais je doute qu'il existe d'autres énergumènes de mon genre pour qui ça pourrait se révéler intéressant.
Pour ce qui nous concerne ici, je n'ai donc sélectionné que des morceaux studio, qui ne figurent sur aucun des albums officiels sortis à ce jour. Concernant les covers (studio donc, j'insiste, parce qu'en live là c'est quasi-indénombrable), il en manque un paquet, mais je complèterai sûrement cette sélection à l'avenir.


Alors comme on dit : enjoy.
Ou pas.

1 -No Confidence Man
Un très vieux morceau dans la veine des débuts so(m)bres de l'artiste, ici en duo – même si ça ne s'entend pas – avec un certain Pete Krebs.
2 - No Name # 6
Une B-side que je devine dater de « Roman Candle », que personnellement j'aime beaucoup, mais dont les lignes de chant volontairement sur le fil de la justesse sur les couplets peuvent rebuter.
3 - I Don't Think I'm Ever Gonna Figure It Out
Morceau sautillant et presque country. Amusant et réjouissant, à mes oreilles en tout cas.
4 - Abused
Une démo assez bâclée sur la forme (son assez moyen, pour un morceau qui a dû être enregistré à la va-vite, en une prise) mais la composition a suffisamment de gueule pour laisser penser qu'avec un meilleur traitement, ça aurait pu être vraiment convaincant.
5 - Splitzville
Morceau étrangement balourd, genre hard-FM/Country pour beaufs, arborant un son étonnamment gras. Je ne vous parle même pas du son de batterie, c'est risible. Trip d'autant plus bizarre que le morceau devient subitement aérien et joliment exécuté lors de ses deux dernières minutes instrumentales.
Je vote le morceau-blague.
6 - The Enemy Is You
Excellent titre, très détendu, bien qu'assez brut dans l'âme. Des résurgences d'Heatmiser, probablement.
7 - Brand New Game
J'ai choisi la version la plus rock – parce qu'il en existe une autre - d'un morceau qui lui aussi, rappelle beaucoup Heatmiser. Energique et convaincant.
8 - Now You Wanna Show Me How
Morceau intéressant et plutôt très bien fichu, qui aurait sans doute mérité meilleur enregistrement.
9 - Crazy Fucker
Comme son nom ne l'indique pas du tout, un morceau folk des plus classiques chez Smith, sans la moindre effusion de colère à aucun moment.
10 - Stained Glass Eyes
Très beau morceau, simple et touchant. Ou comment faire parler la classe avec 3 fois rien.
11 - Mr Goodmorning
Ne vous laissez pas abuser par les bruits de foule en intro, il s'agit bel et bien d'un enregistrement studio... Sans la partie chant.
Libre à vous dès lors d'en improviser une et de m'envoyer vos créations par MP.
Ou sinon, une version live chantée figure dans la compile niveau 3, pour les plus courageux.
12 - A Living Will
Morceau ultra positif qui donne envie de sortir en courant, le poing levé, tout en accomplissant quelques figures acrobatiques du plus bel effet tellement vous trouvez la vie chouette. Perso j'adore.
13 - I Can't Answer You Anymore
Encore un titre très soigné avec beaucoup d'allure, et le potentiel pour figurer en bonne place sur un album, à mon humble avis.
14 - Taking A Fall
Beau titre intimiste. Etonnant de ne pas l'avoir fait figurer sur « New Moon » d'ailleurs.
15 - How To Take A Fall
Avec un fond quasi-grunge, Elliott Smith se rappelle une nouvelle fois via ce titre aux bons souvenirs d'Heatmiser. Ca n'a d'ailleurs jamais été aussi frappant que sur ce morceau, très réussi au demeurant.
16 - Our Thing
Un trip' instrumental sympa, même si assez anecdotique, j'en conviens.
17 - Let's Turn The Record Over
Sorte de mini-morceau de moins de 2 minutes assez agréable, dans une veine folk typiquement Smithienne, mais largement oubliable.
18 - Cecelia Amanda
Je ne suis pas très client, mais ça reste assez plaisant à petites doses. Cela dit, ça reste à mes yeux dans la basse moyenne des morceaux densément produits de Smith.
19 - Figure 8
Petit interlude d'une minute trente, hautement dépressif, et franchement las au niveau du chant. Il faut peut-être s'appeler Yoan pour Kiffer.
20 - True Love
Attention, très grand morceau. C'est d'une tristesse bouleversante, c'est exécuté avec les trippes, c'en est presque gênant de souffrance tangible, jusqu'à frôler le glauque, mais c'est tout simplement magnifique. Une sorte de beauté crasse qui plus que n'importe quel autre de ses morceaux, sonne aujourd'hui comme un signe avant-coureur de son suicide. « All I need is a safe place to bleed » y chante Smith, pour vous donner une idée de l'ambiance du morceau... Et oui, ça s'appelle « True Love », titre super approprié à telle décharge de noirceur s'il en est.
21 - Division Day
Aller, on repart sur quelque chose de plus enjoué, même si j'admets largement préférer la version live. La production très particulière du morceau ne lui rend en effet pas du tout hommage, on y perd notamment beaucoup en énergie. Choix étrange donc, mais bon...
22 - See You In Heaven
Encore une version instrumentale à laquelle manque donc les parties chant, parce que j'imagine mal ce morceau se suffire à lui-même en l'état. Et à défaut d'avoir pu entendre une version live un jour (mais je vais mener l'enquête), là on peut s'amuser à caler un chant dessus, complètement au pif. Sauf si bien sûr ça n'amuse que moi, ce que je comprendrais très bien.
23 - Stickman
Petite pop-song très sympa, peut-être un poil convenue.
Mais très sympa.
Un poil convenue, peut-être.
24 - Some Song
Le titre illustre bien la simplicité extrême sur laquelle est basé ce morceau : 4 accords à la con et croyez-moi, ça s'apprend en 5 minutes sans même jeter un oeil à des tablatures. Le plus insolent, c'est que ça fonctionne plutôt bien.
25 - No Life
Rien à voir avec la chaîne du même nom, pas plus que ça ne s'avère sonner comme une complainte sombre d'un artiste torturé trouvant son existence vide de sens. Ca ne m'évoque d'ailleurs pas grand chose. Morceau pas maladroit mais un peu vain à mon sens.
26 - Place Pigalle
Énorme B-side, d'une beauté épurée dont Smith restera à jamais le plus grand représentant.
27 - Tiny Time Machine
Un autre morceau privé de lyrics, et en l'occurrence j'ignore s'il se devait d'en accueillir ou s'il s'agit là de sa version finale. En l'état c'est juste sympa, mais c'est déjà pas mal.
28 - Happiness (Acoustic Version)
Mise à nue très intéressante, pour un morceau très densément produit sur son album hôte. Tellement qu'on se perd un peu dans ce méandre de sons hétéroclites.
Accessoirement, ça vous donne une idée de la façon dont ça sonnait en live, avec Elliott seul avec sa guitare, le cul posé sur un tabouret cheap.
29 - See You Later (Demo)
Ca n'apporte objectivement rien à la version disponible sur « New Moon », la guitare sonne même ici comme un hybride étrange entre l'acoustique et l'électrique, mais j'ai pas pu m'empêcher de le caser une nouvelle fois.
30 - Son Of Sam (Acoustic Version)
Idem que pour « Happiness », à ceci près que la prod' originale ne souffrait ici d'aucune faute de goût.
31 - Bottle Up And Explode ! (Early Version)
Première démo, avec des lyrics légèrement différentes, et surtout une instrumentation un peu approximative. Ca sonne en effet un peu faux dès qu'intervient le solo, et j'arrive d'ailleurs pas à savoir si c'est volontaire ou pas, histoire de donner un côté malsain à la chanson. Ca n'arrive bien sûr pas à la cheville du résultat final.
32 - Trouble (Cat Stevens Cover)
Reprise quasi-improvisée, comme aimait beaucoup en faire Smith, autant en live qu'en studio. Sans prétention aucune, ça a donc au moins le mérite de rendre justice à un super morceau.
33 - Between the bars (Orchestral Version)
Ca ne dure qu'une minute, et il n'existe aucune version longue à ma connaissance. Dommage, ce petit avant-goût sonne plutôt bien.
34 - A Distorded Reality Is Now A Necessity To Be Free (Single Version)
Réorchestration étrange, un peu comme si le clavier avait été préalablement plongé dans l'eau (opération très déconseillée, quel que soit l'instrument). Il en ressort une version épurée au son sourd et peu séduisant pour être honnête. Une curiosité pour les fans, qui a surtout le mérite de dégarnir le morceau et rendre le chant plus intelligible.
35 - Waltz # 1 (Demo)
Encore une version aquatique... J'ai du mal à cerner l'intérêt du recours à cet effet, mais qu'importe, la version finale sera la merveille que l'on sait.
36 - Because (Beatles Cover)
Infiniment proche de l'originale, mais aurait-il été judicieux de s'amuser à la transformer ? J'en doute, même si on peut effectivement s'interroger sur l'utilité d'une telle copie carbone. On va dire que c'est un hommage spontané, de la part de quelqu'un qui n'a jamais caché sa grande admiration pour les Beatles.
37 - Pretty Mary K (Alternate Version)
Plus sobre, je préfère cette version à celle retenue pour figurer sur « Figure 8 », mais là ça peut tout à fait se discuter.


Ça se télécharge ici : Elliott Smith niveau pro.


Niveau 3 : Le Frappadingue


Là ça rigole plus.
Le moindre riff inédit que l'on devine au loin vous arrache des frissons, vous êtes en quête incessante de bootlegs et autres raretés, et il ne manque pas grand chose pour que vous puissiez bientôt ouvrir un musée à la gloire de l'artiste.
A ce niveau, les sites dédiés (voir liens en fin de post) vous aideront plus que moi, simplement je me permets une petite sélection d'inédits joués live, pas forcément simples à dénicher, et surtout d'intérêt notable à mon sens. Là encore, je ne prétends pas à l'exhaustivité, et cette « liste » pourra être complétée ultérieurement.

1 - Sorry My Mistake
Morceau assez rock, joué uniquement avec une section rythmique. Le son est très correct – pour une prise amateur s'entend – et la prestation convaincante.
2 - I Figured You Out
Boudé durant un certain temps (J'ai même un live où Smith s'arrête de jouer au beau milieu du titre en se marrant et en lâchant « I cant'... It sounds like the fucking Eagles »), ce morceau deviendra malgré tout récurrent au sein des setlists de l'artiste en solo. Et c'est pas dommage, parce que le morceau demeure quand même fichtrement beau. Enregistrement de qualité honorable.
3 - Unlucky Charm
Config' solo toujours. Morceau mélancolique plutôt réussi et touchant, pour peu que l'on passe outre la qualité d'enregistrement, un poil moyenne.
4 - Silver Chain
Très beau morceau intimiste, assez proche de « Place Pigalle » dans certaines parties. Malheureusement, la qualité du son est franchement médiocre et peut largement rebuter. Certains n'y entendront même rien du tout.
5 - My New Freedom
Morceau solo un peu plus sautillant. Tout peine sympa, et la prestation reste celle d'un mec diminué, c'est notable dans ce chant tremblotant et globalement peu assuré. Son plutôt moyen.
6 - Confidence Artist
Encore et toujours un morceau solo, très réussi et parfaitement interprété. Son d'assez bonne qualité.
7 - Confusion
Ambiance cabaret/bar pour un morceau assez surprenant, et qui pour être honnête, est loin de figurer parmi mes préférés. J'oserais même dire que c'est un petit raté. Son correct quoi qu'il en soit.
8 - Mr Goodmorning
Morceau rock, dans sa version chantée cette fois. J'aime assez, même si ça casse pas non plus 3 briques à un canard, soyons clairs.
Son assez bon.
9 - Have You Seen Her
Beau morceau solo, bénéficiant d'une écriture assez singulière. Dommage que le son soit aussi mauvais, ça gâche forcément l'écoute.
10 - Flowers For Charlie
Config' groupe, titre assez intéressant, bien interprété et bénéficiant d'une qualité d'enregistrement honorable.
11 - Blue Mood
Beau titre solo, qui aurait mérité un meilleur enregistrement, même si ça reste audible.
12 - You Make It Seem Like Nothing
Morceau solo sympa, sans plus. Un peu trop linéaire à mon goût.
Son très correct malgré tout.
13 - Dancing On The Highway
Encore et toujours un morceau solo, pour une belle prestation. Enregistrement de bonne qualité.
14 - Baby Britain (Acoustic Live Version)
Un petit bonus avec un titre radicalement différent de sa mouture studio, et peu souvent joué de cette façon.
Live radio oblige, le son est excellent.


Ça se télécharge là : Elliott Smith Addict.

Si vous n'êtes pas rassasiés avec tout ça, et que vous souhaitez jouer les prolongations, une seule adresse vaudra à peu près toutes les autres : Archives Elliott Smith. Le contenu est monstrueux, avec les inconvénients que ça peut comporter puisque bien sûr, tout n'est pas forcément digne d'intérêt. Mais je me fendrai d'un post sur ce que j'estime être ses meilleures prestations live d'ici quelques semaines/mois, en espérant modestement guider les plus hésitants.

Pour les acharnés, il me restait quelques titres sous le coude.
Ça se chope ici : Rarities Again

01 - Dancing On The Highway

Clairement différent de sa mouture live, ce titre présente - malgré ses velléités mélodiques évidentes - un fond presque dissonant et volontairement dérangeant. Certains auront d'ailleurs reconnu la fameuse boucle qui précède "Stupidity Tries" sur Figure 8.
Un excellent morceau, dont la noirceur l'aura probablement évincé du tracklist d'un album.

02 - Revolution (Beatles Cover By Heatmiser)

Une reprise assez scolaire d'un classique des Beatles. C'est sans surprise aucune, mais ça ne se refuse pas, même si la qualité du son est un peu pauvre.

03 - I'll Be Back (Beatles Cover)

Smith était un fan absolu des Fab Four, si là on n'a pas compris, il va falloir songer à prendre des petites pilules colorées. Encore une fois, c'est interprété avec soin, sans trop s'éloigner de l'originale.

04 - Junk Bond Trader (Early Version)

Il ne s'agit pas à proprement parler d'un titre inédit, mais d'une démo avec de légères modifications de lyrics. J'aime bien.

05 - Concrete Jungle (Bob Marley Cover)

Une autre cover, cette fois-ci plus surprenante. Pas reggae pour un sou, le morceau - bien qu'un peu brouillon - s'éloigne pour le coup pas mal de la version originale.

06 - Everything's Okay (Early Version)

Accrochez-vous, ça devient compliqué : par la suite intitulé "Pretty Mary K", ce morceau - légèrement remanié - deviendra celui que vous pouvez entendre aujourd'hui sur "New Moon", et non celui qui figure sur "Figure 8", qui s'appelle également "Pretty Mary K", mais qui n'a pas grand chose à voir avec les 2 versions sus-citées. Inutile de chercher à comprendre, je présume.

07 - I Didn't Understand (Early Version)

Avant de devenir le morceau uniquement géré via harmonies vocales qui clôt "XO", "I Didn't Understand" bénéficiait d'un support piano. A noter qu'il en existe une version live bien meilleure, et dont vous pourrez trouver un lien au sein du premier post de ce topic.

08 - From A Poison Well

Ce titre deviendra quant à lui "First Timer" sur "New Moon". Ici dans une mouture électrique qui ne lui sied pas si mal, on constate également des paroles assez nettement différentes.

09 - Two Timed

Il s'agit cette-fois de l'ancêtre de "Go By", toujours sur "New Moon". Peu de modif', mais c'est toujours aussi beau.

Et faute de MP3, je porte à votre attention le fait que le Myspace Heatmiser propose quelques perles rares, dont ce sympathique "Everybody Has It", dont je n'avais jamais entendu parler.


Sinon, Guitar Hero 5, fort d'une playlist pour le moins épatante, proposera également le titre LA. Je laisserai chacun seul juge de la pertinence de la chose, sachant que Smith rirait très probablement d'une telle news.
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Napoleon Solo » Jeu 9 Déc 2010 18:43

Beau boulot ! Je me considère moi-même comme un fan d'Elliott (je l'appelle même simplement par son prénom, z'avez vu ?) mais je m'étais jusqu'ici contenté de ses albums studios, des demos d' "Either/Or" et de "Basement II" et force est de constater qu'il me reste encore pas mal de choses à découvrir concernant le monsieur. En tout cas, ce post sent le passionné et me donne vraiment envie de m'élever au rang tant convoité de "frappadingue", alors merci pour ça.
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Lun 13 Déc 2010 09:09

Merci Napo', je précise au passage pour les autres que j'ai réactualisé les liens pour les sélections ci-dessus.

vimeo.com Video de : vimeo.com
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Chairman » Mar 14 Déc 2010 06:46

Damned! Une vidéo que je n'avais jamais vue!
"Sometimes I don't know where this dirty road is taking me
Sometimes I can't even see the reason why
I guess I keep on gamblin', lots of booze and lots of ramblin'
It's easier than just a-waitin' 'round to die"
- Townes Van Zandt
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Paint » Mar 14 Déc 2010 10:47

Petite surprise ce matin dans la voiture, j'écoutais Europe 1 et le débat de 9.15 (8.15 pour moi, donc) se portait sur l'utilité des best-of. Eh bien la journaliste de Rolling Stones a défoncé les best-of, a part celui de monsieur Smith. Ils sont pas allé jusqu'a passer un extrait hein, fallait réserver de l'antenne pour celui de Calogéro, mais au moins elle en a parlé 3 fois. Ca fait plaisir !
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Ven 17 Déc 2010 01:41

Avant un un vrai gros topo sur les performances live de Smith, une présentation - aussi sommaire soit-elle - de Heatmiser s'impose. Déjà parce que même si l'on en vient toujours à ce groupe rétrospectivement, et à la lumière de ce que Smith produira plus tard, l'histoire de ce songwriter essentiel débute ici. Pour ne rien gâcher, les disques estampillés Heatmiser sont quand même loin d'être dégueulasses. Petit tour d'horizon.

Image

Heatmiser is :

Elliott Smith (Vocals, Guitar)
Neil Gust (Vocals, Guitar)
Brandt Peterson, remplacé ensuite par Sam Coones (Bass)
Tony Lash (Drums)

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The Music Of Heatmiser

Objet de fantasme ultime du collectionneur fanatique, "The Music Of Heatmiser" est la cassette démo auto-produite par le groupe en 1992. Elle comprend 6 titres qui seront pour la plupart réenregistrés l'année suivante, avec de véritables moyens. Passent à la trappe "Just A Little Prick" et "Mighter Than You", quoique la seconde intègrera une compilation intitulée "Puddlestomp".

1. "Lowlife"
2. "Bottle Rocket"
3. "Buick"
4. "Just a Little Prick"
5. "Dirt"
6. "Mightier Than You"

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Dead Air (1993)

Premier album du groupe, et certainement le plus proche des influences de Neil Gust, plus porté que son compère sur les morceaux heavy hérités de Fugazi. L'une des particularités d'Heatmiser, c'est en effet cette écriture à deux têtes, qui peut apparaître selon les sensibilités comme un point fort, ou au contraire un travers nuisible à la cohérence d'ensemble.
Il n'empêche qu'au travers notamment de quelques riffs imparables, et une qualité de composition au dessus de la moyenne dans ce créneau musical, ce premier jet sans concession convainc plutôt.

1. "Still" (Elliott Smith)
2. "Candyland" (Neil Gust)
3. "Mock-Up" (Elliott Smith)
4. "Dirt" (Elliott Smith)
5. "Bottle Rocket" (Neil Gust)
6. "Blackout" (Elliott Smith)
7. "Stray" (Elliott Smith)
8. "Can't Be Touched" (Neil Gust)
9. "Cannibal" (Elliott Smith)
10. "Don't Look Down" (Neil Gust)
11. "Sands Hotel" (Neil Gust)
12. "Lowlife" (Elliott Smith)
13. "Buick" (Neil Gust)
14. "Dead Air" (Elliott Smith)


A écouter ici : Dead Air

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Cop And Speeder (1994)

Le son est globalement toujours aussi dur, mais les velléités mélodiques de Smith se précisent, et donnent naissance à quelque morceaux qui surnagent nettement. "Bastard John" est un exemple assez parlant de la manière dont le groupe apportera une touche pop à des titres par ailleurs toujours profondément punk, énergiques, et sèchement produits. De meilleure tenue que son aîné et moins lassant sur la longueur, ce deuxième LP est en tout cas à mon sens une franche réussite.

1. "Disappearing Ink" (Neil Gust) - 2:25
2. "Bastard John" (Elliott Smith) - 2:56
3. "Flame!" (Elliott Smith) - 2:47
4. "Temper" (Elliott Smith) - 3:32
5. "Why Did I Decide to Stay?" (Neil Gust) - 3:01
6. "Collect To NYC" (Elliott Smith) - 2:54
7. "Hitting On The Waiter" (Neil Gust) - 1:54
8. "Busted Lip" (Elliott Smith) - 3:50
9. "Antonio Carlos Jobim" (Elliott Smith) - 3:10
10. "It's Not A Prop" (Neil Gust) - 3:36
11. "Something To Lose" (Elliott Smith) - 4:10
12. "Sleeping Pill" (Neil Gust) - 3:07
13. "Trap Door" (Neil Gust) - 3:21
14. "Nightcap" (Elliott Smith/Garrick Duckler) - 2:55

A écouter ici : Cop And Speeder

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Yellow N°5 (1994)

Un EP dont le principal intérêt est de jouer sur les extrêmes, "Wake" est expédiée en 1'25 avec une patate terriblement punk dans l'âme, tandis que "Idler" joue la carte de la longue montée lancinante. Au final, pas vraiment le temps de s'ennuyer et des compositions très solides.

1. "Wake" (Elliott Smith)
2. "Fortune 500" (Neil Gust)
3. "The Corner Seat" (Elliott Smith)
4. "Idler" (Elliott Smith)
5. "Junior Mint" (Neil Gust)

A écouter ici : Yellow N°5

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Mic City Sons (1996)

La fin de l'aventure Heatmiser suinte à chaque seconde ou presque de ce disque, au sein duquel Smith a définitivement pris le pouvoir. Le son s'est considérablement assagi, les cris sont devenus quasi-inexistants, et sans vouloir faire injure à Neil Gust, c'est bien sous l'impulsion de ces transformations que le groupe accouche de son meilleur album. "Plainclothes Man" incarne à lui seul la rupture musicale qui s'opère au sein d'une formation qui ne survivra pas à ses tiraillements, et ses points de vue divergents.

1. "Get Lucky" (Elliott Smith)
2. "Plainclothes Man" (Smith)
3. "Low-Flying Jets" (Neil Gust)
4. "Rest My Head Against The Wall" (Gust)
5. "The Fix Is In" (Smith)
6. "Eagle Eye" (Gust)
7. "Cruel Reminder" (Gust)
8. "You Gotta Move" (Smith)
9. "Pop In G" (Gust)
10. "Blue Highway" (Gust)
11. "See You Later" (Smith)
12. "Half Right" (hidden track) (Smith)

A écouter ici : Mic City Sons

Quant au split, Elliott en évoquait les raisons mieux que quiconque :

"I was being a total actor, acting out a role I didn't even like. I couldn't come out and show where I was coming from. I was always disguised in this loud rock band. [In the beginning] We all got together, everyone wanted to play in a band and it was fun, then after a couple of years we realized that none of us really liked this kind of music, and that we didn't have to play this way. You didn't have to turn all these songs you wrote into these loud... things. It was kinda weird – people that came to our shows, a majority of them were people I couldn't relate to at all. Why aren't there more people like me coming to our shows? Well, it's because I'm not even playing the kind of music that I really like".

Il était notamment très gêné du rendu de son chant via Heatmiser, qu'il estimait être forcé pour paraître puissant. Il acceptera la fragilité de sa voix en solo, et au vu du résultat, on ne saurait que lui donner raison. Mais paradoxalement, et notamment pour ces raisons, Heatmiser déployait des compositions originales et intéressantes, entre éthique punk et fantasmes pop. Et quoi qu'il ait pu en dire, Elliott jouera jusque dans ses derniers jours des morceaux tels que "Half Right", "Plainclothes Man", "See You Later" ou "Antonio Carlos Jobim", preuve qu'il ne reniait pas tout de ses débuts.
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Greeny » Dim 10 Juil 2011 23:19

Une chanson inédite ici.
No worries
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Dim 10 Juil 2011 23:34

Bien joué mec, tu me devances sur ce coup-là.
Première écoute là, c'est donc encore trop frais pour mériter un véritable avis, mais je reste surtout marqué par le solo de guitare. C'est même la première fois que j'entends Elliott se lâcher autant dans cet exercice, et c'était d'autant moins dans ses habitudes que ce gars, c'était l'anti-poseur par excellence.

Merci pour le lien en tout cas.
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Dim 25 Sep 2011 17:06

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Elliott Smith – Grand Mal : Studio Rarities

Le lien ultime pour mettre la main sur la totalité des B-Sides et autres raretés studio est celui là : Grand Mal: Studio Rarities (Expanded)

Quelques morceaux que je ne connaissais absolument pas, et pas mal de titres complets que je ne proposais via les liens précédents qu'en version instrumentale. Inutile de dire que cette collection de titres admirablement répertoriés est hautement conseillée.

Un bijou en guise d'avant goût :



La version que contenait mes précédentes sélections différait légèrement. Celle-ci est beaucoup plus clean, d'ailleurs.
Le titre éponyme - "Grand Mal", introuvable sur Youtube - est également merveilleux.

Disc 1 - Take a Fall (released non-album songs)

1. Miss Misery
2. Some Song
3. A Living Will
4. How to Take a Fall
5. The Enemy Is You
6. I Don't Think I'm Ever Gonna Figure It Out
7. I Can't Answer You Anymore
8. Division Day
9. No Name #6
10. Take a Fall (instrumental) (alternate outro to Happiness)
11. No Confidence Man
12. Thirteen (Big Star cover) (Lucky Three version)
13. Trouble (Cat Stevens cover)
14. Because (Beatles cover)
15. Figure 8 (Schoolhouse Rock cover)
16. Our Thing

Disc 2 - Buried Back Below (unreleased songs)

1. Place Pigalle
2. True Love (aka True Love Is a Rose)
3. From the Poisoned Well (aka From a Poison Well)
4. Cecilia/Amanda
5. Suicide Machine
6. O So Slow
7. Mr. Goodmorning
8. Let’s Turn the Record Over (aka Bonnie Brae)
9. Taking a Fall
10. Grand Mal
11. Abused
12. Stickman
13. See You in Heaven
14. Dancing on the Highway

Disc 3 - In the Lost and Found (more unreleased songs)

1. Everything’s Okay
2. Burned Out, Still Glowing (aka Now You Wanna Show Me How)
3. Crazy Fucker
4. Brand New Game
5. Instrumental #2 (Waltz)
6. No More
7. Splitzville (aka Splitsville)
8. Yay!
9. I'll Be Back (Beatles cover)
10. Heatmiser - Revolution (Beatles cover)
11. No Life
12. Stained Glass Eyes
13. Sorry My Mistake (instrumental)

Disc 4 - Some Kind of Holiday (even more unreleased songs)

1. The Assassin or (Kill) Fuck
2. Like a Cop
3. Where I Get It From
4. She Won't Ever Look at Me
5. Shiva Opens Her Arms
6. I'm Gonna Get Crushed
7. A Murder of Crows - Coraliza
8. A Silver Chain (instrumental)
9. Heatmiser - Everybody Has It
10. Concrete Jungle (Bob Marley cover)
11. Stranger Than Fiction - The Machine
12. O So Slow (alternate version)
13. Melodic Noise

Disc 5 - Watch the Worlds Collide (Either/Or and XO alternate versions)

1. Speed Trials (alternate lyrics)
2. Alameda (alternate lyrics)
3. Ballad of Big Nothing (alternate lyrics)
4. Between the Bars (alternate version)
5. Pictures of Me (alternate lyrics)
6. Punch and Judy (alternate lyrics)
7. Angeles (alternate version)
8. Cupid's Trick (alternate lyrics)
9. Waltz #2 (XO) (edit)
10. Baby Britain (remix)
11. Bled White (alternate version)
12. Waltz #1 (demo)
13. Amity (alternate mix)
14. Bottle Up & Explode (early version)
15. A Question Mark (instrumental)
16. Everybody Cares, Everybody Understands (alternate version)
17. I Didn’t Understand (alternate version)

Disc 6 - Chained to the Ground (Figure 8 and Basement alternate versions)

1. Son of Sam (acoustic)
2. Junk Bond Trader (alternate version)
3. In the Lost and Found (instrumental)
4. Color Bars (instrumental)
5. Happiness (acoustic)
6. Pretty Mary K (alternate version)
7. Can't Make a Sound (alternate version)
8. Snowbunny's Serenade (alternate version of "Bye")
9. Coast to Coast (alternate mix)
10. Let's Get Lost (alternate mix)
11. Don’t Go Down (alternate version)
12. Strung Out Again (alternate mix)
13. A Fond Farewell (alternate mix)
14. King's Crossing (alternate mix)
15. Twilight (alternate mix)
16. A Passing Feeling (alternate mix)
17. The Last Hour (alternate mix)
18. Memory Lane (alternate mix)
19. A Distorted Reality Is Now a Necessity to Be Free (7'' version)

Disc 7 - Just a Ghost (more alternate versions)

1. Two Timed (alternate version of "Go By")
2. Stickman (alternate version)
3. Brand New Game (alternate version)
4. Division Day (alternate version)
5. Some (Rock) Song
6. Mr. Goodmorning (instrumental)
7. You Make It Seem Like Nothing (Live at Impala Cafe 9-21-1996) (aka Starting to Come to Me)
8. I Didn't Understand (2 Meter Sessions)
9. Miss Misery (2 Meter Sessions)
10. Tiny Time Machine (“Suicide Machine” instrumental)
11. Elliott Smith & Mary Lou Lord - I Figured You Out
12. Pretty Mary K [other version] (alternate mix)
13. New Disaster (original acoustic version)
14. Abused (instrumental, acoustic)
15. True Love (alternate mix)
16. Dancing on the Highway (alternate version)
17. Baby Britain (instrumental)

Disc 8 - Crushed Blind (even more alternate versions)

1. Between the Bars (orchestral)
2. Coast to Coast (instrumental)
3. Miss Misery (alternate version)
4. Some Song (alternate mix)
5. Bled White (early version)
6. Bottle Up & Explode (demo)
7. Junk Bond Trader (instrumental)
8. Brand New Game (alternate mix)
9. I Don't Think I'm Ever Gonna Figure It Out (alternate mix)
10. Going Nowhere (alternate mix)
11. Go By (instrumental)
12. New Monkey (alternate mix)
13. Angeles (alternate mix)
14. Trouble (Cat Stevens cover) (alternate version)
15. Abused (instrumental)
16. High Times (alternate mix)
17. Stickman (alternate acoustic version)
18. True Love (instrumental)
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Dim 11 Déc 2011 15:22



Une des merveilles qu'il n'a manifestement pas eu le temps de finir, ou qu'il a choisi de laisser au placard.

Cupid falls asleep in the hall
I become what he won't allow
Cause happy never hurt me at all
But misery let me down

The man the floor above isn't home
I go out painting the town
Promise not to have a ball
Misery let me down

If you see Misery
Going through the things in my place
Won't you do me a favour
And invade my space

I've been pretending to care
Crying in the tears of a clown
Promise not to put on airs
But Misery let me down

I'm a shell in a cell
Looking myself in the face


Sinon, info' piquée sur le FB de Zorn le Magnifique :
New Elliott Smith documentary film to be made

'Heaven Adores You' is the second film to be made about the late singer songwriter's life

A new documentary about Elliott Smith is currently in the works.

Heaven Adores You is being directed by Nickolas Rossi and, as well as looking at the life and work of Smith, who passed away in 2003, will cover his impact on fans and fellow musicians since his death, reports Flavorwire.

"By threading together musical performances of those influenced by the music of Elliott Smith, through the lush and often isolating images of the three major cites he lived in throughout his short life (Portland, OR, New York], NY and Los Angeles, CA), this film will go beyond your average 'behind the music' documentary," says the film's Kickstarter page.

Filmmaker Rossi said: "I was living in Portland, OR between the years of 1994-1999. I fondly remember discovering Elliott's music and it's always been the soundtrack to my time in the Pacific Northwest."

"There is a strong fan base for Elliott's music, even eight years after his death. His music is also being discovered by fans who haven't heard of him until now," he added.

Heaven Adores You follows 2009's Searching for Elliott Smith.


:love2:
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Silver*Dream » Dim 11 Déc 2011 20:33

Quelqu'un a vu "Searching for Elliott Smith" ? C'est bon ? Il n'y a aucun trailer sur l'internet TT
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Dim 11 Déc 2011 20:48

Silver*Dream a écrit:Quelqu'un a vu "Searching for Elliott Smith" ? C'est bon ? Il n'y a aucun trailer sur l'internet TT


Je suis jamais arrivé à le choper.
Mais je n'ai plus essayé depuis au moins 15 mois.
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Silver*Dream » Dim 11 Déc 2011 21:04

Il n'y a même aucun lien pour l'acheter... Je pense qu'il n'est diffusé que "officiellement", car même les projections récentes ont eu lieu dans le cadre de festivals. Je vais passer par mon association de projection documentaire pour les contacter et voir si y'a moyen que je l'achète, ça m'intéresserait de le projeter vers février/mars, tiens. J'suis sûr que ça intéresserait beaucoup de monde, à Montréal!
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Dim 11 Déc 2011 21:15

Belle initiative.
Le problème, c'est que j'avais cru comprendre que ce premier documentaire s'égarait un peu sur le sentier de l'enquête policière, et j'en ai eu des échos mitigés. C'est peut être d'ailleurs pour cela qu'il n'a pas fait plus parler de lui, et c'est ce qui me fait d'autant plus espérer que le prochain sera à la hauteur.
Mais le vrai fail concernant Elliott Smith, c'est la quasi-absence de documents vidéos, de perf' live en pro-shot... Ils avaient bien tenté d'enregistrer un live pour un DVD, mais - et je crois que j'en avais parlé sur Liteboard - le résultat s'était avéré catastrophique.
Non mais écoutez-moi ce son de merde :



Rien ne sonne bien. Les sources amateurs du même live sont 10 fois au-dessus.
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar FrogChair » Mer 21 Déc 2011 22:21

Effectivement très peu d'enregistrement live de qualité circule sur le net, c'est bien dommage car j'aime beaucoup cet artiste.
Allez comme c'est la période des fêtes, voilà un passage à Canal + en 1998 si je me plante pas :

:pwet:
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Ven 23 Déc 2011 00:18

Il faudrait presque en effet faire une compile de ses passages télé, c'est encore ce qu'on a de mieux sur le bonhomme.


Et NPA, c'était tellement bien qu'il y est même retourné deux ans plus tard.


Mais le plus con concernant cette absence de matériel live utilisable, c'est qu'il existe des sources amateurs absolument prodigieuses. Je conseille aux fans d'aller mater la vidéo ci-dessous sur Youtube, et de suivre le fil du concert au gré des suggestions dans la colonne de droite (les titres de ce live sont numérotés). Putain de show, un de mes préférés, avec un son parfait.



:love2: :love2: :love2: :love2: :love2: :love2: :love2: :love2: :love2:



EDIT : Beaucoup mieux, chopez donc ça sur un site qu'il est énorme.
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Mer 14 Mar 2012 03:19



Juste parce que c'est une de mes favorites, et qu'elle ne fut que très rarement jouée live, surtout en config' acoustique.
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Ven 3 Aoû 2012 00:19

Je préfère presque cette version (très ressemblante, quand même) :

Alameda - Alternate Version
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Re: Elliott Smith - To find some beautiful place to get lost

Messagepar Yoan » Mar 11 Déc 2012 01:26

Bon, je la mets là.



(Oui, je manque de vues :roll: )
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