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Votre travail

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Votre travail

Messagepar caro » Sam 4 Déc 2010 15:19

J'en profite pour donner des nouvelles après un mois de mon nouveau travail en tant qu'éduc de rue !
Je ne comprends encore pas tout mais ce qui ressort pour le moment c'est que je respiiiire.
Bon déjà, de fait, je travaille dans la rue. C'est normalement le gros du travail: c'est là qu'on va essayer de rencontrer des jeunes, des mamans, etc. On fait des tours dans le tiéquar, on se fait repérer, connaître des commerçants, etc. On fait ce qu'on appelle de la "présence sociale" dans la maison de quartier aussi.

On travaille beaucoup en partenariat avec les animateurs, mais aussi avec le ccas, la mairie (ça, ça va me changer), les responsables de la politique de la ville, le conseil général, collège, mission locale, etc...Pour le collège par exemple, on fait un truc une fois par semaien: on se poste à la sortie avec du chocolat chaud pour attirer le collégien :mrgreen: . Ca marche bien et c'est sympa, ça permet de se faire voir et de créer du lien...Parce que le but de tout ça c'est bien de créer du lien, le retisser...en ciblant notamment les plus en difficulté, ceux qui risquent l'exclusion, ceux qui sont descolarisés, dans la délinquance, etc.

Le but est de créer une relation de confiance et chercher des solutions en orientant vers les partenaires adéquats. Du travail de rue doivent donc émerger des accompagnements individuels...On peut aussi proposer ce qu'on appelle des chantiers éducatifs pour lesquels les jeunes perçoivent une bourse qui doit leur permettre de réaliser un projet (ça peut être tout bête mais essentiel du genre acheter des vêtements...). Les chantiers, ça peut par exemple être de la restauration, de la peinture, du jardinage, ou nettoyer les berges d'une rivière...et ça on le fait avec eux...Toujours avec derrière la tête l'idée d'ensuite pouvoir aller "plus loin" dans la relation...

j'ai de la chance parce que la ville dans laquelle je travaille est dynamique au niveau culturel, jeunesse, etc. La mairie n'est pas dans le tout sécuritaire et est axée prévention, elle respecte les principes de la prévention spécialisée et surtout l'anonymat, ce qui fait que contrairement à d'autres villes les éducs ne sont pas sommés de balancer les jeunes à la police comme ça peut arriver dans certains endroits...

Donc pour le moment je prends mes marques, parce que forcément ça prend des mois, le temps de se faire connaître des jeunes et des familles. Bon, y'en a certains qui nous aiment pas du tout hein, j'ai déjà vu quelques marques d'hostilité ("balance !") ou un jeune tourner un peu autour de nous avec un scooter et en nous regardant méchamment. Je travaille en binôme et ma collègue est déjà plutôt connue sur le quartier. Je trouve ça drôle ce contraste...entre nous et les jeunes...l'autre fois y'avait une bagnole défoncée avec 4 grands mecs à l'intérieur en train d'écouter du rap à fond..et ils ont interpelé ma collègue, genre "wesh, tu vas bien, ça fait longtemps"...un truc très sympa. Je trouve ça chouette moi.
Puis bon, y'a un foisonnement niveau musique dans ce quartier...c'est assez impressionnant de voir l'énergie mise dans la musique par certains jeunes qu'on a pourtant vite fait de considérer comme des fainéants...

au niveau de l'équipe, rien à voir avec là où j'étais avant :réflexion, éthique, respect, engagement. Vraiment des gens intéressants et sympas, ce qui ne gâche rien.
Bref, à voir...il y a de grandes chances que ça se transforme en CDI cette histoire...
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Re: Votre travail

Messagepar Silver*Dream » Dim 5 Déc 2010 00:04

Hm, pourquoi on m'a jamais proposé un chocolat chaud à la sortie du lycée, moi? TT

*****

Cool, tout ça! Je suis content que ça se passe bien pour toi, en plus tu n'as plus l'air de stresser. C'est piloté par l'État ou par une association subventionnée par l'État au fait ? J'sais plus si tu l'avais dit, et dans le deuxième cas je me doute surtout que c'est très différent comme fonctionnement.
Sans indiscrétion, ça se passe dans quelle ville ?

J'vais me répéter, mais encore une fois je trouve ça génial que tu aies cette vocation et ce travail qui relève carrément du militantisme par les temps qui courent... Je ne sais pas si j'en serais capable, ça a l'air très difficile, et je ne peux que rester admiratif devant les gens qui se lancent dans ce type de travail social. Et puis rien que pour toi, c'est super enrichissant.
T'as déjà commencé à bosser sur des projets en particuliers ?

Sinon moi je viens de finir mon taff dans un organisme piloté par l'État français et chargé de réguler les marchés financiers (non, je ne veux pas donner le nom!)... Bon, c'était nul, mais je viendrai vous en parler plus tard!
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Re: Votre travail

Messagepar caro » Dim 5 Déc 2010 01:57

Aloors...
en fait chaque mairie choisit ou pas d'avoir un service de prévention spécialisée. Si elle en veut, il faut qu'elle demande au conseil général (c'est une mission de la protection de l'enfance): c'est lui qui "conventionne" les assos et qui finance à 80%. La mairie elle financera les 20% qui restent. C'est pour ça que c'est politique et parfois dangereux. D'un côté on est tenus au secret professionnel car c'est une mission de la protection de l'enfance, et de l'autre tu as certaines mairies qui voudraient "partager" le secret à des fins répressives,comme le souhaitait la loi 2007 de Sarkozy sur la prévention de la délinquance, où il octroyait de nouveaux pouvoirs aux maires. Donc certains ne se sentent plus et font pression sur les éducs pour qu'ils balancent. Certains vont jusqu'à déconventionner certaines asso peu dociles (c'est ce qui est arrivé à l'asso dans laquelle je bosse, déconventionnée par la ville d'O car pas assez collabo..ratrice) . D'autres équipes préfèrent simplement se barrer.

Et non, du coup, je ne dis pas quelle ville c'est ici. Je te révèle le secret en MP si tu veux.
D'ailleurs, c'est à peu près tout ce que je pourrai dire sur mon travail en fait. Des trucs généraux.

Mais en général pour les assos du secteur social, pour ce qui est protection de l'enfance c'est le conseil général (pôle prévention, pôle protection -ou aide sociale à l'enfance qu'on a encore tendance à appeler DDASS alors que ça n'existe plus depuis, euh, 20 ans?), pour l'insertion sociale adulte avec hébergement, c'est la DDCS (direction départementale de la cohésion sociale) depuis que les DDASS n'existent plus (depuis l'année dernière...oui je sais j'ai dit 20 ans avant mais c'est vrai aussi, on parlait pas des mêmes DDASS à l'époque. Depuis la décentralisation et tout et tout).

Pour le RSA, c'est de l'insertion, mais c'est par contre le pôle insertion du CG qui s'occupe des gens. Le CG centralise l'action: par exemple si un adulte arrive et n'a pas de solution d'hébergement, l'assistante sociale du CG va l'orienter vers un centre d'hébergement, et là c'est la DDCS qui casquera pour financer. Sauf pour les femmes avec enfants de moins de 3 ans: d'un coup d'un seul, la DDCS a décidé que ça relevait du CG et ne veut plus payer...sauf que le CG non plus...et donc des assos se retrouvent avec des trous énormes dans leur budget.

Bref, bref.

Par contre...je ne vois pas ça comme une "vocation"...c'est pas un truc que j'ai toujours voulu faire, encore moins un truc pour lequel je me suis dit un jour "je suis faite pour ça". Les raisons qui poussent à faire ce genre de boulot finalement sont rarement de cet ordre...en tout cas maintenant...ce qui rejoint le militantisme, très fort à l'émergence du travail social, avant qu'il soit professionnalisé, qu'il y ait des formations, etc...je ne me vois pas non plus comme militante. En tout cas dans mon travail, non. (Euh, en dehors non plus en fait). Mais je vois ce que tu veux dire :l'heure n'est pas à la prévention en ce moment, encore moins vis à vis des jeunes, et encore moins vis à vis des jeunes de banlieue. En fait, c'est un moyen de résister je pense...mais je sais pas, moi le militantisme je m'en méfie...
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Re: Votre travail

Messagepar Yoan » Lun 6 Déc 2010 00:13

Sur le militantisme, le terme est possiblement excessif, mais est-ce que c'est un cliché de dire que ce qu'on appelle "bosser dans le social" c'est s'investir dans un taf souvent privé de moyens, mal payé, et difficile sur un tas de plans ? Certes, "tous" les boulots sont difficiles, mais dans un élan d'accomplissement personnel, j'ai déjà émis le souhait de travailler dans le social - cette expression fourre-tout me laisse dubitatif, mais bon - auprès de personnes qualifiées, à une période de ma vie qu'on qualifiera de compliquée. Et on m'a gentiment répondu qu'il fallait être particulièrement solide. Pour être clair, on me l'a implicitement déconseillé.
Donc bon, je sais pas. J'ai quand même le sentiment que ce n''est pas le genre de boulot qu'on fait sans avoir un minimum la foi. Ou alors on le fait mal, peut-être.
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Re: Votre travail

Messagepar Linoa » Lun 6 Déc 2010 00:13

Bon bin mon boulot est loin d'être aussi intéressant que celui de Caro ^^

Je bosse donc en tant que vendeuse chez MM et même si ça a un peu rien à voir avec ce que je voulais faire à la base et même si ça m'emmerde de l'admettre, j'aime bien mon job. Bon c'est pas toujours très marrant mais ça m'a appris déjà à prendre sur moi, à rester zen (et quand on voit les préjugés que les gens ont sur les vendeurs(ses) il faut) et à m'ouvrir aux autres (l'opposé de ce que j'étais quand j'y suis arrivée). Après pas mal de rebondissements, de cdd, j'ai finalement décrochée mon cdi l'an dernier (et croyez moi, choper un cdi là-bas quand on est une fille c'est un peu le parcours du combattant). J'ai eu la chance d'avoir le soutien de mon responsable depuis le début et du coup, ça a pas mal aidé à mon embauche (il a clairement dit que c'était moi ou rien donc ça fait toujours plaisir). Prochainement (c'est à dire début d'année si tout va bien), je devrais passer responsable adjointe, ça va pas me changer grand chose car je fais ce boulot sans avoir le salaire qui va avec depuis un an mais comme y avait déjà un adjoint, je pouvais pas prendre sa place comme ça ^^
Ce qui est super cool dans ce job c'est que c'est un peu comme bosser en famille... Mon responsable est devenu un de mes meilleurs amis, mon autre collègue est un super bon pote et mon ancien collègue est un très bon pote aussi. L'ambiance du coup est assez géniale même si de temps en temps, y a des clashs et des tirages de gueule, ça ne dure jamais trop longtemps et puis y a tellement de gros délires à côté de ça qu'on oublie vite.
Comme de partout, y a des clients cons et des clients sympa, certains sont devenus de très bons potes aussi et parfois ça fait plaisir de les voir venir quand on passe une journée de merde. Évidemment y a aussi les clients dragueurs (y en a qui m'a fait un cd de musique et venait toujours pour me demander de le voir "en dehors du magasin" à tel point qu'un de mes collègues a fait croire qu'on était mariés pour qu'il comprenne.. Y en a qui passe parfois jusqu'à trois fois par jour juste pour savoir si je vais bien O_o) enfin ça a l'avantage de faire marrer mes collègues et ça leur permet de me chambrer pendant des jours.

Concrètement sinon le boulot c'est évidemment de vendre mais aussi de conseiller, renseigner les clients, ranger (faire le ménage), traiter le SAV, s'occuper du marketing, je sers aussi de secrétaire à mon boss et à son supérieur, traiter le SAV, appeler les commerciaux, appeler les résa de jeux et puis s'occuper de compter l'argent, faire les dépôts et tout ça. En plus, on peut rajouter d'être toujours disponible au téléphone, de gérer les problèmes des uns et des autres, de servir de médiateur quand y a un problème entre les collègues, de servir de souffre douleur pour les clients et de se laisser gueuler dessus pendant 10mn avant de pouvoir en placer une et calmer le client. Gérer les plannings, accepter de faire des heures supp' et de faire des semaines à 50h, faire les inventaires à magasin ouvert (surement le truc le plus chiant du monde), faire la sécurité, faire du baby-sitting (impressionnant le nombre de parents qui lâchent leurs gosses chez nous et qui s'en foutent de ce qu'ils font par la suite), faire de la mise en rayon, respecter les objectifs du magasin (extension, mails, resa, enquête, etc) enfin plein de trucs qui ont pas l'air super marrant comme ça ^^

Mais voila dans le fond, même si c'est pas le job de mes rêves, rien que pour l'ambiance et l'enrichissement qu'il y a, je suis contente d'y bosser. Je sais très bien que je pourrais pas y rester toute ma vie mais en attendant, j'en profite un max et j'essaye d'apporter ma pierre à l'édifice et d'opérer quelques changements (certes minimes).
Le truc sympa, c'est que je m'occupe de la musique au magasin et ça me permet de passer du Silverchair, Biffy Clyro, Girls in Hawaii, Ghinzu et autres (bon en contrepartie faut que je passe du Linkin Park, Pink, etc mais bon), faut juste pas passer de musique trop "violente".

Voila je pensais pas dire ça un jour mais oui j'aime mon job!
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Re: Votre travail

Messagepar caro » Lun 6 Déc 2010 00:40

Mais non mais faut pas se sentir dévalorisé hein. Y'a plein de gens qui trouvent ça chiant ce que je fais, ou nul, plus souvent, ou inutile encore plus souvent...Et puis moi, j'ai testé :je serais bien incapable de faire ce que tu fais Linoa !

Sur le militantisme, le terme est possiblement excessif, mais est-ce que c'est un cliché de dire que ce qu'on appelle "bosser dans le social" c'est s'investir dans un taf souvent privé de moyens, mal payé, et difficile sur un tas de plans ? Certes, "tous" les boulots sont difficiles, mais dans un élan d'accomplissement personnel, j'ai déjà émis le souhait de travailler dans le social - cette expression fourre-tout me laisse dubitatif, mais bon - auprès de personnes qualifiées, à une période de ma vie qu'on qualifiera de compliquée. Et on m'a gentiment répondu qu'il fallait être particulièrement solide. Pour être clair, on me l'a implicitement déconseillé.
Donc bon, je sais pas. J'ai quand même le sentiment que ce n''est pas le genre de boulot qu'on fait sans avoir un minimum la foi. Ou alors on le fait mal, peut-être.


Privé de moyens, de plus en plus. Payé au lance pierre, n'exagérons rien quand même. C'est pas mirobolant mais quand même pas à ce point mal payé. Difficile oui, mais pour moi tout serait difficile alors... :D
Non mais alors le mythe du travailleur social solide, équilibré dans sa vie, dans sa tête, merci mais on repassera. Pour beaucoup travailler dans le social est lié à l'histoire personnelle, et c'est parfois vouloir faire acte de réparation que de faire ce métier. C'est un tel cliché de dire qu'il faut être solide. Moi je pense au contraire qu'il faut s'avouer ses faiblesses, les assumer et apprendre à travailler avec. Aucun des collègues que j'ai pu avoir n'était particulièrement solide, et les meilleurs étaient les plus sensibles. Je n'oppose pas les deux hein. Mais voilà, s'il y a bien une chose que j'apprends tout le temps et que m'a appris la formation, c'est qu'on est pas des sur-hommes et que ceux qui se disaient solides étaient souvent des "ça va de soi", qui ne se posent jamais aucune question sur rien. alors non merci.

La seule idée qu'on puisse me considérer comme solide aurait tendance à me faire éclater de rire :mes doutes, mon manque de confiance, mes blocages, ma réserve, parfois timidité...non franchement, à moi aussi on m'aurait déconseillé ce boulot si j'avais demandé l'avis de quelqu'un (mais je suis pas folle, je voulais pas être découragée)

Et puis, encore une fois, c'est pas les bisounours. Y'a des tas de planqués aussi dans ce travail, y'a des assistantes sociales ou des éducs blasé(e)s, des qui en ont rien à foutre du public, des qui vote Sarko, des qui...bref, tout est représenté, il faut arrêter de croire qu'on est un milieu à part. C'est pour ça que cette notion de militantisme est un peu dépassée aujourd'hui. Il en reste, mais peu, et pas forcément les meilleurs...Donc avoir la foi ne garantit sûrement pas des qualités professionnelles, parfois c'est le contraire. Mon esprit mal tourné dirait même souvent. Et puis encore une fois, quelle foi ? tous les genres sont représentés dans le social. et beaucoup sous anti dépresseurs =D

Comme quoi, c'est marrant Yoan, mais plusieurs fois je me suis demandé pourquoi tu ne tenterais pas le social :ta posture, tes valeurs, tes connaissances, ta sensibilité...je t'y voyais mieux que dans la com en tout cas (roh la fouteuse de m...). Et imagine le nombre d'ateliers musique que tu aurais pu faire, les projets autour de la musique, des manifestations, mini festivals, etc ! Ok, j'arrête :pig:
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Re: Votre travail

Messagepar Binouz » Lun 6 Déc 2010 16:33

J'ai une formation en Sciences de l'Éducation. Et j'y ai rencontré énormément de travailleurs sociaux.
Ils avaient tous un point commun : ils aimaient ce qu'ils faisaient.

Ils avaient un autre point commun : ils étaient à la fac, en formation continue, parce qu'ils étaient usés.
Beaucoup ne voulaient plus entendre parler du travail social, parce qu'ils n'en pouvaient plus et étaient eux même, comme tu le dis Karo, sous antidépresseur. Donc si, il faut une certaine force, pour exercer ce métier, du moins, plusieurs années.

En tout cas, même si tu ne penses pas être "militante", tu crois en ce que tu fais, et en son utilité. Rien que ca, ca montre que tu as la "foi". Parce que franchement, bosser dehors par ce temps là, faut l'avoir la foi :]

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Et imagine le nombre d'ateliers musique que tu aurais pu faire, les projets autour de la musique, des manifestations, mini festivals, etc ! Ok, j'arrête


Je crois l'avoir déjà posté mais voilà un taf que j'ai fait avec les jeunes de mon lycée l'année dernière.
http://lycee.zebrockaubahut.net/webzine ... asp?id=167
Au lycée, beaucoup d'autres profs ont hurlé en disant que ca ne servait à rien. Moi, je me suis éclaté, les jeunes aussi. Au conseil de classe, on a même soulevé le fait que cette opération avait soudé la classe. Je crois comme dur comme fer aux opérations/projets. D'avantage qu'en la nature de l'opération elle même, mais ca, c'est un autre débat.

EDIT :
Linoa, c'est quoi MM ? J'ai cru comprendre que c'est dans les jeux ??!?
Quand penses-tu ?
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Re: Votre travail

Messagepar Moe » Lun 6 Déc 2010 18:33

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Re: Votre travail

Messagepar caro » Lun 6 Déc 2010 19:19

Mais je maintiens qu'il faut pas plus de force que pour un autre travail...En fait, c'est fatigant, parce que tu bosses avec ce que t'es et tu dois tirer plein de choses de toi-même, penser, agir, réfléchir, etc. Mais le tout c'est vraiment pas cette question de forces, pour tenir il faut travailler ses faiblesses, ses manques et ses doutes. C'est là que tout va se jouer. Et trouver des soupapes à l'extérieur (comme dans tout travail à mon avis), ou à l'intérieur : avec ce qu'on appelle l'analyse de la pratique qui est présente dans beaucoup (ou pas) d'établissements. Ca sert à parler des difficultés, en équipe, et avec une psy en général, à évacuer les tensions, ou au moins s'autoriser à dire quand on est mal sans que la faute soit rejetée sur nos capacités ou notre personnalité.
C'est pas tant un monde à part que vous voudriez le croire, les enjeux restent les mêmes que dans les autres boulots,sauf que comme on travaille avec notre tête et nous tout entiers, bah quand ça pète, tout fout le camp ! Et justement, c'est un secteur où on peut assez facilement évoluer, il y a des passerelles pour continuer les études, changer, se former, se perfectionner, etc. tous les trucs permettant de souffler. Mais à la base on n'est pas plus forts que les autres, non.
Et non je ne crois pas, je doute o)
:pig:
(ils sont cons ces smileys, j'adore)
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Re: Votre travail

Messagepar Yoan » Jeu 9 Déc 2010 02:34

caro a écrit:

Comme quoi, c'est marrant Yoan, mais plusieurs fois je me suis demandé pourquoi tu ne tenterais pas le social :ta posture, tes valeurs, tes connaissances, ta sensibilité...je t'y voyais mieux que dans la com en tout cas (roh la fouteuse de m...). Et imagine le nombre d'ateliers musique que tu aurais pu faire, les projets autour de la musique, des manifestations, mini festivals, etc ! Ok, j'arrête


Je m'y voyais bien aussi, au moins pour me sentir à ma place d'un point de vue éthique. Je ne veux même pas chercher à creuser plus que ça les raisons qui me poussaient à lorgner vers ce secteur, mais je ressens plusieurs freins liés au fait que d'une part la formation que j'ai reçue n'est que peu liée avec ce qu'il est nécessaire ou au minimum préférable de connaître pour exercer ce genre de taf', et d'autre part parce que lorsque j'ai émis la possibilité de tenter le coup, on m'a dit qu'un débutant commençait rarement là où il serait pourtant préférable pour lui de débuter. En gros, on lui refile le sale boulot, direct. Bizutage quoi.
Mais de toute façon, se pose déjà une simple question de compétence. Je ne vais pas étudier jusqu'à 35 ans, et en l'instant, hormis quelques accointances avec une infime poignée d'auteurs importants dans le domaine, je ne sais pas grand-chose des métiers que je pourrais solliciter. Je n'aime pas tenter de m'improviser ce que je ne suis pas, sur la foi de quelque-chose d'aussi vague que la bonne volonté. Et je crois que la personne qui m'a refroidi a simplement tenté de me ramener à la réalité du terrain, parce que vouloir faire un boulot dont on a une bonne image, pour redorer la sienne je présume (c'était certainement une motivation plus ou moins consciente de ma part), ce n'est pas forcément suffisant, ni forcément sain.

Ensuite, puisque je crois deviner un très vague mépris à l'égard de la com', je vais juste tenter très rapidement d'évacuer quelques évidences.
Alors déjà, je comprends très bien qu'on puisse ressentir une forme de déconsidération plus ou moins marquée pour cette "science". Je ne sais même pas comment l'appeler, ma plaidoirie commence bien.
Impossible d'y couper quoi qu'il en soit. Lorsqu'on pense publicité, par extension on pense spots télé', et là on voit des communicants forcément manipulateurs, menteurs, et abrutissants. Je vais avoir du mal à en vouloir à qui que ce soit pour ça.
Mais la base de la communication, c'est la transmission d'une information. Ce n'est pas la plus visible, mais c'est la plus pratiquée. Au moins dans l'idée. C'est pour cette raison que l'intitulé du cursus estudiantin a été modifié, pour laisser apparaître cette notion centrale, et trop souvent oubliée au profit de la face marchande de la com', celle qui prend le relai du plan marketing. Mais un communicant peut par exemple être employé à améliorer un réseau de communication interne dans une entreprise, pour que la circulation des informations se fasse mieux, et plus justement. Mon prof' de psychosociologie des organisations et de psychologie de la communication t'expliquerait ça mieux que moi. Mais, à titre d'exemple, on nous exhorte à étudier des auteurs comme Christophe Dejours - je vous rabats les oreilles avec ce mec hein - Bernioux, Mintzberg ou Crozier. Soit des gens qui présentent des critiques parfois sévères des modèle d'organisation du travail toujours appliqués. Alors qu'on nous déconseille clairement de toucher aux bouquins de Management. Je reviendrai sur ce point dans le topic des sciences humaines, donc je n'insiste pas, mais c'est quelque-chose qui m'a marqué : j'imaginais Dejours trop "marqué" par exemple, mais c'est la référence Française sur la question. A contrario, j'ai entendu mon prof' clairement recadrer un élève qui venait valider sa source pour une fiche de lecture, et qui s'est présenté avec un ouvrage à tendance Managériale. Sans le lui interdire, il l'a mis en garde et j'ai juste retenu cette phrase : "Vous risquez de me développer des théories sur l'organisation du travail que moi je m'occupe à réprouver à travers mon cours". C'est quand même pas rien. Ça signifie donc qu'en quelques sortes, l'enseignement qu'on me dispense aujourd'hui dans une des plus grandes facs de France, s'oppose frontalement à ce que d'autres grandes écoles enseignent. Je suis peut-être naïf, mais je n'imaginais pas qu'au sein du système éducatif, on puisse noter de telles divergences de fond. Surtout lorsqu'en me pointant dans une librairie de 1200 mètres carré, je me suis aperçu que les deux "disciplines" étaient classées côte à côte, comme s'il s'agissait peu ou prou de la même chose. Or, pas du tout.

Cela dit, j'ai peur qu'en effet, entre ce que j'étudie et ce que je serai amené à faire plus tard, il y ait une marge plus ou moins dérangeante.
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Re: Votre travail

Messagepar caro » Jeu 9 Déc 2010 14:18

Ce qui est chouette, enfin pas toujours, ça dépend des personnes, c'est que le secteur social est plutôt ouvert. J'étais en formation avec des ex-banquiers par exemple, attirés par un peu plus d'éthique justement et avec une petite expérience (stage/bénévolat, etc). C'est possible à tout âge sans forcément avoir fait des études dans le domaine avant. L'entrée en formation dépend finalement plus d'un positionnement, de ce qu'on a pu retirer de sa propre expérience professionnelle et surtout de vie, de la réflexion, etc. Personne n'est dupe, il y a comme je disais toujours une part de "réparation", ce que tu appelles "redorer son image" . Après ça aussi ça se travaille en terme de motivation, et on apprend à le dépasser...sans être dupe non plus. Là-dessus viennent se greffer d'autres motivations plus ou moins évidentes, et surtout l'expérience et la distance.
Bref.
Pour la com, c'était pas du mépris, en tout cas envers ce qu'on y apprend en formation, mais la manière dont après on s'en sert, ou plutôt dont on est enjoint à se servir...j'ai connu des personnes qui sont passées par cette formation et aussi intéressante fut elle, elles se sont retrouvées sur le terrain à bosser non pas pour les salariés mais bien pour la direction, de concert avec la direction générale et la direction des "ressources humaines" (haha, on pourrait en parler de ce terme trompeur). C'est tout.
Parce que quand il y a une volonté de l'entreprise de prendre soin de son organisation du travail, de travailler les "vrais" soucis de communication qui y sont liés et de se soucier du bien-être des salariés, ben l'entreprise fait appel non pas à des communicants mais à des psy du travail et des organisations justement. Qui ne font pas partis de l'entreprise. Qui n'ont donc aucun enjeu de pouvoir ou autre à gérer. Donc oui, je sais que dans la formation il y a ce soucis de l'éthique, mais après sur le terrain, comme tu disais...
Faut pas confondre les places et les rôles, et les fonctions, et les statuts, le communicant communique des infos, ou autre, le psy du travail est plus dans la "parole" de chacun, de tous et leur interaction. Le but n'est à la base pas le même, me semble-t-il.
Tout ça pour dire: par le biais des équivalences, continue après ta licence sur un master psycho des organisations :D
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Re: Votre travail

Messagepar Yoan » Jeu 9 Déc 2010 14:32

caro a écrit:Tout ça pour dire: par le biais des équivalences, continue après ta licence sur un master psycho des organisations :D


Ce serait le top en effet, sauf que je ne vois pas comment je vais gagner ma vie pendant le Master en question. Je touche le chômage (+ les allocations logement) pendant ma formation, parce que j'ai l'aval du Pôle Emploi jusqu'en juillet prochain.
Hormis peut-être exercer un énième petit boulot pendant ma formation, si mon emploi du temps me le permet - ce qui est souvent le cas en Master apparemment - je ne vois pas.

Mais avant de réfléchir à tout ça, il faudrait déjà que j'ai ma Licence. Donc là tout de suite je devrais peut-être déjà m'affoler et décoller du Forum.
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Re: Votre travail

Messagepar Binouz » Lun 24 Jan 2011 17:06

Bon, alors c'est lundi et j'ai du mal à me mettre au boulot.
Pas grande affluence à la bibliothèque, bien que les partiels approchent. Je suis peut être envahie par la flemme du fonctionnaire.
Dooonc, tout ca pour répondre à la question de Ash (autre topic) qui date du 8 décembre!

Pourquoi t'es pas censée lire binouz?


La réponse est toute simple : parce que j'ai du travail. xD
De la même manière qu'une vendeuse dans une boutique de fringue de doit pas essayer des fringues, un informaticien, surfer sur internet, une bibliothécaire n'est pas sensée lire des livres...
La "permanence" en bibliothèque n'est qu'un aspect du boulot, et les tâches qui incombent au bibliothécaire sont beaucoup plus vastes. Animer une bibliothèque requiert une expertise dans le domaine que je n'ai pas (l'économie), et que je dois acquérir (et actualiser) pour bien cibler mes achats, chaque commande au libraire dois répondre à une politique documentaire plus globale afin de répondre aux exigences du public, politique documentaire à faire évoluer au cours de l'année. Je dois "jeter" les documents obsolètes, récupérer auprès des différentes chaires les mémoires et les thèses, "rentrer" tous les documents dans un catalogue informatique.... Bref, un bibliothécaire ne passe pas son temps à lire, tout comme le libraire, qui lui possède une entreprise commerciale, contrairement à l'idée qu'on peut se faire du libraire de quartier.

Voilà, je suis en CDD jusqu'à juin. Encore une fois, je ne sais pas ce que je vais devenir =D
Mais bon, ca ne me dérange pas. J'ai un gamin c'est pas très raisonnable, mais je préfère 1 000 fois cette situation, à celle que j'avais il y a 3 ans (CDI mon cul ouais).
C'est peut être ce qu'il me faut finalement, me remettre en question, tous les ans. Tous les ans, occuper un nouveau poste. Et tant que je n'obtiens pas de concours (Capes Doc ; bibliothécaire ; bibliothécaire adjoint spécialisé.....) (tous quasi-inaccessibles, sauf à y consacrer une année) (ce qu'il m'est impossible de faire, là, avec un gamin et un taf à temps plein), me v'là reléguée au "remplacement" de postes vacants !

Dans l'absolu, ca ne me pose pas de problème. M'encroûter au même endroit toute ma vie ne m'intéresse fondamentalement pas.
C'est qui est pénible, c'est le salaire. (je gagne autant moins que ce que je gagnais à 24 ans!) !!!

Et avec ça, on continue de nous annoncer les suppression de postes à tire larigot : moins de postes de titulaires > plus de postes de contractuels > toujours plus d'emplois précaires.
Il y a un syndrome chez le fonctionnaire, j'en suis convaincue. Le best-seller "Complétement débordée", ne m'intéresse pas parce que je suis sure qu'il alimente le cliché plutôt que de poser les bonnes questions. Mais clairement, y'a un truc.
Je me pose beaucoup de question sur ce statut et sa légitimité. A titre d'exemple :
Mon service compte une vingtaine d'agents (oui, c'est comme ca qu'on nous appelle). Sur les 20 agents, il y en a 3, titulaires, qui ne connaissent pas leur travail. Oui, le métier de bibliothécaire évolue, et lorsqu'on en est à parler du livre électronique (bon ou pas, c'est un autre débat), certains bibliothécaires font de la résistance et (dixit) n'arrivent pas à suivre. Soit. Je peux comprendre que ce ne soit pas évident à appréhender, la révolution numérique, tout ca, tout ca, moi même je suis larguée. Mais ils se permettent tout un tas de choses, rechignent à la tâche, refusent de faire la moindre chose qui n'apparaitrait pas sur leur fiche de poste, bref, des caricatures de fonctionnaires.
Parallèlement à cela, il y a 5 contractuels, moyenne d'âge 30 ans, motivés et compétents, très au fait des nouvelles technologies, donc ce vers quoi se dirige les bibliothèques, qui voient leurs postes menacés à chaque rentrée scolaire.
Dans la fonction publique il y a donc souvent deux poids deux mesures.

Et il n'est pas question de "titularisation" en masse (ou au cas par cas non plus d'ailleurs), ni de remettre en cause la notion de "concours", historiquement importante, et fondamentalement juste, à priori. M'enfin, quand il y a 150 postes accessibles par concours, et 8 000 agents contractuels, y'a de quoi se poser des questions quand même, nan ?
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Re: Votre travail

Messagepar Ash » Lun 24 Jan 2011 20:13

Ah je me doutais que tu pouvais pas lire n'importe quand, mais je pensais que tu pouvais lire quand/si t'avais pas de taf, par exemple. Ou pendant tes pauses. Remarque, ça fait tellement longtemps que je suis à mon compte que je sais plus trop comment ça marche quand on est salarié !!

Ma mère est bibliothécaire bénévole dans le petit bled où habitent mes parents, et j'ai toujours trouvé ça super intéressant, comme boulot - le choix/l'achat des livres, le rangement desdits livres, l'informatisation de tout ça.. même si bien sûr c'est à petite échelle, et heureusement, puisque tout le monde est bénévole dans cette bibliothèque. Mais bon, moi qui suis une grande amoureuse des livres, ça m'a toujours fait rêver, ce monde, même si la réalité est certainement plus complexe que ma vision utopique des choses. Comme tu l'as très bien expliqué, d'ailleurs !
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Re: Votre travail

Messagepar Ash » Jeu 17 Fév 2011 21:48

Alors là les amis, je suis sur le c...

C'est la première fois de ma vie que ça m'arrive (pas d'être sur le.. bon bref) : un chasseur de tête vient de me contacter pour me proposer un job !
Moi qui ai l'habitude de l'inverse (prospecter, chercher des clients, etc), ça fait tout bizarre. On me propose, sous réserve de réussite du test, un poste de Team Lead pour Google. Je n'ai pas encore bcp de détails, mais ça impliquerait d'être en qq sorte le point de chute linguistique pour les traducteurs, les chefs de projet, les clients, etc. Il m'incomberait de veiller à la bonne marche de la traduction, de répondre aux questions des traducteurs, de gérer les projets du point de vue linguistique, de créer des glossaires, etc.
Ce qui est original, c'est que c'est un job freelance basé sur une 20aine d'heures par semaine.
Ce serait peut-être la solution idéale pour moi qui passe beaucoup de temps à essayer de récupérer mes sous à droite à gauche et à me demander si j'aurai du boulot le mois prochain.. (même si ça fait un bon moment que je suis plutôt débordée qu'autre chose, enfin..). Ça me permettrait d'avoir une base fixe tous les mois.

enfin à voir, je vais faire le test, déjà, ensuite si ça passe j'ai un entretien téléphonique (jamais fait ça de ma vie moi, ah ah) et après.. à voir. :p
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Re: Votre travail

Messagepar Paint » Lun 21 Fév 2011 13:06

Waoh, c'est la classe ! Google qui te propose du taff... Et puis c'est quand meme une grosse responsabilité, joli !

Bonne chance pour le test. :)
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Re: Votre travail

Messagepar Binouz » Mar 22 Fév 2011 21:16

Wouaou !
Tiens nous au courant !
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Re: Votre travail

Messagepar Paint » Lun 28 Fév 2011 19:17

Hummm je viens d'apprendre qu'il se peut que je fasse tous les Grand Prix cette année...
20 Grand Prix, 20 destinations, beaucoup de décalage horaire, peu de temps a la maison, et bien sur c'est EN PLUS de mon boulot quotidien a l'usine. Huuuuum. Et je dois dire si je suis intéressé ou pas demain au plus tard.

Je le sens pas de sortir un "NON" net a mon boss comme ca, mais en meme temps, je me sens pas non plus de le faire. Putain... Super !

(je précise que ca a l'air super glamour les GP de F1, et ca l'est, sauf qu'en tu y travailles !)
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Re: Votre travail

Messagepar Binouz » Mar 1 Mar 2011 14:34

moi à ta place j'aurais accepté.
tu auras tout le temps de rester à la maison (quand tu auras un gamin notamment).
autant voyager, même si c'est pour bosser, est une opportunité qui ne se refuse pas - trop.

bon, c'est peut être parce que moi je me rends compte que voyager deviens un chouia plus compliqué avec un gamin que je te dis ça.
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Re: Votre travail

Messagepar Paint » Mar 1 Mar 2011 15:51

C'est surtout le temps passé la-bas que les gens, je pense, ne réalisent pas vraiment. L'équipe part le mardi, et rentre le lundi. Et les Grand Prix sont toutes les deux semaines, donc en gros sur un mois, tu es a la maison 12 jours au mieux. Sachant qu'a la fin de l'année, y'a trois courses sur trois weekends, ce qui veut dire etre sur la route 6 semaines sans retour.

C'est un truc qui plait vachement aux célibataires, mais quand tu es en couple, ca devient problématique.
Faut voir, j'ai pas encore pesé tous les pours et contres, mais c'est sur que l'année ou on est sensé organiser notre mariage (pour 2012), c'est pas le top.
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