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Jeux vidéo

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Re: Jeux vidéo

Messagepar Night » Sam 9 Aoû 2014 15:01

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Ce post n’est ni une review, ni une rétrospective détaillée sur la saga Pokémon. Il s’agit juste d’une tentative de démystification adressée principalement aux gamers qui sont passés à côté du phénomène, soit à cause de leur âge, soit à cause de leur réticence à jouer sur portable.
Car ces gens-là ont tendance à considérer Pokémon - avec ou sans mépris pour la chose - comme un RPG pour enfants, et du coup, ils sont persuadés que ce n’est pas fait pour eux. Or, à l’instar de Mario, la poule aux œufs d’or de Game Freak ne cible pas uniquement les moins de 12 ans. Il serait bon de s’en rendre compte, et d’arrêter de faire l’amalgame avec le dessin animé.
En outre, l’année dernière, j’avais rédigé un pavé dans lequel je présentais Golden Sun comme le RPG initiatique par excellence, et chemin faisant, je m’étais permis de préciser que Pokémon ne pouvait véritablement prétendre à ce titre. Eh bien j’ajouterai même que, pour quiconque est un vétéran du RPG, un Pokémon a infiniment plus d’intérêt qu’un Golden Sun. Surtout avec une connexion Internet à disposition.
Et si ces affirmations vous étonnent ou vous intriguent, je vous invite fortement à lire ce qui suit, parce que vous ignorez visiblement tout d’une des meilleures franchises de Nintendo.



L'expérience pokémon

Le joueur le savait.
Il l’avait entendu dire, maintes fois, que c’était bien davantage que des jeux pour gamins. Et il s’était laissé convaincre. Pourtant il fallut plusieurs années pour que l’envie lui naisse. L’envie de tenter l’expérience Pokémon.

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Ses connaissances sur la série étaient pour le moins superficielles. On pourrait en dresser la liste que ça ne prendrait pas beaucoup de temps.
Voyons voir. Il savait déjà que l’univers était très cartoon et bon enfant, quoiqu’il n’était pas sûr que les images de Sacha, de Pikachu et de la Team Rocket qui s’affichaient dans son esprit fussent fidèles à ce que le jeu proposait. Il connaissait aussi plus ou moins la mécanique principale de la série, qui a donné lieu au célèbre slogan « Attrapez les tous ». Tout le jeu reposait apparemment sur la capture de bestioles appelées Pokémon, qu’il fallait ensuite entraîner au combat.
Et sinon, quoi d’autre ? Ah oui, la pokéball. C’est en balançant une pokéball qu’on capture les Pokémons. Une information qui, en fait, ne l’avançait pas tant que ça. Est-ce qu’on peut rater une capture ? Y a t-il même une phase de gameplay consacrée à la capture ? Probablement, mais il n’en savait trop rien.
Il avait aussi entendu parler d’un nombre ahurissant de pokémons disponibles, excédant facilement la centaine. Et cela l’inquiétait. Il redoutait que le jeu n’ait d’intérêt que pour les collectionneurs. Il redoutait que l’accent soit mis davantage sur la recherche des bestioles que sur leur élevage et leur emploi en combat. Il redoutait un contenu trop conséquent pour un gameplay trop pauvre. Il redoutait, somme toute, la répétitivité et la lassitude.
Pourtant, à l’idée de découvrir tout cela, son impatience grandissait.
Car le joueur ne savait rien d’autre. Ni le but du jeu, ni ses règles, ni son contenu, ni son scénario.

La partie commença plutôt classiquement, avec le choix du sexe et du nom de l’avatar. Toutefois, le joueur s’étonna d’avoir à choisir aussi le nom de son rival. Il faut dire que les RPG, habituellement, n’offraient jamais la possibilité de renommer l’antagoniste. Mais bon, soit. Pourquoi pas ? Et après avoir laissé libre cours à son imagination, il comprit « pourquoi pas »...

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Quelques minutes de jeu plus tard, le joueur fut confronté à un choix beaucoup plus perturbant : celui d’un pokémon de départ, parmi trois différents.
Il avait, certes, eu le temps de visiter le village, et de repérer quelques clins d’œil amusants comme la SNES dans la chambre de son avatar. Mais toute l’information qu’il avait pu tirer à propos des pokémons se résumait au fait que, s’il voulait s’aventurer dans les hautes herbes, il lui fallait en posséder. Il ne savait donc rien qui aurait pu lui permettre de trancher entre un pokémon de type feu, eau ou plante. Or, c’était justement ce qu’on lui demandait.

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Un peu pris au dépourvu, le joueur choisit finalement le pokémon élémentaire du feu. Totalement au pif, bien entendu. Quoique celui-là avait une bouille un peu plus sympa que les deux autres. C’est alors que le fameux rival fit son apparition, s’enticha de la créature aquatique, et provoqua immédiatement le joueur en duel pour ce qui allait être leur premier combat de pokémons à tous les deux. Ça y est, le jeu commençait !
L’eau a toujours été efficace contre le feu. C’était un classique. Le joueur s’attendait donc à ce que son rival soit avantagé pour cette première bataille. Cependant, il eut l’impression de ne souffrir aucun handicap lors de ce combat. C’était même lui qui tapait le plus fort. Il lui a donc suffi de bourriner la seule attaque offensive à sa disposition pour remporter la victoire. Rien de bien palpitant.
Il vérifia ensuite ce qu’il avait déjà deviné : les attaques avaient aussi des types. C’était sans doute parce que « charge » n’était pas une capacité aquatique que son adversaire n’avait aucun avantage apparent.

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Le décor était désormais posé. Le joueur devait vaincre huit champions disséminés de par le monde, et compléter une encyclopédie consacrée aux pokémons en rencontrant de nouvelles espèces. Peu après ces maigres – mais suffisantes – explications, il reçut ses premières pokéballs.
Et leur utilisation n’avait franchement rien de sorcier. On pouvait lancer une pokéball à tout moment, mais pour augmenter ses chances de capture, il valait mieux avoir d’abord affaibli le pokémon visé. La difficulté étant bien sûr de réussir à retenir ses attaques pour ne pas mettre la proie K.O sans l’avoir voulu. En somme, il fallait savoir doser le risque. C’était sympa.

Mais plus la partie avançait, et plus il se sentait perdu.
Impossible par exemple, d’anticiper et de comprendre les forces et les faiblesses des différents types. Après tout, il y en avait plus d’une quinzaine. Et non seulement les pokémons pouvaient en cumuler deux, mais on ne pouvait deviner le(s) type(s) des pokémons adverses qu’à partir de leur apparence. Ce qui rendait la compréhension des affinités entre les types d’autant plus difficile qu’il n’allait pas de soi – par exemple - que les attaques de type insecte fussent efficaces contre le type psy !
La capture aussi, s’était notablement enrichie. Déjà parce que maintes pokéballs de caractéristiques très différentes – et pas toujours explicites - avaient fait leur apparition, mais aussi parce qu’il n’était possible d’avoir certaines espèces de pokémon qu’en en faisait évoluer d’autres, et que lesdites évolutions nécessitaient parfois des conditions extrêmement alambiquées. Sérieusement, on était censé le deviner comment, que Ninjask n’évoluait que s’il était accompagné de moins de cinq Pokémons ? Ou que Capumain ne se transformait en Capidextre qu’après avoir appris l’attaque « Coup double » ?

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Le joueur qui a su déduire, au fil de ses expériences,
l'ensemble de ces affinités est un mythe


Plus la partie avançait, et plus il se sentait perdu.
Il avait notamment découvert qu’il était possible de faire tenir un objet à un pokémon, soit pour qu’il l’utilise de lui-même pendant un combat, soit pour qu’il bénéficie passivement d’un certain effet. Il s’était aussi enfin décidé à utiliser les CT et les CS, afin d’apprendre à ses pokémons des attaques parfois rares, et dont certaines étaient utilisables hors combat. Puis il prit connaissance des pokémons légendaires - uniques et super chauds à capturer - ainsi que des pokémons chromatiques - rarissimes (1 chance sur 8192 pour en trouver) et plus forts que leurs semblables - et ensuite des capacités spéciales des pokémons, de leur système de reproduction ovipare, de la culture de baies, de la fabrication de pokéblocs, des bases secrètes, de la pêche, du casino, des concours, du safari, des attractions, etc, etc, etc…
Effectivement, il y avait de quoi être perdu.


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Un monde de secrets

Un contenu d’une taille et d’une originalité qui déstabilisent.
Voilà ce à quoi Pokémon confronte les novices, et – les médias ne cachant cela à personne - je ne vous ai peut-être rien appris en le faisant remarquer. Cependant, cela ne suffit pas pour expliquer l’engouement des joueurs. Car ce dernier revêt plusieurs visages. Pokémon est non seulement une figure majeure du jeu vidéo – c’est tout de même LA licence reine des consoles portables – mais elle est également importante à plus grande échelle dans la culture geek, notamment dans le monde du hack et dans celui de la stratégie. Si bien que pour vous faire sentir l’ampleur du phénomène, il va me falloir le lier à Internet et en aborder un sacré nombre de facettes.
Pas de spoil en perspective, donc, mais il faudra tout de même compter avec des informations qui sont loin d’être connues de tous les joueurs de Pokémon, et que j’espère édifiantes.

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Déjà, ce qu’il faut bien comprendre, c’est que les mecs de chez Game Freak poussent le concept assez loin quand il est question d’instiller un peu de mystère et de secret dans l’aventure.
Tantôt ils obligent le joueur à fouiller la notice pour trouver de quoi déchiffrer des textes en braille, et tantôt ils laissent supposer l’existence d’une île mirage qui apparaît tellement rarement que neuf joueurs sur dix ont cru que c’était une blague. Le pire étant que ça aurait pu être une blague, effectivement, puisque c’était déjà le cas pour ces étranges pokémons appelés « zarbis », qui ont tous la forme d’une lettre de l’alphabet, qui puent le mystère comme pas permis, et qui ne servent en fait strictement à rien. Ajoutez à cela ces quelques Pokémons légendaires que les joueurs voyaient sans cesse sur l’écran de leur télé, mais jamais sur celui d’aucun Game Boy, et vous comprendrez aisément pourquoi Pokémon est aujourd'hui à la racine d’un véritable réseau de légendes urbaines.

En effet, pour ce qui est de la circulation d’astuces inexactes et de rumeurs infondées, que ce soit sur Internet ou dans les cours de récré, Pokémon bat des records. Après tout, quand un gosse rêve de capturer le légendaire Mew, mais que c’est impossible parce qu’il est européen et que le seul moyen de l’avoir est de remporter un concours organisé au Japon, quoi de plus naturel pour lui que de vouloir croire aux méthodes grotesques dont il a eu vent ? On en est à un point où le mythe fait partie intégrante de l’expérience. Je me souviens même avoir traité (gentiment) un camarade de mytho car un de ses pokémons avait, soi-disant, été infecté par un virus. Bien sûr, le pauvre était tout-à-fait honnête, mais la probabilité que ça arrive était d’une chance sur 21 845. Evidemment, moi, je n’y avais jamais eu droit. Et sans accès à Internet, difficile de croire sur parole une vérité aussi étrange.

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Bref, je peux vous dire que jamais un univers n’a autant stimulé mon imagination que celui de Pokémon. Et n’étant pas un cas isolé, ça s’est transformé en une effervescence sur la toile, aussi bien du côté des fan-arts que des fans-games, ou que des fans-[insérer n’importe quel type de création]. Très franchement, il n’y a rien d’excessif à considérer, encore aujourd’hui, la communauté des « Pokémaniacs » comme une des plus productive qui soit sur Internet. Et là, j’enchaînerais volontiers avec moult réalisations graphiques, musicales ou écrites dégotées par-ci par-là. Sauf que, si je tiens à être lu, j’ai des impératifs de taille à respecter. Du coup, je vais simplement me limiter à une fan-fiction qui a fait le tour du web. C’est même, pour être plus précis, une creepypasta – c’est-à-dire une histoire qui fait flipper sa race – intitulée « Le syndrome de Lavanville ».
Explications.

On peut visiter, dans les premiers Pokémon, une ville qui ne se cache pas de porter sur la thématique de l’horreur. C’est là que se trouve le cimetière pour pokémon – où des dresseurs viennent carrément pleurer leurs défunts compagnons d’aventure - et c’est aussi là qu’on capture les seuls pokémons de type spectre du jeu. Qui plus est, une de ses habitantes vous demandera si vous croyez aux fantômes. Et si vous lui répondez non, elle en déduira que la main toute blanche sur votre épaule est fausse. Bref, vous êtes à Lavanville, et c’est la ville qui fait peur.
Et si l’atmosphère de ce lieu a traumatisé marqué les joueurs, c’est en très grande partie grâce à cette musique :



Ce morceau - très triste, presque dépressif et un poil inquiétant - est devenu culte, ce que ne dément pas le nombre ahurissant de reprises trouvables sur Youtube. Et la réputation de l’histoire du syndrome de Lavanville y est clairement pour quelque chose. En effet, puisque ce thème ne foutait apparemment pas encore assez la trouille comme cela, les fans ont cru bon d’écrire une histoire à propos d’un joueur décédé suite à l’écoute d’une version dite « originale » du thème de Lavanville. Ça a donné « l’histoire des fréquences manquantes de Lavanville ». Puis le récit a fait son petit bout de chemin, et des fans ont voulu l’enrichir et l’améliorer. Conséquence de quoi il est maintenant question de suicides de centaines d’enfants japonais causés par la toute première version de Pokémon, ainsi que de sprites et de messages malsains apparus à l’insu des développeurs. Et comme toujours avec les fans, le tout est appuyé par une piste audio et des images réalisées avec le plus grand soin.
Dans le cas où cela vous intéresserait, vous pouvez lire ce truc-là intégralement en cliquant ici.

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Pour précision, contrairement à ce qu'on pourrait croire,
cette image n'a pas été retouchée


Vous visualisez maintenant sans doute beaucoup mieux ce que l’univers énigmatique et nébuleux de Pokémon a pu inspirer aux fans. Mais ne croyez pas avoir cerné la face immergée du « Poké-Iceberg » pour autant !
Tout ce qu’on a vu là n’est ni plus ni moins que le rêve de tout développeur de RPG : les joueurs ont complètement déliré sur l’univers du jeu et ses non-dits, de façon à construire tout autour un mythe assez incroyable, mêlant légendes, secrets et fiction. Et c’était fait pour. Autrement dit, les fans ont agit comme les développeurs l’avaient espéré. Cependant, vous imaginez bien que les fans de Pokémon n’allaient pas gentiment rester dans le cadre de ce qu’avait pu prévoir Game Freak. Et en l’occurrence, parler au contraire du cauchemar de tout développeur serait presque à propos…

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151.
Voilà le nombre annoncé fièrement par Game Freaks, lorsqu’il s’agissait de faire valoir la diversité des créatures capturables dans les jeux de la première génération.
Mais aujourd’hui, cela en fait bien rire certains.
Cela fait rire ces joueurs qui prétendent en avoir capturé beaucoup plus. Parfois 160, parfois 170.
Demandez une preuve, et c’est en esquissant un sourire narquois qu’ils vous la donneront.
Accusez-les de triche, et soyez assurés qu’ils ne lâcheront rien.
Car leur univers est celui du glitch.
Et le glitch, c’est pas de la triche.

Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est un glitch, ce n’est rien d’autre que l’exploitation volontaire d’un bug. Donc en gros, il s’agit de tirer profit des limitations techniques de la console et de la fainéantise – ou de l’incompétence - des développeurs. Du coup, évidemment, plus il y a de glitchs dans un jeu, plus ses créateurs ont de quoi avoir honte.
Et sans vouloir vexer quiconque, dans le cas de Pokémon, il faut avouer qu’on en compte un sacré paquet. Il en existe même un qui permet d’attraper le fameux légendaire Mew, dont les espoirs de capture ont pourtant été la source des rumeurs les plus improbables. Mais ce qui a intéressé les fans, c’est surtout la capture de pokémons qui ne sont pas censés exister : des "pokémons glitchés", pour ainsi dire. De quoi donner à « Attraper les tous » une toute autre signification.
Et le délire est allé assez loin, puisque les fans ont découvert pas moins de 70 pokémons glitchés, ainsi que des méthodes pour capturer 23 d’entre eux. Par exemple, ci-dessus, vous avez les cinq formes que peut prendre MissingNo, le plus célèbre des pokémons glitchés. Et si vous voulez découvrir d’autres créatures de la sorte, telles que ‘M, PkMn ou encore ゥ, je vous laisse un lien vers un dossier ultra-complet sur le sujet, rédigé par un forumeux passionné et tout aussi incapable que moi d’écrire de façon courte et concise.

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Un cosplay d'un pokémon glitché. Carrément.


L’univers génère du mythe parce qu’il recèle des secrets, et dans un registre plus technique, la cartouche aussi. En conséquence, Pokémon est presque plus riche dans le mystère que dans le concret, ce qui n’est pas peu dire compte tenu du contenu faramineux de la franchise. Voilà ce qui, de mon avis, explique l’intérêt des joueurs pour cette série.
Mais l’intérêt parfois meurt. Et vous êtes parfaitement en droit de vous demander pourquoi les fans les plus âgés continuent, inlassablement, de jouer à une série qui évolue peu et dont ils ont rodé les mécaniques depuis belle lurette.


Pourquoi continuer de jouer à pokémon?

Le glitch et l’imaginaire collectif, c’est bien beau, mais je ne voudrais pas donner l’impression que la communauté n’est active qu’en dehors du jeu. Parce que les pokémaniacs sont, avant tout, des joueurs. Et de ce fait, on ne coupe ni à la formation d’une élite, ni à l’établissement d’une théorie de la stratégie Pokémon. Or, quel meilleur motif pour continuer à jouer que d’essayer de rester compétitif à haut niveau ?

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Si certains fouillent la cartouche en quête de bugs et de failles à exploiter, d’autres y voient l’occasion de parfaire leur connaissance du jeu. Comment calculer ses chances d’effectuer un coup critique ? Ou comment entraîner ses Pokémons de façon optimale ? Tel est le genre de questions auxquelles il est aujourd’hui obligatoire de savoir répondre pour tenir la route en face d’un dresseur expérimenté.
Mais comme les détails techniques ne font pas tout, les fans ont aussi théorisé sur la composition d’une équipe équilibrée de pokémons, sur les aptitudes de chaque espèce, et leur habilité à exécuter différents rôles. Le tout accompagné de moult classifications, et d’un vocabulaire complètement hermétique aux non initiés.
Plutôt impressionnant quand – comme moi – on n’y pipe rien.

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Lui, c'est Arash Ommati. Il a été sacré champion de la catégorie master
du tournoi mondial de Pokémon en 2013


En somme, Pokémon est "encore" joué exactement pour la même raison que Street Fighter II est encore joué : parce qu’il y a de la compétition.
Ceci dit, vous aurez bien compris que le niveau requis pour profiter de cet aspect-là de Pokémon n’est pas accessible à tout le monde. C’est bien pourquoi seule une minorité de fans tire sa motivation de la compétition. Les autres, s’ils ne décrochent pas de la série, c’est à cause des hacks.

Le hack – à ne pas confondre avec le glitch – consiste à modifier un système de données. Il est donc, en l’occurrence, question de modifier les jeux Pokémons. Mais pourquoi faire, exactement ?
Eh bien, figurez vous qu’il y a une sacrée demande, chez les fans.
Certains reprochent aux jeux officiels d’être trop faciles ou trop lents, tandis que d’autres ne supportent pas les décisions purement mercantiles de Game Freak. Le fait que chaque jeu ne mette à disposition qu’un seul fichier de sauvegarde a en effet été beaucoup décrié par la communauté. D'une part parce que c'est chiant de ne pas pouvoir recommencer un jeu sans effacer son ancienne partie, mais surtout parce que chaque famille se voit contrainte d'acheter une cartouche par joueur. De même, le fait que les jeux sortent par générations est proprement honteux. Alors qu’ils auraient pu – classiquement - sortir un "Pokémon 1", ils ont décidé de mettre en vente Pokémon Rouge et Pokémon Bleu : deux jeux quasi-identiques, et dont la différence ne tient à une poignée de pokémons exclusifs. Impossible, du coup, de viser le 100% dans la version Rouge si vous n’avez pas d’ami possédant la Bleue. C’est frustrant au possible. Et ça dure depuis que la série existe.

Mais c'est justement là que le hack intervient, puisqu'il s’est naturellement imposé comme LA solution à ces aberrations commerciales.

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Le hack s’est-il imposé à Pokémon, ou Pokémon s’est-il imposé au hack ?


Dire que la pratique du hack s’est popularisée est un euphémisme, dans le cas de Pokémon.
Du challenge, de la rapidité, des clins d’œil, du fanservice : tout était devenu possible ! Les fans se sont donc faits plaisir, et ont littéralement conquis le monde du hack de jeu vidéo.
Les nostalgiques se sont chargé de remettre les premières générations au goût du jour – et ce bien avant que Nintendo n’en commercialise les remakes – les puristes ont offert aux hardcore gamers de quoi s’arracher les cheveux, les plus créatifs ont pu se lancer dans le design de nouveaux pokémons et dans la création de scénarios originaux, les rigolos ont laissé parler leur sens inné de la parodie, et les fans de l’anime ont adapté les aventures de Sacha et de Pikachu en jeu.
Difficile, du coup, de ne pas trouver son bonheur parmi tout ce qui a été produit. Et ça n’a rien d’étonnant : avec tout le mythe qui gravite autour de la série, les fans ne risquaient pas de manquer d’idées ! D’ailleurs, au cas où vous en douteriez, l’histoire du syndrome de Lavanville a évidemment eu droit, elle aussi, à son hack.

Voilà donc ce à quoi joue actuellement une très grosse partie de la communauté, et voilà ce qui maintient leur intérêt pour la série. Une seule chose à dire, donc : vive le hack !
Et je terminerai en conseillant à ceux qui ont déjà joué à un Pokémon de s’intéresser quelques instants à Pokémon Gemme. C’est tout de même actuellement le plus gros projet de hack français en la matière, et ce qu’il propose n’est pas piqué des hannetons : les 4 premières générations de jeux réunies en une seule grande aventure, avec une difficulté revue à la hausse, un gameplay revisité, un scénario modifié et l’apparition de personnages emblématiques de l’anime tels que Jessie et James. Le jeu Pokémon ultime, quoi. Aucun fan ne devrait ignorer l’existence d’un truc pareil.

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Graphiquement non plus, c'est pas dégueulasse. Il faut l'avouer.





Si vous êtes arrivé jusqu'ici, je suis heureux de vous apprendre que vous n'êtes plus, désormais, un parfait ignorant du phénomène Pokémon. Félicitations !
Vous pouvez donc retourner vaquer à des occupations normales, ou tout simplement les poursuivre s'il s'avère que je parle déjà dans le vide. Sachez néanmoins que je ne compte pas m'arrêter là, puisqu'il serait absolument indécent que je ne dise rien sur l'évènement qui m'a motivé à écrire cette présentation.
Un autre post sera à venir, donc. Dans pas longtemps.
"There is, through the art of game design, some kind of observation about that universe that is not accessible in the same way from other media. If I can get that, then I don't even care about the game mechanic. If I can do that in a first-person shooter that looks exactly like Doom 3 then I would do it."
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Re: Jeux vidéo

Messagepar Finquel » Dim 10 Aoû 2014 19:44

Chouette post!!
J'avais joué au rouge, le 1er, quand j'avais 18ans et me suis acheté le dernier, le Y. Soit 14 ans plus tard. Et je m'y suis éclaté comme un petit fou. La connexion internet rendant le truc bien intéressant quand même.

Sinon j'ai appris bien triste nouvelle. Le prochain "breath of fire", le 6 sortira sur tablettes/smartphones
En plus le charadesign n'a plus rien à voir avec les précédents opus.
Je suis un peu blazé
http://www.gamekult.com/actu/breath-of- ... 10814.html
Batmaaaaaan tin-nin--nin--nin--nin--nin--nin--nin Batmaaaaaan
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Re: Jeux vidéo

Messagepar Night » Lun 11 Aoû 2014 18:00

Chouette post!!
J'avais joué au rouge, le 1er, quand j'avais 18ans et me suis acheté le dernier, le Y. Soit 14 ans plus tard. Et je m'y suis éclaté comme un petit fou. La connexion internet rendant le truc bien intéressant quand même.


Merci!
Il paraît qu'il valent le coup, effectivement, les épisodes X et Y, là. Moi qui ai fait une pause après la version perle en attendant suffisamment de nouveautés pour m'y remettre, il serait peut-être temps, d'ailleurs.
Et vu que tu en parles, c'est géré comment, le online? Pour les échanges, je vois à peu près, mais pour les combats? On te met contre des gens au pif, ou le niveau du joueur est pris en compte?


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Pour peu que vous ayez lu ce que j'ai écrit plus haut, vous savez déjà tout ce qu’il faut savoir pour bien cerner le phénomène Pokémon. Si je ne me suis pas totalement planté, vous le comprenez même mieux que pas mal de personnes ayant déjà tâté de la licence.
Pour autant, il est hors de question que je m’arrête avant d’avoir présenté Twitch Plays Pokémon. Certes, c'est inutile, mais ce truc est à la fois ce qui m’a motivé à écrire tout ça, et ce qui a illuminé mes vacances d’hiver. Du coup, ça me tient à cœur.


Twitch plays pokémon : pour ceux qui auraient loupé l'évènement geek de la décennie


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Sorte de mix entre une expérience sociale à grande échelle, une façon inédite de penser le jeu vidéo, et un véritable spectacle pour geek, Twitch plays Pokémon est sans conteste un évènement qui fera date dans l’Histoire d’Internet. Et comme son concept n’est pas forcément simple à saisir, je vais vous demander un léger effort de concentration.

Nous sommes le 12 Février 2014.
Ce jour là, un australien anonyme décide de profiter du site Twitch – une plateforme spécialisée dans la diffusion de vidéos en direct – pour expérimenter une idée folle. Il lance une partie de Pokémon Rouge sur un émulateur Game boy, et retransmet en direct la partie via Twitch.
Jusque là, tout va bien.
Sauf qu’il décide de ne pas jouer lui-même, et de laisser les spectateurs prendre le contrôle de sa partie. Pour cela, il utilise un programme qu’il a lui-même codé, et qui lit tout ce qui est écrit sur le chat. Dès que ce programme lit les commentaires « up », « down », « right », « left », « a », « b », ou « start », il envoie la commande correspondante à l’émulateur.
Résultat : si vous écrivez « up » dans le chat, le personnage principal fait un pas vers le haut. Vous pouvez donc bel et bien jouer sur la partie de cet australien, exactement comme le peuvent tous les autres internautes. Plutôt marrant, comme idée de meuporg.

Seulement voilà : le 14 Février, soit deux jours plus tard, ce sont des dizaines de milliers d’internautes qui sont sur le coup. Or, on conviendra sans peine que cela fait beaucoup de marionnettistes pour un seul pantin.
Le jeu devient du coup complètement chaotique, les commandes contradictoires sont légion, et on peut même compter sur un décalage vidéo dépassant la vingtaine de secondes pour encore moins de jouabilité. Autant vous dire que le résultat à l’écran n’est pas triste à voir : ce qui s’y passe n’a tout bonnement ni queue ni tête. C’est même tellement absurde que tout le monde se demande si la partie se terminera un jour.

La réponse à cette question nous a finalement été donnée le 1er Mars.
En effet, les internautes ont, contre toute attente, réussi à terminer Pokémon Rouge en seulement 16 jours ! Or, appelons un chat un chat ; compte tenu des conditions extrêmes dans lesquelles la partie a été menée, ceci est une prouesse.
Une vraie prouesse.

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Les conditions de jeu


« Avec suffisamment de temps, un singe tapant aléatoirement sur une machine à écrire finira presque sûrement par recopier une pièce de théâtre de Shakespeare » – Dixit le paradoxe du singe savant


L’exemple le plus célèbre d’obstacle rencontré par Twitch s’appelle « The Ledge ».
Et « ledge », en anglais, ça veut dire rebord. Or, dans Pokémon – comme dans n’importe quel RPG 2D - un rebord, c’est un élément de level design qui permet de créer un raccourci à sens unique : on peut en effet sauter du haut d’un rebord, mais on ne peut pas remonter. Donc a priori, ça n’a rien de très méchant.
Mais qui dit Internet dit troll. Et comme personne ne peut empêcher les plus mesquins d'entre nous d’opter pour la direction qui va faire tomber le personnage, les rebords, pour Twitch, ça a donné à peu près ça :

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Pour vous donner une idée de la galère que ça représentait, le record de temps perdu sur un de ces rebords est de 16 heures. Comme quoi, les difficultés peuvent vraiment surgir de nulle part, avec un concept pareil.
Mais plus retors qu’un rebord, ça existe. Et Twitch a bien failli capituler devant le repaire de la Team Rocket et son labyrinthe rempli de dalles fléchées. En effet, ces maudites dalles ont la fâcheuse caractéristique de projeter ceux qui marchent dessus dans la direction de la flèche. Et dans le cadre d’un labyrinthe, leur existence impose au joueur de suivre une trajectoire parfaite, puisque chaque faux pas implique alors un retour à la case départ. Autant vous dire qu’avec la précision dont dispose Twitch pour diriger son perso, il ne fallait pas s’attendre à ce que la situation se débloque rapidement.

Et après 18 heures sans aucun progrès, notre ami australien a décidé d’intervenir, en modifiant complètement le fonctionnement de son système bien-aimé. Il n’était plus question, désormais, de laisser les joueurs appuyer librement sur n’importe quelle touche à n’importe quel moment. C’était beaucoup trop anarchique pour être efficace. Place, donc, à un système démocratique, dans lequel l’émulateur reçoit, toutes les 20 secondes, la commande la plus votée par les joueurs.
Nombreux sont ceux qui ont regretté que le gain de précision se soit fait au détriment du fun et de la vitesse d’exécution, mais force était d’admettre que ça a bien fonctionné : Twitch était enfin sorti du labyrinthe !

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Cependant, le nouveau système a fait énormément polémique.
Car, pour beaucoup, il était bien plus amusant de faire n’importe quoi très vite que de progresser lentement. Et assez rapidement, de plus en plus de joueurs ont demandé le rétablissement de l’anarchie. Poussés à bout, ils sont même allés jusqu’à boycotter intentionnellement Twitch Plays Pokémon ; non pas en n’y jouant plus, mais en votant en masse pour 9 appuis successifs sur « start ». Car ce vote, répété toutes les 20 secondes, avait pour effet de stopper toute progression. Un boycott assez intelligent, donc, qui porte aujourd’hui le nom de « start9 riot », soit, littéralement, l’émeute des neuf « start ».
Après cela, l’administrateur a bien sûr été obligé de réagir.
Il a repensé à nouveau son système, et a proposé une solution qui, cette fois-ci, a convaincu tout le monde.

En gros, il était devenu possible de taper « anarchy » et « democracy » dans le chat, afin de voter pour sa façon de jouer préférée. Les joueurs avaient donc maintenant le pouvoir de passer librement d’un système à l’autre.
Et cela s’est avéré très pratique lors de quelques passages extrêmement délicats – à l’image de ce labyrinthe - où les anarchistes sentaient bien qu’il fallait céder un instant le pouvoir aux démocrates pour espérer avancer. En bref, le jeu via Twitch – anarchique par défaut et démocratique en cas de crise - avait enfin trouvé son équilibre. Nul doute que cela servira de référence pour tous les futurs « jeux en solo communautaire ».

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Cependant, expérience sociale oblige, l’australien n’est pas le seul à s’être démené pour que l’aventure aboutisse. Les joueurs ont, eux aussi, donné de leur personne, en faisant notamment preuve d’un sens de l’organisation assez exemplaire. Un subreddit – sorte de site Internet préconçu – a en effet été créé pour l’occasion. Et s’il a permis, évidemment, de tenir tous les joueurs informés de la progression, il leur a aussi donné l’occasion de se mettre d’accord sur la stratégie à adopter.
Car oui, même sur Twitch, et sous un régime anarchique, on peut la jouer fine. Il suffit d’anticiper les trolls et les erreurs involontaires, puis d’établir le ratio idéal de commandes à exécuter pour les contrer ET progresser.

Par exemple, admettons que le but est de se diriger simplement vers le haut.
« up » est LA commande utile pour notre situation.
« right » et « left » sont parfaitement inutiles.
« down » ralentit la progression.
« a » et « b » ne servent à rien.
Et enfin, « start » ouvre le menu de pause, et donc ralentit la progression.
Il faut donc s’attendre à ce que les trolls spamment les commandes « down » et « start », puisque ce sont les seules qui font chier. Or, un « down », ça se contre avec un « up », et le menu ouvert suite à un « start » peut se fermer avec un « b ». Maintenir un ratio de 7 « up » pour 3 « b » paraît donc être une bonne tactique.

Telle est la façon dont, en l'absence de démocratie, les internautes ont dû réfléchir. Ils ont dû pronostiquer sur un flux de boutons ! Ce qui, dans des situations qui ne sont pas celle de mon exemple, peut vite devenir laborieux ; vous pouvez me croire. Mais il n'empêche que c'était là le seul moyen valide à disposition des anarchistes pour effectuer des actions d'un commun accord. Autrement dit, c'était quasiment leur seul espoir de coordination. Or, pour élaborer des stratégies de jeu, des fois, un simple espoir de les mener à bien, ça suffit. C'est pourquoi les joueurs n'ont pas hésité à proposer des objectifs précis à concrétiser, accompagnés des commandes à mitrailler ou à proscrire pour que le succès soit au rendez-vous.
Ça a donné plein de petites affiches semblables à ce que vous pouvez voir ci-dessous. Des affiches sans ambigüité et faciles d'accès, qui réduisent le taux de trolls involontaires autant qu'elles fédèrent les participants bien intentionnés. Autant vous dire que leur aide a été plus que précieuse.

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Au vu de la connaissance parfaite du jeu dont ont fait preuve les internautes,
il est clair que le premier Pokémon ne vole pas son statut de classique!


L’union fait la force, dit-on souvent.
Et il faut croire que c’est vrai, au vu de ce qu’ont accompli, à force d'efforts et d'organisation, les dizaines de milliers d’Internautes qui ont participé à ça. Mais au-delà de l’aspect social de l’évènement, on a surtout eu droit à la partie de jeu vidéo la plus déjantée de tous les temps. Ce qui – faut-il le rappeler ? - n’était pas gagné d’avance. Avec aux commandes une foule qui peine à se coordonner, regarder l’aventure aurait vite pu devenir insupportable. Et pourtant, assez miraculeusement, ladite aventure a profité de moult moments épiques qu’il me tarde déjà d’évoquer, et autour desquels les spectateurs n'ont pas hésité à broder.


La naissance d’un mythe. Encore.


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En tant qu’internautes avertis, vous n’êtes pas sans savoir que lorsqu’Internet s’empare de quoi que ce soit d’épique, il intensifie et exagère la chose comme pas permis au travers de ce qu’on appelle communément des memes. Bien sûr, dans le cas de Twitch Plays Pokémon, ça n’a pas loupé. Fresques égyptiennes, textes sacrés, et hymnes religieux : les créatifs n’ont reculé devant aucune réalisation pour rendre hommage à l’évènement. Et ce qui était, au départ, une « simple » quête pour devenir le meilleur dresseur a vite gagné un caractère légendaire.
Le jeu nous demande de choisir entre deux fossiles ? Internet en fait un choix moral déterminant entre la figure du bien et du mal.
Le message « Ce n’est pas le moment d’utiliser ça ! » apparaît lorsque le fossile nautile est sélectionné dans un contexte inadapté ? Internet y voit une prophétie, et appréhende le moment où il sera temps de l’utiliser.
Un pokémon ancien est ranimé à partir du fossile nautile ? Internet fête le retour de Dieu.

Vous l’aurez compris, Internet a encore prouvé sa capacité à faire délirer les masses autour des mêmes private jokes. Et ça a eu pour effet de changer considérablement le regard des spectateurs sur l’aventure. Ce n’était en effet pas un simple roucarnage qu’on regardait combattre, mais le seul et unique Bird Jesus ! Celui-là même qui apparaissait sur une bonne moitié des fanarts réalisés pour l’occasion ! Autant vous dire que ses entrées en scène prenaient tout de suite une autre dimension, quand s’affichaient dans le chat – entre deux commandes - des messages du style « Here comes Bird Jesus ! » ou « It’s the messiah ! ». Et évidemment, ce n’est pas un cas unique. Tous les protagonistes importants – à comprendre les pokémons capturés par Twitch - ont été déifiés et singularisés à un certain degré. L’équipe définitive de Twitch a même carrément bénéficié de sprites personnalisés.
Tout ça pour vous dire qu’il y a une véritable fantaisie qui s’est instaurée autour de l’aventure, et que ça a plutôt positivement influé sur le spectacle.
À croire que Pokémon n’était pas encore la source de suffisamment de folklore…

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L’équipe finale de Twitch, avec leur sprite customisé,
leur surnom IN GAME et leur surnom officieux.



Quelques moments forts


Comprenez bien que si ce trip fanatico-religieux autour de l’aventure Twitch Plays Pokémon a fait mouche, c’est uniquement parce que la partie s'est avérée spectaculaire et pleine de surprises. Internet n’a guère fait qu’intensifier une drôlerie et un aspect épique qui existaient déjà. Et ce que je vous propose, c’est une sélection – absolument pas exhaustive – de ce qui m’a fait le plus rire et de ce qui m’a le plus impressionné au cours de cette folle épopée.
En gros, la partie marrante du post, c’est maintenant.

Sachez cependant que si vous voulez une version résumée et complète de toute l’aventure, je vous conseille de lire les articles du Journal Du Gamer. C’est écrit au jour le jour, c’est plein d’humour, et vous ne trouverez rien d'équivalent en français.

Le repère de la Team Rocket

"C'est quand même magnifique une armée bien coordonnée, hein...ben quoi, vous allez pas m'dire qu'on a pas l'air con avec nos drapeaux, ça fait une heure qu'on fait des signes y'en a pas un qui va dans le même sens !" - Kaamelott


Retournons un peu sur le lieu qui a vu naître la démocratie : le repère de la Team Rocket et son fameux labyrinthe. Parce que les déboires de Twitch à cet endroit dépassent largement les 18 heures d'immobilisme dont je vous ai parlées. De quoi mettre aux anges tous les amateurs d'"epic fails" et de comique de répétition.

Cela faisait maintenant 4 jours et 14 heures que Twitch avait débuté sa partie.
Et c'était le cœur lourd et les nerfs à vif, qu'après avoir relâché dans la nature un de leurs deux seuls pokémons puissants, la communauté s'apprêtait à entrer dans le repère de la Team Rocket.
Leur but était simple. Il s'agissait de vaincre le boss de l'organisation, alias Giovanni, pour récupérer un objet du nom de Sylphe Scope. Seul problème à l'horizon : le bureau de Giovanni était inaccessible si l'on ne disposait pas des clés de l'ascenseur, et lesdites clés se situaient à la sortie d'un certain labyrinthe.
Mais qu'à cela ne tienne ! Aux yeux de Twitch, ce labyrinthe était bien moins effrayant que le menu de gestion des pokémons et son option "relâcher"!



Néanmoins, après à peine 25 minutes de vagabondage dans le labyrinthe, Twitch utilisa par mégarde l'attaque "tunnel" de son rattatac. Un attaque qui, utilisée hors combat, a pour effet de téléporter l'avatar au dernier centre pokémon visité. Twitch se retrouva donc expulsé en dehors du repère sans avoir eu le temps de faire grand chose.
Assez rapidement, les joueurs comprirent que ce rattatac allait sacrément leur poser problème s'ils le gardaient avec eux. Ils décidèrent donc de déposer ce pokémon dans une boîte de stockage. Et compte tenu de la façon dont s'est déroulée leur dernière excursion dans ce satané menu de gestion des pokémons, c'était une décision pour le moins téméraire. Et évidemment, ce qui devait arriver arriva : ils échouèrent lamentablement et déposèrent Bird Jesus à la place de rattatac ! Or, tous étaient conscients qu'ils n'arriveraient pas à battre Giovanni sans lui. Il était, après tout, le seul pokémon de niveau décent qu'il leur restait. Sa présence dans l'équipe était donc obligatoire. Et c'est au prix de 10 minutes passées à naviguer dans les menus et du dépôt malencontreux du fossile nautile - objet ô combien sacré et symbolique pour la communauté - qu'ils réussirent à récupérer Bird Jesus.

Après ces sueurs froides, et ne voulant plus risquer de perdre une de leur bestiole, Twitch se résigna à retourner dans le repère en compagnie de rattatac. Et cette fois-ci, c'est après 12 minutes d'errance dans le labyrinthe que Twitch se téléporta à nouveau en dehors du repère! Non pas à cause d'une attaque "tunnel", toutefois, mais à cause de l'utilisation d'une "corde sortie" fraîchement obtenue. Pas de bol.

Trois heures plus tard, la motivation commençait déjà à disparaître.
Depuis leur retour chez les mafieux, les joueurs n'avaient guère fait que tourner en rond dans le labyrinthe, et une attaque "tunnel" venait juste de les en expulser. Dépités, ils tentèrent à nouveau de déposer le rattatac - désormais surnommé DigRat - mais sans succès. Ou presque. Car l'opération eut au moins le mérite de leur rendre le Saint Fossile.

Les 11 heures qui suivirent ne furent pas moins remplies de péripéties labyrintiques, et comptèrent 2 attaques "tunnel" savamment espacées, ainsi qu'une nouvelle tentative foirée de dépôt de Digrat. Une tentative d'autant plus foirée, d'ailleurs, qu'elle amena les joueurs à déposer le fossile nautile qu'ils venaient juste de récupérer. Un comble !
Et en tout, cela faisait 18 heures qu'ils y étaient, et le schmilblick n'avait pas avancé d'un pouce.
L'administrateur décida donc d'intervenir. Et 6 heures après cette intervention, avec l'aide de la démocratie, Twitch réussit pour la première fois à passer le labyrinthe. Victoire, donc ! Victoire, certes. Mais victoire de courte durée, puisqu'en l'espace de quelques minutes, les anarchistes avaient repris le pouvoir et l'avatar était retourné en plein cœur du labyrinthe... Une heure de plus suffit toutefois à Twitch pour mettre la main sur les clés de l'ascenseur, toujours grâce à l'action des démocrates.

Bien malheureusement, Twitch n'eut pas le temps de débloquer l'accès à l'ascenseur que DigRat avait déjà amorcé la téléportation. En conséquence, les joueurs devaient ENCORE se retaper le labyrinthe. Et une attaque "tunnel" plus loin, la colère de la communauté était telle qu'ils ne purent s'empêcher d'essayer à nouveau de se débarrasser de DigRat. Mais tout ce qu'ils réussirent à faire fut de relâcher leur pyroli et de retirer leur soporifik de sa boîte de stockage. Décidément, la chance n'était pas de leur côté.
Puis, plus de deux heures plus tard, les démocrates parvinrent à traverser le labyrinthe une troisième fois ET à débloquer le passage vers l'ascenseur. Autrement dit, Twitch en avait définitivement fini avec ces maudites dalles fléchées.
Il ne restait plus qu'à gérer l'ascenseur...


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Prendre une porte, se mettre en face du bouton, sélectionner le bon étage puis reprendre la porte. L'anarchie avait beau avoir connu de bien plus redoutables épreuves, elle ne lutta qu'une demi-heure avant de céder à la démocratie. Or, cet abandon prématuré ne pouvait signifier qu'une chose : Twitch n'en pouvait plus, de ce foutu donjon ! Et au bout de 33 heures de calvaire, c'était compréhensible.
En tout cas, ils y étaient enfin.
Le combat opposant Twitch à Giovanni allait finalement avoir lieu.

Bien entendu, celui sur qui reposaient tous les espoirs n'était nul autre Bird Jesus. Étant le seul combattant potable de l'équipe actuelle, il devait se défaire à lui tout seul des trois pokémons du mafieux. Et si les deux premiers ne lui posèrent pas de problème majeur, on ne pouvait pas en dire autant du dernier.
En effet, alors que le Kangourex de Giovanni, dernier rempart avant sa défaite, avait une barre de vie dans le rouge, un évènement terrible se produisit : le curseur permettant de sélectionner les attaques fut positionné sur une capacité totalement inoffensive. Et pas moyen de l'en écarter. Attiré vers la promesse d'un échec certain comme la goutte d'un Ouija vers la réponse des esprits, Twitch ne put faire autrement que de confirmer la décision du curseur, et gaspiller cette occasion d'en finir une bonne fois pour toutes.
Toutefois, tout n'était pas encore perdu. Bird Jesus parvint en effet à survivre de justesse aux assauts de l'adversaire que tout le monde croyait fatals. Sa barre de vie ne comptait certes plus qu'un point de vie, mais pour les joueurs, il s'agissait du point de vie de l'espoir. Et après que les anarchistes aient à nouveau lutté pour changer leur destin et choisir une commande infligeant des dégâts, le combat s'acheva... par la défaite de Twitch, aussi bien contre Giovanni que contre cette saloperie de curseur automatique.

Il fallut presque deux heures, à une communauté qui venait quand même de prendre un sacré coup au moral, pour atteindre une deuxième fois le bureau de Giovanni. L'heure de la revanche avait sonné, se disait alors Twitch. Mais ce filou de rattatac, qui ne l'entendait pas de cette oreille, retarda ladite revanche d'une heure et demie supplémentaire. Sacré DigRat!
Fort heureusement pour les nerfs de tous les internautes qui étaient sur le coup, ce combat ne fut rien d'autre une victoire absolument écrasante. Une formalité, même, puisque c'est en conservant une barre de vie quasi-pleine que Bird Jesus réussit à balayer toute l'équipe de Giovanni. À se demander comment ils avaient pu s'y reprendre à deux fois !
En tout cas, c'était fini. Giovanni avait quitté les lieux, en laissant le désiré scope sylphe derrière lui. ENFIN, après 37 heures de laborieux efforts, Twitch parvint à accomplir son objectif. Ou presque. Car il aurait été de mauvais goût, après une telle avalanche de fails, que Digrat leur épargne une dernière attaque « tunnel » et deux heures de galère supplémentaires dans l'ascenseur.


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Le manoir de l'ironie

"Quand il ne doit pas chanter, il chante et quand il doit chanter, il ne peut plus chanter ! Mais c'est du chantage, ça !" - Astérix chez Rahazade


Le manoir pokémon est loin d'être un donjon aussi redoutable que le repère de la Team Rocket. En effet, il n'y avait au programme ni labyrinthe, ni ascenseur, ni boss, ni même DigRat, puisqu'ils ont eu l'occasion de se débarrasser de lui entre temps. Juste des dresseurs à combattre, quelques interrupteurs et des rencontres aléatoires. C'est tout. Quant au but de l'opération, il était tout aussi simple : il s'agissait de récupérer un objet nécessaire pour la quête principale. Tout s'annonçait donc beaucoup plus facile qu'avant.
Et pourtant, Twitch a réussi à perdre 19 heures dans ce manoir, principalement à cause de deux fails débordant d'ironie, mais aussi parce que les rencontres aléatoires, l'air de rien, ça prend beaucoup de temps.

En tout cas, comme j'aime bien présenter les choses dans l'ordre, commençons par le deuxième fail.
Habituellement, dans Pokémon, les combats contre les dresseurs s'enclenchent au moment où vous passez dans le champ de vision des dresseurs en question. C'est d'ailleurs pourquoi la plupart de vos adversaires ressemblent des vigies immobiles, fixant inlassablement l'horizon toujours dans la même direction. Néanmoins, dans ce manoir, on a affaire à un spécimen de dresseur assez rare. Pourquoi rare? Ben déjà parce qu'il se déplace aléatoirement, mais aussi parce qu'il faut lui parler pour livrer bataille. J'imagine que le but des développeurs était de faire croire à un PNJ lambda, pour mieux surprendre le joueur. Genre "tu pensais être en sécurité, alors que non, ce PNJ n'est pas ton allié !". Une blague, quoi. Sauf que pour Twitch, la blague a sacrément mal tourné.
En effet, que se passerait-il si on parvenait, premièrement, à se placer au fond d'un cul de sac d'une case de large, et deuxièmement, à parler à ce dresseur au moment où il bloque la sortie ? Des idées?

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Bien sûr, puisqu' il aurait été trop beau que la marche aléatoire du dresseur reprenne après la fin du combat, Twitch s'est retrouvé bloqué entre deux cases. Et, ironie du sort, s'il y en a un qui aurait pu sortir l'avatar de cette prison, c'est bien DigRat. Ou l'art de troller même par son absence.
Les joueurs, du coup, n'ont pas eu d'autre choix que d'attendre le Game Over. Et à force de rencontres aléatoires et d'usure, au bout d'une heure et demie, leur Game Over, ils l'ont eu. En un mot : pathétique.

Après, on peut toujours se dire que ça aurait pris encore plus de temps avec DigRat. Et c'est sans doute vrai. Parce qu'au moins, sans lui, Twitch ne risquait pas de lancer une attaque "tunnel" juste en face de l'objet désiré. Mais, pour autant, croire les anarchistes incapables d'un tel fail juste parce qu'il n'y a aucun rattatac pour les troller, c'est sous-estimer leur sens de la désorganisation.
Parce que oui, ils l'ont fait. Ils ont réussi à quitter le donjon pile poil en face de la clé secrète qu'ils étaient venus chercher! La faute à une altération d'états bien connue des joueurs de RPG : l'empoisonnement. Une altération qui, dans Pokémon comme dans beaucoup de jeux, a la fâcheuse manie de diminuer les points de vie de la cible au fur et à mesure que l'avatar marche. Du coup, vous l'aurez compris, Twitch a vu son dernier Pokémon mourir d'empoisonnement un pas trop tôt. Comme quoi, attaque "tunnel" ou non, le résultat est le même. On entendrait presque DigRat faire remarquer à quel point ça valait le coup, de procéder sans lui...

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Bloody Sunday

"I can't believe the news today" - U2


Plus qu'un simple "epic win" suivi d'un "epic fail", il va maintenant être question de l'accomplissement le plus incroyable de toute l'aventure suivi de la pire tragédie qu'ait connue Twitch.
Rien que ça.
En même temps, il faut dire que l'objectif qu'essayait d'accomplir la communauté lors de ces deux évènements était très ambitieux. Il s'agissait en effet de capturer un pokémon légendaire. Electhor, en l'occurence. Et si vous ne saisissez pas vraiment l'ampleur du projet, dîtes vous que même le meilleur joueur du monde sauvegarde avant d'essayer de capturer un légendaire, qu'il prépare au préalable un stock de 99 poké balls améliorées, et que cela n'a rien de superflu. Autrement dit, pour Twitch, c'est impensable de faire ça classiquement. C'est bien pourquoi la communauté comptait sur un plan beaucoup plus simple : utiliser la Master Ball qu'ils avaient récupérée.
Explications.

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La Master Ball est un objet optionnel et unique dans chaque opus de la série.
Elle assure de capturer n'importe quel Pokémon avec 100% de chances de réussite, et a été inventée pour permettre à n'importe quel joueur d’attraper au moins un des légendaires disponibles sans trop se fouler. Mais même avec cet objet en leur possession, la capture d'Electhor restait sacrément difficile pour les internautes. En voici quelques raisons :

_Il ne fallait pas jeter par mégarde la Master Ball. Or, quand on voyait tout ce qu'avait jeté Twitch, on pouvait avoir peur.
_Il ne fallait pas gaspiller la Master Ball sur le premier pokémon venu. Les captures involontaires n'ayant pas été rares, on pouvait là aussi craindre une grosse gaffe.
_Il ne fallait pas crever contre Electhor. Car cette fois-ci, ce n'était pas Bird Jesus qui allait faire le poids, hin. Étant de type vol, il était extrêmement sensible aux attaques électriques. Une poignée de tours suffisait donc à Electhor pour éradiquer l'équipe de Twitch.
_Il ne fallait pas non plus tuer Electhor. C'était très improbable, mais si ça arrivait, de par l'unicité des légendaires, Twitch pouvait faire une croix sur sa capture.

Bref, les difficultés s'agglutinaient et personne n'y croyait vraiment.
Et pourtant, et pourtant, le miracle a bel et bien eu lieu. En quatre minutes à peine, la Master Ball a été sélectionnée, et Electhor capturé. C'est évidemment impressionnant en soi, mais le plus fou est que l'opération ait été menée dans le chaos des anarchistes, sans aucune aide de la démocratie.
Le seul mot qui me vient est : Bravo.

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Forts de leur victoire, tous les joueurs s'impatientaient de voir leur nouveau compagnon surpuissant à l'oeuvre. Ils ont toutefois pris le temps, comme le proposait le jeu, de lui donner un surnom. Et si, anarchie oblige, les mouvements du curseur sur le clavier virtuel n'avaient aucun sens, le surnom qui a été tapé en avait énormément : "AA-J". Un nom de batterie parce qu'il commence par "AA-", et un nom d'oiseau parce que "J" se prononce "jay", ce qui se traduit par "geai". Quoi de plus adapté pour cette bestiole-là, sérieusement ?

En tout cas, immédiatement après la création de ce surnom, est apparu un message qui en a inquiété plus d'un. Il indiquait que, comme Twitch ne pouvait pas être accompagné de plus de 6 pokémons, AA-J - que certains commençaient déjà à appeler Battery Jesus - devait être envoyé dans une boîte de stockage. Eh oui. Capturer un légendaire, c'était une chose, mais aller le récupérer en naviguant dans les menus les plus dangereux de jeu, c'en était une autre. Et voilà les chiffres : Twitch a mis 6h30 pour récupérer AA-J, et 12 pokémons ont été relâchés dans la nature au cours du processus.
En bref, un massacre.
Un massacre qui a eu lieu un dimanche, qui a complètement démoli un enthousiasme montant en flèche, et que les internautes n'ont pas manqué de nommer "bloody sunday". D'ailleurs, pour information, c'est là que DigRat a définitivement tiré sa révérence.
Paix à son âme.

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Un Dieu, un messie, un ange, un roi, un prince... et un véhicule tout terrain?

"C'est à croire qu'il est protégé par la force" - Star Wars


L'équipe finale de Twitch avait cette incroyable particularité d'être remplie de personnalités fortes et iconiques. Il y avait bien sûr Bird Jesus, le plus vieux de la bande, dont on ne comptait plus les faits d'armes. Mais il y avait aussi "Lord Helix", l'amonistar réanimé depuis le fossile nautile, considéré comme un Dieu par les internautes, ainsi que Battery Jesus, que vous connaissez déjà, puis The Fonz, une brute épaisse que Twitch n'aurait jamais possédée sans réussir à utiliser correctement une pierre lune, ainsi qu'Air Prince, le lokhlass sur le dos duquel Twitch a traversé la mer. Le dernier membre de la dream team n'était en revanche qu'un vulgaire aéromith assez inutile, qui n'avait pour lui que son surnom rigolo : AATTTVVV. En effet, en ne retenant que les trois lettres principales, on pouvait lire "All Terrain Venomoth", ce qui ne signifiait rien d'autre que "Aéromith tout terrain". Marrant.

Mais même ce laissé pour compte a eu son quart d'heure de gloire.
Et s'il a attendu la veille de la grande victoire de Twitch pour briller, il n'a pas brillé qu'à moitié. Car en l'espace de 8 minutes, ATV était passé de véhicule tout terrain à tueur de dragons.

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Les joueurs étaient à quelques pas, littéralement, du générique de fin. Il leur suffisait de vaincre à la suite les 5 meilleurs dresseurs du jeu pour mettre définitivement un terme à l'aventure. Plus facile à dire qu'à faire, bien sûr, étant donné qu'ils avaient déjà du mal à enchaîner les trois premiers.
Mais bon, après plusieurs essais infructueux, et on ne sait trop comment, Twitch était parvenu à atteindre le quatrième dresseur, alias Lance. Or, pour ceux qui ne le sauraient pas, du simple fait qu'il soit spécialisé dans le type le plus redoutable du jeu - le type dragon - Lance est un sacré morceau. Le combat était donc plutôt difficile, et très vite, Twitch s'est retrouvé en face d'un imposant dracolosse, niveau 62 et en pleine santé, avec pour dernier combattant en état de se battre le chétif ATV... niveau 36. Inutile, bien sûr, d'être calé en combats Pokémons pour prédire l'issue d'un tel affrontement. J'avais la chance d'être présent à ce moment là du jeu, et à la lecture du chat, personne n'imaginait sérieusement qu'un insecte allait terrasser un dragon qui avait pratiquement le double de son niveau.
Mais c'était sans compter sur l'intelligence artificielle particulièrement limitée de Lance, et sur un concours de circonstances assez improbable.

Vous voyez, les attaques de type psy - pour des raisons qui me dépassent - sont très efficaces contre les pokémons de type poison. Or, le dracolosse de Lance connaissait des attaques de type psy, et ATV était un pokémon doté du double type insecte et poison.
Du coup, contre ATV, l'IA de Lance avait tendance à privilégier les attaques de type psy, et ce indépendamment du fait que les attaques en question n’infligeaient aucun dégât ! Et c'est pourquoi, tout au long de ce combat épique de 8 minutes, dracolosse n'a rien fait d’autre que d'augmenter sa vitesse et sa défense spéciale. Autrement dit, il s'est sagement laissé tué, à petit feu, par l'altération d'état préférée de la communauté : le poison ! Le vilain petit canard de la troupe s'en est ainsi sorti sans aucune égratignure, et a signé la première victoire de Twitch contre Lance.
Le "Dragon Slayer" était né.

Bien entendu, Twitch s'est fait ensuite méchamment étaler par le cinquième dresseur, mais cela reste sans conteste un des plus beaux moments de l'aventure.
Je suis fier d'y avoir participé.

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"There is, through the art of game design, some kind of observation about that universe that is not accessible in the same way from other media. If I can get that, then I don't even care about the game mechanic. If I can do that in a first-person shooter that looks exactly like Doom 3 then I would do it."
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Re: Jeux vidéos

Messagepar Finquel » Mar 12 Aoû 2014 01:15

Night a écrit:
Chouette post!!
J'avais joué au rouge, le 1er, quand j'avais 18ans et me suis acheté le dernier, le Y. Soit 14 ans plus tard. Et je m'y suis éclaté comme un petit fou. La connexion internet rendant le truc bien intéressant quand même.


Merci!
Il paraît qu'il valent le coup, effectivement, les épisodes X et Y, là. Moi qui ai fait une pause après la version perle en attendant suffisamment de nouveautés pour m'y remettre, il serait peut-être temps, d'ailleurs.
Et vu que tu en parles, c'est géré comment, le online? Pour les échanges, je vois à peu près, mais pour les combats? On te met contre des gens au pif, ou le niveau du joueur est pris en compte?


Oui, ils sont chouettes! Je me suis acheté les deux moi. D'abord le rouge, qui est ma cartouche officielle puis le bleu, d'occaz, j'ai vérifié que la partie n'avait pas été effacée pour ne pas avoir à tout le retaper et chopper les bébêtes qui me manquaient.
Ils sont bien car les graphismes ont enfin évolué et parce que le pokedex est totalement complet.
Pour les combat en ligne, c'est aléatoire. Pas, malheureusement, de prise en compte du niveau. Mais quand tu tombes sur un chouette adversaire, tu peux le garder comme ami.
Le principe d'échange est également grandement évolué grace au net.
Tu me diras quand tu l'auras, on tachera de se foutre sur la gueule.
En ce moment, je me cherche un pokemon émeraude et une action replay pour chopper un Mew en me faisant moins chier qu'avec le bug du premier opus pour l'avoir.
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Re: Jeux vidéo

Messagepar Night » Ven 15 Aoû 2014 10:44

En ce moment, je me cherche un pokemon émeraude et une action replay pour chopper un Mew en me faisant moins chier qu'avec le bug du premier opus pour l'avoir.


Saphir/Rubis/Emeraude est certainement ma génération préférée. Pour plein de raisons.
Les maps sous-marines, les légendaires, l'atmosphère... et l'OST, bordel !
Bref, tu dois pas passer à côté d'emeraude. Bonne chance pour le trouver.

Sinon, pour parler d'autre chose, j'aimerais revenir un instant sur un truc dont j'avais déjà parlé il y a longtemps : l'opéra sur Majora's Mask. Le projet avance toujours, évidemment, et des vidéos de démo sont régulièrement mises en ligne.
Or, je me sens obligé de partager la dernière, qui laisse deviner comment l'auteur compte gérer le cas de Skull Kid et de Majora. Parce qu'elle fait flipper, mais alors à un point... On ne pouvait pas mieux retranscrire le côté malsain du personnage, je crois.

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Re: Jeux vidéo

Messagepar Yoan » Lun 18 Aoû 2014 02:39

Juste pour dire que je suis arrivé au bout de ces deux très beaux posts sur les Pokémons, au prix d'une lecture exécutée d'une traite, en quelques minutes finalement. Je crois bien que j'ai à peu près tout compris.
Et j'ai adoré le passage sur le thème glauque de Lavanville.

Cela dit, pour qu'un joueur aussi peu enclin que moi à s'échiner sur portable ait la chance de goûter à l'expérience Pokémon - gros trou dans mon CV, pour un Nintendomaniaque revendiqué - ce serait pas mal que la licence se fraie un chemin, un vrai, sur console de salon. Et je persiste à dire que c'était pourtant EVIDENT : le gameplay asymétrique de la Wii U n'aurait pas eu meilleur ambassadeur qu'un Pokémon chiadé. Tous ceux qui ont joué à Pokémon Snap sur N64 feront très vite le rapprochement : faire du Gamepad un "vrai" appareil photo, ça me paraît même presque trop facile. Il y aurait encore une pelletée de moyens d'imaginer une association maline entre les deux écrans, dans l'optique de capturer de charmantes bêbêtes planquées on ne sait où.
Plus facile à dire qu'à faire, c'est certain. Mais certainement moins compliqué à imposer qu'un Zombi U, dont les efforts déployés pour mettre en valeur le Gamepad, en solo s'entend, sont restés commercialement vains.
Et ce ne sont pas les titres à venir qui me rassurent. Quand je vois que le prochain Kirby sur Wii U - très mignon au demeurant - se joue au stylet sur le Gamepad, je me demande bien à quoi va servir la TV... :hmm:
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Re: Jeux vidéo

Messagepar Yoan » Mer 27 Aoû 2014 19:05

J'étais certain que MK8 aurait droit à quelques DLC, et j'espérais secrètement de nouveaux circuits. Je ne pensais pas être exaucé à ce point là : à horizon 2015, ce sont carrément 16 circuits qui sont attendus. Dont 8 dès novembre.
Pour en profiter, il faudra raquer pour 2 DLC, qui - achetés ensemble - vous feront débourser 12 euros. Sans compter les nouveaux perso' et autres petits cadeaux "fan-service".

Pour plus d'infos : DLC en approche : 16 circuits, 6 persos et 8 véhicules

On peut discuter des manœuvres commerciales qui sous-tendent cette offre, le partenariat avec Mercedes etc. Mais merde, un tel contenu pour un prix finalement raisonnable, c'était inespéré. Nintendo est en train de marquer des points, et je me dis que ça n'augure que du très bon pour Super Smash Bros et les Amiibo...
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Re: Jeux vidéo

Messagepar Night » Mer 27 Aoû 2014 22:35

C'est cool, ça.
Comme pour Fire Emblem Awakening, les DLC ont l'air de vraiment valoir le coup. Nintendo s'y habitue, on dirait.
Et puis, des circuits "retro", c'est une chose, mais je ne m'attendais vraiment pas à des circuits inédits.
Bravo pour l'avoir vu venir.
'tout cas, moi j'suis content de voir qu'ils ont enfin compris qu'il valait mieux foutre Link sur un kart qu'une Peach d'or rose ou une Baby Daisy.

Et ça n'a rien à voir, mais chez Nintendo, ils se foutent un peu de notre gueule avec leur système de transfert de données Wii/Wii U, là. J'viens de me renseigner, et y a pas moyen de récupérer mes sauvegardes de jeux Wii sans, déjà, une connexion Internet, et surtout sans supprimer les données sur le support d'origine. Du coup, si je veux avoir mes sauvegardes sur ma Wii U ET sur ma Wii, j'suis obligé de gruger en mettant les sauvegardes sur mon PC pour les récupérer après...
Bref, n'importe quoi.

Sinon - et ça n'a toujours rien à voir - il y a pas mal de jeux que j'ai découvert récemment et dont j'aimerais parler vite fait. Genre The Last Story, Virtue's Last Reward, ou Fire Emblem Awakening. Sauf que j'ai pas le temps d'écrire des reviews pour chacun d'eux, et du coup, je vais devoir apprendre à être concis et pas forcément exhaustif. Merde alors !

The Binding Of Isaac

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Kézako?

The Binding Of Isaac n'est ni plus ni moins que le dernier né de l'imagination déroutante de l'auteur de Super Meat Boy. Et si le titre du jeu transpire l'analogie avec The Legend Of Zelda, croire que son gameplay en est inspiré serait une grossière erreur. Car il est ici question d'un jeu totalement typé arcade, dans lequel on parcourt des niveaux générés aléatoirement tout en récoltant des bonus et en éliminant des monstres. On est donc finalement plus proche d'un Rogue-like que d'un Zelda-like.

Succéder à Super Meat Boy

Vous savez, Super Meat Boy, ce n'est pas une direction artistique transcendante, ni des mécaniques de jeu atypiques, ni même un aspect retro ou old school qui charme les nostalgiques. Nan, c’est rien de tout ça. C'est "seulement" une maniabilité et des sensations de jeu parfaitement calibrées pour rendre agréable, fun et addictif le fait de mourir en chaîne toujours au même endroit. Son succès n'a tenu qu'à cela, et - pour un jeu vidéo indépendant - il est assez rare qu'optimiser plutôt qu'inventer soit une stratégie gagnante. C'est pourtant avec cette même philosophie qu'Edmund Mcmillen a continué de travailler, pour un résultat pour le moins détonant.
En effet - soyez prévenus - jouer à the Binding Of Isaac, c'est accepter qu'on cloue vos mains à la manette. Il y a une alchimie assez incroyable qui se crée, entre la progression de la difficulté, la richesse des situations, le temps que vous mettez à apprendre les patterns des ennemis, et celui que vous mettez à débloquer de nouveaux éléments ; une alchimie qui vous donne toujours l'impression, après chaque game over, que vous avez encore assez de temps pour une nouvelle partie, que vous n'échouerez plus comme vous venez de le faire, et que vous découvrirez encore plein de nouveaux trucs. On sent, là encore, l'oeuvre d'un véritable maniaque du Game Design. Précis dans les doses, ingénieux dans la recette, je ne sais pas si McMillen est un pur génie pour ce qui est de maintenir notre intérêt, ou s'il a étudié comment Blizzard s'y prenait pour réduire les résiliations d'abonnements à WOW, mais il est en tout cas un des plus fins calculateurs que je connaisse dans le milieu.
Attendez-vous à quelque chose de particulièrement chronophage, donc.

Religieusement incorrect?

Je ne vous en ai pas encore fait part, mais The Binding Of Isaac dispose d'un scénario assez polémique. En gros, Dieu demande à la mère d'Isaac de prouver sa foi en tuant son fils. Et vous, vous contrôlez le petit Isaac, nu, en larmes, en train de fuir sa mère en s'enfonçant dans un complexe sous-terrain répugnant et grouillant de monstres. Voilà qui donne le ton. Quant à l'esthétique globale, si je devais la résumer en quelques mots, ça donnerait à peu près : sang, crotte, vomi, MST, Satan.
Cela dit, évidemment, tout ça, c'est du 17ème degré. C'est juste un enrobage comme un autre pour servir le gameplay et délirer un bon coup. Pour ne pas voir que le propos n'a rien de sérieux, franchement, il faut être sacrément aveugle. (Haha, sacrément, religion, tout ça...) Donc si vous ne prenez pas tout au premier degré, normalement, l'univers du jeu devrait vous faire marrer.

Bilan

Parfaitement équilibré malgré le fait que tout ou presque soit aléatoire, prenant, délirant, riche et, l'air de rien, éprouvant, il faut se rendre à l'évidence : c'est encore un coup d'éclat pour la Team Meat.
J'attends avec impatience leur prochain jeu, Mewgenics, qui - de ce que j'ai compris - sera une sorte de simulation de vie de chats, mais complètement déjantée. Ça promet.
Dernière édition par Night le Dim 26 Avr 2015 23:26, édité 1 fois.
"There is, through the art of game design, some kind of observation about that universe that is not accessible in the same way from other media. If I can get that, then I don't even care about the game mechanic. If I can do that in a first-person shooter that looks exactly like Doom 3 then I would do it."
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Re: Jeux vidéo

Messagepar Yoan » Jeu 28 Aoû 2014 17:55

Night a écrit:C'est cool, ça.
Comme pour Fire Emblem Awakening, les DLC ont l'air de vraiment valoir le coup. Nintendo s'y habitue, on dirait.
Et puis, des circuits "retro", c'est une chose, mais je ne m'attendais vraiment pas à des circuits inédits.
Bravo pour l'avoir vu venir.


Quand je dis "nouveaux circuits", je ne m'attendais effectivement qu'à voir débarquer de nouveaux remakes. J'aimerais bien le "Ghost Valley" de la SNES, d'ailleurs... Mais oui, voir qu'il est carrément prévu - semble-t-il - d'en pondre 8 inédits, c'est une surprise. J'espère d'ailleurs qu'ils ne seront pas bâclés pour autant.

Je ne vous en ai pas encore fait part, mais The Binding Of Isaac dispose d'un scénario assez polémique. En gros, Dieu demande à la mère d'Isaac de prouver sa foi en tuant son fils. Et vous, vous contrôlez le petit Isaac, nu, en larmes, en train de fuir sa mère en s'enfonçant dans un complexe sous-terrain répugnant et grouillant de monstres. Voilà qui donne le ton. Quant à l'esthétique globale, si je devais la résumer en quelques mots, ça donnerait à peu près : sang, crotte, vomi, MST, Satan.
Cela dit, évidemment, tout ça, c'est du 17ème degré. C'est juste un enrobage comme un autre pour servir le gameplay et délirer un bon coup. Pour ne pas voir que le propos n'a rien de sérieux, franchement, il faut être sacrément aveugle. (Haha, sacrément, religion, tout ça...) Donc si vous ne prenez pas tout au premier degré, normalement, l'univers du jeu devrait vous faire marrer.


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Re: Jeux vidéo

Messagepar Finquel » Lun 1 Sep 2014 11:01

Que de jeux, que de jeux partout!! Qu'est ce qu'on va devenir!! je suis en train de jouer à mon pokemon platine pour débloquer, une fois terminé, le téléchargement de mes bébètes de la version emeraude que j'ai vaillamment obtenues grace à mon action replay. Oui je sais, je TRICHE, m'en fout, on ne peut pas avoir de Mew autrement. J'espère que j'arriverai à bien tous les transférer sur ma version Y ^^
Sinon j'ai bien mis à jour mon MK8, c'est marrant de jouer en merco! Manque plus qu'un partenariat avec un constructeur de meules! Et je me suis pré acheté les 2 futures DLC. C'est vrai que c'est barge le nombre de circuits dans les DLC! Ca vaut vraiment le coup, chapeau nintendo. On double la durée de vie du jeux pour 12€, pas mal. Et le jeu de base n'était pas amoindri en prévision des dlc puisqu'il a le meme contenue que les précédentes versions!
Bon, j'attends toujours la symbiose des deux eshop moi! Nan parceque -20% sur steamworld dig pour ceux qui l'ont déjà sur 3DS.... allez vous faire mettre! C'est gratuit bordel, pas -20%!! J'ai déjà acheté le jeux!! Et je veux mon breath of fire II sur ma 3ds moi, pas sur la wii U!

Et puis en ce moment, je ne sais pas si vous en avez eu vent, surement que si. Ya canal + qui se fait un peu défoncer. A juste titre. J'espère que je ne serai pas aussi con en vieillissant. Et même si je ne comprends pas ce qui se passe chez les nouvelles générations, j'essaierai de leur témoigner moins de dédain:
http://www.konbini.com/fr/entertainment ... al-gamers/
http://canalstreet.canalplus.fr/news/se ... le-edition
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Re: Jeux vidéo

Messagepar Night » Lun 1 Sep 2014 14:25

Et puis en ce moment, je ne sais pas si vous en avez eu vent, surement que si. Ya canal + qui se fait un peu défoncer. A juste titre. J'espère que je ne serai pas aussi con en vieillissant. Et même si je ne comprends pas ce qui se passe chez les nouvelles générations, j'essaierai de leur témoigner moins de dédain:
http://www.konbini.com/fr/entertainment ... al-gamers/
http://canalstreet.canalplus.fr/news/se ... le-edition


J'étais pas au courant, non.
Mais qu'une émission de télé dénonce une addiction à la vidéo, j'avoue que ça m'a fait rire. Hypocrisie, quand tu nous tiens!

Par contre, un truc qui me fait moins rire, c'est la New 3DS, là.
J'ai jamais eu de problème avec le fait d'avoir la première version de chaque portable: j'ai eu la Game Boy Advance, et pas la Gameboy Advance SP, j'ai eu la Nintendo DS, et pas la Nintendo DS lite ou DSi, et sans doute aurais-je été plus vieux que j'aurais eu la Game Boy et pas la Game Boy Color.
Sauf que là, on est en train de nous expliquer que la 3DS boostée peut faire tourner des jeux que la 3DS classique ne peut pas faire tourner. En gros, si on ne l'achète pas, on prend le risque de passer à côté de hits. Alors certes, dans le cas du portage de Xenoblade, ça ne me dérange pas vu que je l'ai sur Wii, mais ça ne sera probablement pas toujours aussi commode.

D'ailleurs, en parlant de Xenoblade...

The Last Story vs Xenoblade Chronicles

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Kézako?

La ludothèque de la Wii ne brille pas spécialement pour son nombre de hits, et il aurait fallu qu'en plus, les européens/américains passent à côté de trois J-RPG majeurs ? C'est en masse que les joueurs ont répondu "non" à ce scénario seiken-densetsuesque ! Un "non" qui a résonné loin et retenti fort, apparemment, puisque Xenoblade Chronicles, The Last Story et Pandora's Tower ont bel et bien été localisés et vendus dans nos contrées. Allelujah !
Et comme j'ai à peine commencé Pandora's Tower et qu'il n'a de toute façon rien à voir avec Xenoblade et The Last Story, je vais me contenter d'un petit comparatif de ces deux derniers.

Les joies de l'exploration

C'est bien connu, il est très important pour un RPG qu'on prenne plaisir à passer chaque map au peigne fin et à rencontrer tous les PNJ. Or, le titre idéal pour ça, c'est sans doute Xenoblade. Les environnements qu'il propose sont en effet proprement immenses - du genre à faire passer la plaine d'Hyrule dans Twilight Princess pour un vulgaire jardin - et ça vaut autant pour les villes que pour les donjons que pour les paysages naturels. Qui plus est, il faut compter avec du relief, des dédales, des zones secrètes, et tout ce qui peut faire plaisir à un explorateur en herbe. Cette map que les développeurs n'ont pas voulu inclure dans le jeu vous en donnera un parfait exemple.
The Last Story, en revanche, propose beaucoup moins d'arguments pour séduire les plus voyageurs d'entre vous. Car hormis une vaste cité marchande sympa à visiter, et qui présente l'avantage d'évoluer au fil de l'histoire, le terrain de jeu est parfaitement linéaire. Pour empirer la chose, la progression s'avère même être parsemée de temps de chargement qui, dans Xenoblade, n'existaient tout bonnement pas. De quoi l'avoir mauvaise, donc, si on se sent l'âme d'un touriste.

Du sang, des lames

Située au cœur de tout le gameplay, la baston est sans doute - avant même le scénario et l'esthétique - ce que le RPG a de plus identitaire. Xenoblade et The Last Story, dont les systèmes de combat respectifs aspirent à une alchimie semblable sans pour autant se ressembler, l'illustrent assez bien. En effet, dans les deux cas, les développeurs ont opté pour de la castagne en temps réel, sans coupure, et ont privilégié la stratégie face à toute forme d'adresse. En gros, le but était un gameplay tactique qui ne souffre d'aucun statisme. Et en ce qui me concerne, il n'y a pas photo : vous voulez du tactique, préférez The Last Story; vous voulez du dynamisme, préférez aussi The Last Story.

Ce n'est pas que Xenoblade soit dénué d'intérêt - loin de là - mais à partir du moment où, 95% du temps, il suffit d'être bourrin et d'avoir le niveau pour que ça passe, la sauce tactique ne prend pas. En outre, lorsqu'on ne peut agir que par le biais d'un "menu des attaques", il m'est d'avis que le temps réel n'a plus trop d'intérêt. Ce n'est pas "j'appuie sur A et mon personnage tape", c'est "j'appuie sur A pour sélectionner la commande qui ordonne à mon personnage de taper". Ce degré d'interface de trop suffit, à mes yeux, à réduire à néant tout le bien qu'aurait pu apporter l'abandon du statisme d'un bon vieux tour par tour.
A contrario, The Last Story, c'est des batailles pleines d'action. On peut esquiver et se mettre en garde aussi naturellement que dans un Zelda, mais aussi se la jouer infiltration, sortir l'arbalète, et viser comme à l'ancienne. Bref, du gameplay qui ne se limite pas à du choix de commandes. Voilà qui est appréciable. D'autant plus que l'aspect stratégique n'en est pas moins présent. Foncer tête baissée est en effet une méthode constamment punie, au moins par les bosses, qui se vainquent intelligemment ou qui ne se vainquent pas. Moi qui reproche souvent aux Action-RPG d'être bourrins, devant ça, pour parler vulgairement, j'étais sur le cul. C'est diablement malin.

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Une interface lourde avec des informations affichées de partout,
évidemment, ça fait genre. Mais au fond...


La réalisation

C'est là que le bât blesse pour The Last Story.
Esthétiquement comme techniquement, ils se fait démolir par Xenoblade. Esthétiquement parce qu'il n'a guère qu'un charadesign de qualité à opposer à l'univers charmeur de Xenoblade, qui brille autant par l'onirisme de ses paysages que par la variété de son bestiaire et son mecha-design. Et techniquement parce qu'il accuse des ralentissement et des temps de chargement dont son homologue se passe sans problème.
Après, musicalement, c'est du très bon boulot des deux côtés. Comme pour confirmer le fait que l'accent soit mis sur l'exploration, les overworld themes de Xenoblade sont tous plus mémorables les uns que les autres, et la bande-son de The Last Story a beau se faire beaucoup plus discrète, Nobuo Uematsu sait tout de même mettre le paquet quand l'heure est à la bagarre.

Rythme et scénario

Une romance simple mais cousue de fil fluorescent est-elle préférable à une histoire ridiculement complexe et aussi faussement profonde que philosophique? Je n'en sais foutrement rien. Et entre le récit tarabiscoté de Xenoblade et le classicisme de l'intrigue de The Last Story, vous saurez mieux que moi à quoi vous êtes le plus allergique. Fort heureusement, de telles faiblesses scénaristiques impactent peu le plaisir de jeu, si tant est que le rythme soit soutenu. Or, Xenoblade Chronicles est terriblement long, et pour peu que vous cherchiez à faire les (trop) nombreuses quêtes annexes qui vous sont proposées, le risque de lassitude est réel. À moins, en effet, de résister à l’omniprésente tentation de se détourner de l'objectif donné par le jeu, il vient un moment où les rôles s'inversent, et où c'est l'avancée de la quête principale qui vient ponctuer la masse de péripéties optionnelles. Sachant que lesdites péripéties consistent principalement à farmer comme un bœuf, et comme je ne partage pas l'amour du contenu pour le contenu, je ne peux que trouver ça dommage.
Il n'y a heureusement pas de place pour de tels prolongements artificiels de durée de vie dans The Last Story, qui profite justement de sa relative linéarité pour tenir son joueur en haleine de bout en bout. Le contenu en est largement moins extravagant, et franchement, tant mieux! Surtout ça ne l'empêche pas de proposer quelques quêtes annexes de très bonne facture, qui vont carrément jusqu'à introduire de nouveaux donjons.

Bilan

Xenoblade Chronicles, c'est une aventure pouvant dépasser la centaine d'heures dans des environnements aussi immenses que magnifiques. Malheureusement, la répétitivité est au rendez-vous, et la durée de vie est dopée aux quêtes annexes inintéressantes.
Quant à The Last Story, il est plutôt question d'action non-stop pendant 20 ou 30 heures, et de mécaniques suffisamment riches et bien exploitées pour effacer tout risque d'ennui. Figurent dans le rang des regrets les donjons terriblement linéaires, ainsi que les limitations techniques qui cassent parfois le trip.
En somme, les deux jeux se valent et se complètent. Opter pour l'un ou l'autre est une simple question de goût. Mais le plus sage, si vous cherchez un bon RPG sur Wii, est sans doute d'acheter les deux titres, ne serait-ce que pour montrer aux Japs' que les européens ont eux aussi le goût de la chose.
Dernière édition par Night le Mer 3 Sep 2014 14:51, édité 1 fois.
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Re: Jeux vidéo

Messagepar Finquel » Lun 1 Sep 2014 20:56

Bon, en gros, j'ai compris que j'étais passé à coté des xenoblade! Je suis allé voir sur le bon coin et aouch, les gars savent ce qu'ils vendent... tant pis.
Tu m'apprends un autre truc là! Cette fucking new 3DS!!! Mais flutte de zut!! Moi qui ait acheté la première du nom et qui refusait d'en acheter une autre tant qu'il n'y aurait pas de stick supplémentaire, la voilà!! Bon, je suis en colère car j'ai cédé et me suis acheté la XL Zleda... bref. 'tin mais font chier quoi pfffff.... fuck.... j'attendrai qu'ils sortent une jolie version collector.... :cry:
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Re: Jeux vidéo

Messagepar Night » Mer 3 Sep 2014 14:46

Bon, en gros, j'ai compris que j'étais passé à coté des xenoblade! Je suis allé voir sur le bon coin et aouch, les gars savent ce qu'ils vendent... tant pis.


Aïe. Ouais c'est sûr qu'arriver après la bataille, dans ce genre de cas, ça sale un peu l'addition.
Mais tu sais, s'il y a moyen de passer par Yoan pour ça, je peux te le prêter, Xenoblade.
(Et dois-je comprendre que t'as déjà The Last Story, ou bien il ne t'intéresse tout simplement pas?)

Virtue's Last Reward

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Kézako?

Avis aux possesseurs de 3DS et aux amateurs de réflexion. Virtue's Last Reward est un jeu d'aventure "point & click" qui vous propose un charmant séjour enfermé au fin fond d'une usine désaffectée, et ce en compagnie de quelques gais lurons qui n'ont pas l'air de savoir mieux que vous ce qu'ils font ici. Le but du jeu ? Comprendre le comment et le pourquoi de cette incarcération, puis vous échapper au plus vite de cet enfer.

De la science-fiction mindfuck japonaise comme on l'aime

Le scénario, principal vecteur de motivation dans ce type de jeu, est tout-à-fait dans la veine de ce qu'on est en droit d'attendre d'un thriller japonais. Le mystère est pesant, chaque personnage cache de terribles secrets, les rebondissements sont excessivement spectaculaires, et les références scientifico-philosophico-culturelles pleuvent. Des références de bon goût, d'ailleurs, qui vont de l'expérience du chat de Schrödinger aux lois de la robotique d'Asinov, en passant par Dragon Ball. Moi j'adhère. Et dans le genre "injustement impossible à anticiper tellement c'est tordu", ça m'a rappelé Le Roi des ronces, pour ceux qui connaissent.
Notez toutefois que le jeu n'a pas été traduit en français, et qu'il faut donc se démerder un peu en anglais pour en profiter. Compte-tenu du fait qu'il s'agit d'une Visual Novel, et donc qu'une grosse partie du temps de jeu est en fait du temps de lecture, cette absence de localisation n’est évidemment pas excusable. Mais bon, c'est ainsi, et il faudra faire avec.

De l'énigme de bon cru à l'interface impeccable

Virtue's Last Reward est fondamentalement bien conçu, avec des énigmes qui ont du sens, qui suent la logique par tous les pores, qui ne se répètent pas, et qui sont d'une difficulté très honnête. En outre, entre l'utilisation du stylet pour examiner les environnements, le carnet de notes virtuel et la possibilité d'accélérer les dialogues, tout est pensé pour que ça se joue agréablement. Bref, c'est un point & click de qualité.
Le seul truc vraiment chiant que j'ai à déplorer, c'est l'animation des portes qui s'ouvrent : elle est longue, elle apparaît très souvent, et impossible de la passer. Dit comme ça, vous pouvez avoir l'impression que je chipote, mais je vous assure que c'est à devenir fou.

La visual novel qui ne pouvait être qu'un jeu vidéo

Il est des jeux vidéos que les purs fans d'arcade ne reconnaissent pas comme tels juste parce qu'ils disposent de cinématiques et d'un scénario. Il en est d'autres qui sont sans cesse taxés d'être des films interactifs ou - formule que j'aime beaucoup - des vidéos jeu ; et je pense notamment à Heavy Rain et à Beyond Two Souls en disant cela. Si bien que la définition du jeu vidéo est une question encore sacrément ouverte, finalement. Il y a même des livres sur le sujet. Et alors que je ne l'attendais pas du tout sur ce terrain-là, il se trouve que Virtue's Last Reward donne vraiment à réfléchir là-dessus.
Certes, ce jeu, c'est 60% de lecture, 10% de choix, et 30% d’énigmes : tout autant d'éléments que certains se refusent à qualifier de vidéoludiques, et probablement à raison, d'ailleurs. Mais le fait est que ce jeu est tout bonnement inadaptable en livre ou en film. Et quand je dis inadaptable, ça ne veut pas dire "difficile", hin, mais bien "impossible sans envoyer chier le concept même de fidélité à l’œuvre originale". Bien sûr, vous expliquer pourquoi, ce serait spoiler. Toutefois, je ne résiste pas à l'envie de vous faire part d'une expérience personnelle qui veut à la fois tout et rien dire, à propos de Virtue's Last Reward et de son rapport avec le joueur.

Cela a eu lieu lors de ma toute première partie, alors que je devais faire un choix on-ne-peut-plus-catégorique : m'allier, ou bien trahir. Fort de ces honteux réflexes que tout joueur finit par développer, j'ai décidé de sauvegarder avant, histoire de me donner la possibilité de voir les conséquences de chacun des choix. Et comme je voulais jouer le gentil gars qui faisait confiance à tout le monde, je me suis mis en tête de trahir, juste pour "voir ce que ça faisait", avant d’éteindre et de poursuivre le jeu en m'alliant avec mon partenaire. La trahison m'a évidemment valu les reproches de mon camarade, qui, lui, était d'accord pour s'allier avec moi. En fait, je ne me souviens plus exactement, mais il m'a dit un truc du genre "Tu m'as trahi alors que j'avais confiance en toi. Crois-moi, je m'en souviendrai, et je te ferai payer pour ça". Ma curiosité étant à partir de là satisfaite, j'éteins et recommence ma partie juste avant le choix fatidique. Cette fois-ci, comme prévu, je m'allie... pour m'apercevoir que c'est maintenant l'autre qui me trahit ! Impossible d'avoir un dénouement tout rose, me dis-je alors. Il n'y avait pas de bon choix, en fait. Sauf que vous savez ce que me balance l'autre enflure à la figure?
"Je te l'avais dit, que je me souviendrai, et que je te ferai payer..."

(O_O)


Bilan

Je ne crois pas que Vitue's Last Reward soit un "grand jeu".
Il ne va en effet pas marquer l'histoire, ni même rejoindre les rangs de mes jeux favoris. Mais l'intelligence qu'il manifeste vis-à-vis de l'exploitation du support "jeu vidéo" m'a ébahi, et surtout m'a inspiré. C'est un peu le genre de jeu qui laisse imaginer ce qui n’existe pas encore, qui commence à défricher un terrain inexploré, et qui peut servir de piste aux game designers en quête de nouveauté. Bref, c'est un jeu qui ouvre de nouveaux horizons... alors que c'est une putin de visual novel !
Je suis scié.
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Re: Jeux vidéo

Messagepar Finquel » Mer 3 Sep 2014 21:12

Juste pour continuer sur mes deux derniers liens sur canal + qui rate son recrutement de nouveaux abonnés chez les gamers:
http://www.telerama.fr/medias/antoine-d ... 116423.php

Et pour une fois que Telerama ne rate pas un article sur un sujet complètement à coté de leurs prédilections, je souligne!

Night a écrit:
Bon, en gros, j'ai compris que j'étais passé à coté des xenoblade! Je suis allé voir sur le bon coin et aouch, les gars savent ce qu'ils vendent... tant pis.


Aïe. Ouais c'est sûr qu'arriver après la bataille, dans ce genre de cas, ça sale un peu l'addition.
Mais tu sais, s'il y a moyen de passer par Yoan pour ça, je peux te le prêter, Xenoblade.
(Et dois-je comprendre que t'as déjà The Last Story, ou bien il ne t'intéresse tout simplement pas?)


Je me suis mal exprimé. Je n'ai joué à aucun de ses jeux. Effectivement, j'ai résumé la saga par "xenoblade".
C'est super gentil mais tu risques de ne pas revoir ton jeux pendant très longtemps car: Je vois peu Yoan et les rpg sur console de salon prennent vite la poussière chez moi avant que je ne les finisse.... sauf Zelda
Donc je vais attendre le portage sur fucknew3DSzoné de sa race et je pourrai tranquillement en profiter lors de mes séjours à l'hotel.
Mais c'est très sympa de proposer ;.)

Et pour Virtue's Last Reward, je vais aller voir rien que pour les références à Dragon ball. Et j'ai adoré le roi des ronces ^^
Je vois que les 199 personnes qui l'ont noté ont mis la note maximal... pas mal. On se croirait un peu dans un manga de chez Ki-Oon là! Les judges et cie
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Re: Jeux vidéo

Messagepar Night » Jeu 4 Sep 2014 10:18

On se croirait un peu dans un manga de chez Ki-Oon là! Les judges et cie


Ouais c'est exactement ça. Judge, Doubt, tout ça, c'est la même ambiance. Mais avec le niveau de complexité d'un "Le Roi des Ronces", quoi.
Sinon, pour la référence à Dragon Ball, t'emballes pas : elle est légère, et totalement à valeur humoristique. Je l'ai juste citée pour bien montrer que le jeu pioche un peu dans toutes les cultures, et pas seulement dans la grande littérature ou dans la théorie quantique.
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Re: Jeux vidéo

Messagepar Finquel » Ven 5 Sep 2014 09:59

Yoan a écrit:Bon, comme attendu, Super Mario 3D World, c'est quand même béton


Ouais bah le monde couronne et sa route ultime... oO
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Re: Jeux vidéo

Messagepar Yoan » Sam 6 Sep 2014 13:26

Ah c'est chaud hein ? =D
Enfin il paraît, moi je dois encore le débloquer, ce niveau.

Sinon, c'est plié pour MK8. J'ai les 3 étoiles partout, miroirs compris, et j'imagine que les fantômes développeurs ne me poseraient pas de problèmes très longtemps si je me mettais en tête de me les farcir (d'après ce qu'on m'a dit, c'est plus simple que la quête des 3 étoiles).
Maintenant MK8, c'est du jeu en ligne pour ce qui me concerne. De temps en temps.

Ah, et je dois faire un aveu.
J'ai un faible un peu honteux pour les jeux de Foot. Enfin, disons que j'aime bien en avoir un par génération de consoles, si possible. Je m'étais arrêté à PES 5 il y a de nombreuses années (déjà), et depuis que la série de Konami a perdu en qualité, je n'ai jamais pu me résoudre à passer à FIFA, dont je trouve le gameplay lourd et chiant. PES 15 étant plein de promesses - sacré meilleur jeu de sport de la Gamescon 2014 - j'ai été déçu d'apprendre que le jeu ne verrait pas le jour sur Wii U, alors que - selon moi - il avait un boulevard étant donné l'absence du concurrent FIFA.
M'enfin, je tombe sur FIFA 13 en boutique, neuf - qui est en fait FIFA 12 réactualisé, sorti en éclaireur sur Wii U - à 10 euros. Bon, à ce prix là, ça se tente.
Et bah je confirme, le FIFA dominateur durant la génération X Box 360/PS3, c'est donc lourdingue. Le gameplay est rigide comme jamais, comme si le virage "simulation" n'avait pas pu être amorcé par EA (les pires cons de l'industrie, au passage), sans sacrifier l'aspect un peu nerveux et énergique qui fait aussi le charme du Foot, et du sport en général. Pas honteux non-plus, mais clairement, je n'y retrouve pas la moitié des sensations que savaient procurer PES durant son âge d'or.

(C'était juste pour dire).
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Re: Jeux vidéo

Messagepar Finquel » Sam 6 Sep 2014 21:53

Yoan a écrit:Ah c'est chaud hein ? =D
Enfin il paraît, moi je dois encore le débloquer, ce niveau.


Oui... Mais je progresse. Je ne désespère pas.

Sinon moi, pour ce qui est des jeux de sport, ce serai plutôt simulation de conduite et j'ai peur de devoir rester sur ma 360 pour ça. Bon, ce n'est pas grave hein, forza est trèèès bien. Mais c'est vrai qu'une petite nouveauté sur la U m'aurait fait plaisir. Tant pis!
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Re: Jeux vidéo

Messagepar Finquel » Sam 6 Sep 2014 22:54

J'y suis arrivé!!!!!
Raaaaah purée de purée!!


Facile :]
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Re: Jeux vidéo

Messagepar Yoan » Dim 7 Sep 2014 18:08

Finquel a écrit:Sinon moi, pour ce qui est des jeux de sport, ce serai plutôt simulation de conduite et j'ai peur de devoir rester sur ma 360 pour ça. Bon, ce n'est pas grave hein, forza est trèèès bien. Mais c'est vrai qu'une petite nouveauté sur la U m'aurait fait plaisir. Tant pis!


Bah justement, "Project Cars" est certainement le projet tiers (parce qu'on me fera difficilement dire qu'il s'agit là d'un projet indé) le plus attendu sur Wii U. Non seulement le jeu a l'air techniquement impressionnant - en tout cas sur PS4 et PC - mais en plus il pourrait faire exploser une idée reçue : celle qui établit que sur une console Nintendo, seuls les jeux de ces derniers intéressent les joueurs.
les titres multi-portés sont annulés les uns après les autres sur Wii U, mais les mecs de Slightly Mad studios n'ont de cesse de répéter qu'ils tiennent à mettre à profit les spécificités de la console, quitte à le sortir plus tard (premier semestre 2015, a priori). Alors j'espère d'une part que le portage sera bon, et d'autre part qu'il rencontrera un succès à même de bousculer les stéréotypes.
En tout cas, à ta place, je surveillerais ce jeu comme le lait sur le feu. Pas impossible qu'il m'intéresse aussi, d'ailleurs, faut voir.
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