Forum Francophone Silverchair

Forum de discussion dédié au groupe Silverchair

[Ciné] - Top 2014

Cinéma, littérature, arts divers... Étalez votre savoir ici, ou venez vous en octroyer.

[Ciné] - Top 2014

Messagepar Yoan » Mar 13 Jan 2015 23:45

TOP CINE 2014
Étant plutôt bon public, je suis arrivé sans mal à tirer de mon année cinématographique une petite sélection de films qui m'ont bien plu. En revanche, très peu m'ont véritablement et durablement marqué et en cela, 2014 m'a plutôt déçu. Zéro méga claque, malgré de nombreux plaisirs fugaces et - quand même - quelques grands moments.


Image
Gone Girl - David Fincher
Parce qu'il y a ce style "Finchien", dont je suis un fan inconditionnel. Et parce qu'il y a ce second degré plus ou moins caricatural, qui a le mérite d'interroger avec un peu de distance et d'ironie la tendance du film à tordre son propre scénario. Tout ça n'éreinte en rien la caractère hyper efficace du thriller plus classique dont certains se contenteront, en première lecture.

Image
Whiplash - Damien Chazelle
Parce qu'il sort du lot de ce que je vois à longueur d'année, même si le sujet - original en soi - s'y prêtait. Le fil thématique sur le lien entre souffrance et passion est tiré avec insistance jusqu'à l'usure, mais c'est émotionnellement imparable. Je crois n'avoir jamais vu une œuvre de fiction retranscrire avec une telle force l'énergie que peut renfermer la musique quand on la joue avec ses tripes.

Image
Mommy - Xavier Dolan
Parce que c'est émotionnellement explosif, courageux - parfois aux frontières du n'importe quoi - et que ça déborde d'idées. Xavier Dolan, ou comment dompter la folie des émotions débridée, avec une maîtrise formelle et narrative qui n'usurpe pas une réputation déjà faite.

Image
A Most Violent Year - J.C Chandor
Parce que c'est la classe qui prend son temps, et parce que le film délivre une vision du banditisme "ordinaire" d'autant plus saisissante qu'elle se refuse à passer en force. Certains trouveront peut-être ça un peu clinique, un peu froid, mais la minutie avec laquelle J.C Chandor dépeint les dérives et contradictions du "Rêve Américain" mérite tous les égards. Et au moins deux visionnages.

Image
Grand Budapest Hotel - Wes Anderson
Parce que c'est formellement séduisant comme rarement - même si le style de l'ami Wes, on commence à connaître - et parce que j'aime les films qui parviennent ainsi à être faussement légers.

Image
Dallas Buyers Club - Jean-Marc Vallée
Parce que c'est en 2014 le film dont l'écho avec la réalité socio-historique m'a le plus marqué. Car une fois n'est pas coutume, l’étiquette "Tiré d'une histoire vraie" vaut plus que l'accroche marketing : même si la critique de l'industrie pharmaceutique n'est pas vraiment creusée, le film rappelle que le VIH a eu ses cobayes. C'est porté par des acteurs au sommet de leur art - Matthew McConaughey et Jared Leto y sont impressionnants - et le film ne s'interdit pas quelques entorses aux pseudo-impondérables du film hollywoodien.

Image
Les Brasiers de la Colère - Scott Cooper
Parce que c'est le film "droit dans ses bottes" le plus scotchant que j'ai pu voir en 2014. Oui, c'est un drame social un brin didactique, déjà vu et sans surprise - la critique a insisté là-dessus pour en minorer l'intérêt - mais tout y est juste et réussi. Et Christian Bale y est égal à lui-même : absolument parfait.

Image
The Homesman - Tommy Lee Jones
Parce que c'est le film qui m'aura le plus fait "voyager" en 2014, au sens où le périple des protagonistes sera quasiment devenu le mien. Dépaysant et touchant, Tommy Lee Jones confirme son aisance à trousser des road movies à la fois esthétiquement sublimes et mêlés d'enjeux dramatiques terriblement humains.

Image
Interstellar - Christopher Nolan
Parce que derrière les prises de tête formelles et les pirouettes hollywoodiennes, il y a chez Nolan une volonté d'avoir un propos libre et libéré que certains sous-estiment, à mon humble avis. Un film pétris d'ambition, qui perd malheureusement en subtilité dans son dernier quart. Mais l'industrie du blockbuster a besoin de ce genre de trouble-fête, le seul encore capable d'imposer aux studios des scénar' pour Blockbusters complexes qui ne s'offriront passivement à personne.

Image
Magic in the Moonlight - Woody Allen
Parce que le numéro de comédie romantique est parfaitement ficelé et que je m'y suis laissé prendre. C'est pourtant pas faute de connaître Woody Allen par cœur, lequel ressasse les mêmes thèmes depuis 15 films au bas mot. Mais on a du mal à lui en vouloir de maîtriser son art au point de le rabâcher.

Image
Boyhood - Richard Linkater
Parce que je me suis attaché à des personnages qui ne font pourtant que vivre normalement. Tourné sur 12 années, le film justifie le procédé bien au-delà du coup de pub' : c'est proprement saisissant de vérité. Dommage que par séquences, on semble nous envoyer des "Hey ! T'as vu que je j'étais un film indé' trop cool à l'Américaine ?" à coups de citations musicales un peu faciles, entre autres.

Image
Le Conte de la Princesse Kaguya - Isao Takahata
Parce que c'est ma claque esthétique de l'année et que l'animation traditionnelle a besoin de ce travail d'orfèvre "fait main" pour ne pas tout à fait périr sous les coups du despote "fils de fer algorithmés". Parce que c'est un conte qui sans prévenir, s'avère déchirant. Et Parce que le dernier Miyazaki m'a un poil ennuyé, aussi.

Image
Her - Spike Jonze
Parce que c'est sûrement le truc le plus WTF que j'ai vu cette année, entre le film d'anticipation et la romance tristoune. Et parce que frôler le ridicule sans s'y avachir est une performance que j'aime bien saluer, surtout quand à la fin, ça fait réfléchir, en plus. Dans combien de films pouvez-vous sérieusement entendre "I'm dating an operating system", hein ?

Image
Edge of Tomorrow - Doug Liman
Parce que c'est mon guilty pleasure de l'année. C'est évidemment cousu de fil blanc et ça ne répond qu'à des gimmicks divertissants. Mais en un sens, ça m'impressionne cette capacité qu'a Hollywood à ficeler des produits aussi judicieusement calibrés. C'est drôle, spectaculaire, ça tient en haleine et malgré le concept, ce n'est finalement jamais répétitif. Dommage que le dénouement soit un poil bâclé.
Image
Avatar de l’utilisateur
Yoan
Administrateur du site
 
Messages: 2289
Inscription: Ven 3 Déc 2010 21:58

Retourner vers Culture

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité

cron